MAYOL
Il s'avance, il salue, il déboutonne un gant et se met à chanter avec sa voix, avec ses yeux, avec ses mains. Il chante tout entier.
Il a un grand toupet de cheveux qui est comme un point d'interrogation sur sa tête de poupon précoce. Son habit noir le déshabille, car les hanches de Mayol chantent aussi. A sa boutonnière tremble un brin de muguet qui sent déjà la poudre de riz. Le gilet est assez évasé pour permettre des mouvements de poitrine et la cravate est blanche comme un collier sur la peau.
Mayol caricature la femme, il est le Sainte- Beuve de la critique des muses de la rue, de l'alcôve, de l'atelier et du salon. Il sait la pudeur