‹ Fin de l'ind�ependance boh�eme (volume 2)Chapitre 107 sur 157 · Goll, Qucllcn^ 11, p. ?a · texte numérisé non relu

Goll, Qucllcn^ 11, p. ?a

5. Khcltchitsky n'admet à proprement parler que deux sacrements. Les autres sont des coutumes qui« dégagées des complications excessives dont on les a chargées, peuvent être utiles. La confession n*cst pas nécessaire et elle peut être rcvuc par un laïque. II vaudrait mieux ne baptiser que les adultes. vGolL Quellen. II, p. ?2\ La doctrine de Kheltchitsky sur TEucharistie a dounc lieu a de nombreuses discussions. On a pendant longtemps accosé

KHELTCHITSKY. — SA DOCTRINE 3 I I

Kheltchitsky a des opinions très précrses et très fermes : appuyé sur l'Évangile, il n'admet ni transaction ni concession, même sur les questions secondaires, mais il blâme l'intolérance qui prodigue l'anathème et la mort, il n'admet pas que l'on ait recours à la violence pour assurer le triomphe de la vérfté : « Ne livrez à la damnation ni vivant ni mort, car le jugement appartient à Dieu seul. Vous ne savez pas ce que Dieu a décidé pour les morts ni quelles sont ses intentions pour ceux qui vivent encore. Il ne f^ut désespérer de personne *. » C'est qu'il est plus chrétien que théologien et que chez lui les préoccupations dogmatiques passent au second plan : lisons l'Écriture en toute simplicité d'âme et remettons-nous entre les mains de Celui qui est mort pour nous, en nous efforçant de mériter sa pitié par notre foi active et confiante. Un cœur pieu^î, une vie pure, voilà ce qui plaît au Seigneur, et non une casuistique savante. Par là Kheltchitsky est bien un continuateur de Militch, de lanov, de Chtitny % de Hus: en dépit de toutes les divergences qui le séparent des maîtres bohèmes du xv* siècle, il a sa place marquée au milieu d'eux : comme eux, il a par-dessus tout le désir de ramener les coupables au bien; seulement l'énergie bruyante et les illusions radieuses des révolutions qui commencent, et qui animaient les ouvriers de la première heure, ne le soutiennent plus; elles ont fait place à la fatigue et au dégoût.

Tous ceux qui ont entrepris de convertir le monde ont été vaincus par lui; leur projet était absurde : quel accord est possible entre le monde et Jésus? Il n'y a de salut pour

Kheltchitsky et. les Frères de nier lu présence rëclle. M. Goll u établi d'une manière désormais incontestable que c'est là une erreur absolue; le grand reproche que Kheltchitsky adressait auxTaboritcs était de ne pas croire à la présence réelle ; il conteste le droit de consacrer aux prôtres qui se séparent de TÉglise sur ce point. L'erreur est venue de ce qu'il repousse la transsubstantiation; l'apôtre a dit : le pain que nous rompons; pourquoi ne. pas croire l'apôtre plus que Thomas ou Scott? — C'est la doctrine deWicVif {remanentia panis). V. les documents publiés par Goll (II, p. 69-71). Sur les sacrements, p. 75-82.

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