‹ Fin de l'ind�ependance boh�eme (volume 2)Chapitre 38 sur 157 · lUch»îKtu», p. Sii · texte numérisé non relu

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Kt pdiiriani Paul conservait sur (ic«>rs;cs un terrible avanlaj^c, et tout le monde le sepiait, le pape, le roi, les neutres. - Qu'avait-il, lui, pour retenir les princes voisins dans son alliance ou dans la neutralité? — Une théorie, des mots, la solidarité des rois en lace des usurpations théocratiques; cette considération nu»rale l'empoi-tcrait-ellc toujours sur la riche prime qu'ollrait la (Âu'ie : la Bohème à qui détrônera l'hérétique r II viendrait; forcément un moment où l'aventure tenterait quelque ambition. (]e qu'il y a d'étonnant, ce n'est pas qu'un prétendant se soit présenté pour exécuter les hautes (cuvres de la cour pontiricalc, c'est que ce prétendant ait été si lonj^ il renconti;er. II. faut que la crainte qu'inspirait la puissance de Georges ait été bien vive, sa vigilance et son habileté diplomatiques bien remarquables pour que, pendant plusieurs années, persomie n'ait essayé de mettre la main sur le splendide héritage qu'on avait déclaré ouvert. Pour le moment il était tranquille du côte de l'extérieur, mais Tétat des esprits en Bohême commençait à lui causer quelques inquiétudes.

Ciràce à la paix et à l'ordre que le roi avait maintenus, la prospérité du pays était grande. Vu mémoire de Marini nous apprend que Georges lui avait deniandé un projet pour améliorer les monnaies, augmenter le rendement des mines d'or et d'argent, accroître les ressources financières du souverain et développer le commerce. Les mesures que propose Marini ne sont, en général, ni bien nouvelles ni très heureuses ', mais les questions du roi nous apprennent de quelle manière il entendait son métier de prince, et quel large intérêt il portait a tous les besoins de son peuple. Plus d'ailleurs que des t/rdonnances spéciales, le rétablissement des tribunaux, la sécurité des routes, l'apaisement des esprits avaient ramené le travail et la richesse. Les traces des guerres civiles s'eflaçaient rapidement. L'Université, en complète décadence depuis la Révolution, avait

î. I.c mcnuiirc de Marini a ctc public dans le \yhor litcr, stayotchcskc,

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