‹ Fin de l'ind�ependance boh�eme (volume 2)Chapitre 109 sur 157 · PostilleSf dans le IV^or, H, p · texte numérisé non relu

PostilleSf dans le IV^or, H, p

3 14 LE CHItIST ET L^&GUSE

rer que, même si la communion sous les deux espèces avait été établie par Jésus» TÉglise ne serait pas liée pour cela >. L*Antéchrist« fier de ses cardinaux» de sesérèques, de ses princes, de ses ^seigneurs, de ses soldats, ne dissi* mule même plus ses projets : Dieu est condamné, ses lois violées, ses confesseurs jetés en prison, exconununiés et brûlés*

Qui sont-ils donc, ces hommes qui mettent ainsi leur propre volonté à la place de celle du Sauveur? Partout le scandale et la honte* « L^Eglise romaine est rongée par Torgueil depuis le pape jusqu'au sonneur '* » La simonie s'étale. Les prêtres n*ont qu'un souci : s'enrichir et jouir. Vous ne pouvez mériter par vos œuvres la clémence céleste, disent-ils au peuple ; heureusement, nous sommes là : vous participerez à nos messes, à nos jeûnes, à nos prières ; ne vous inquiétez de rien que de remplir notre bourse. D'une ignorance crasse, perdus de mœurs, dominés par la fièvre de l'argent et des plaisirs, il en est qui ne seraient pas dignes qu'on leur confiât la garde des pourceaux, et ils ont charge d*àmes '. — Et les moines ! Beaux saints vraiment, qui ne daignent pas se contenter de la règle que le Sauveur a donnée à tous les hommes, et qui cachent leur cupidité et leurs débordements sous le manteau du sacri* fice et de la pauvreté. Les docteurs sont fiers de leur science, mais la science qui se détourne de la vérité n'est qu'un instrument de mort et de damnation. Que dire du chef de ces impies, le pape, qui, dans son insolente impudence, s'attribue le pouvoir de lier et de délier! La colère de Dieu s'abattra, terrible, sur tous ceux qui se sont élevés contre la vérité. « Tremblez, papes couronnés, évèques, archevêques, vous tous qui combattez hypocritement Jésus« voulez étouffer sa loi et régner dans la tranquillité et les plaisirs* Tremblez, vous tous, les principaux ennemis de la croix, qui raillez

K Réplique à Rokyts«na; GoU, QytUen^ H, 87.

a. 0$viV/a, p. ?74.

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