‹ Fin de l'ind�ependance boh�eme (volume 2)Chapitre 85 sur 157 · Cp Brandi, dans le Tchasopis Maiitsé moravské, p · texte numérisé non relu

Cp Brandi, dans le Tchasopis Maiitsé moravské, p

étrangère avait à peu près complètement cessé, et on ne se souciait guère plus «d'attirer les Allemands qu'ils n'étaient eux-mêmes désireux de venir; d'ailleurs de nouveaux colons auraient pose leurs conditions : il était plus commode de conserver ceux que l'on avait déjà, et diverses lois y pourvurent. A ce moment s'introduit dans le droit tchèque le principe que tout homme, qui n'est pas lui-même un seigneur, doit en avoir un : la conclusion est que la liberté personnelle du sujet disparaît et qu'il ne peut plus émigrcr qu'après en avoir obtenu Tautorisation. Les éditsdc 1472, 1 474 et 1 470 ' «avaient commencé l'établissement du servage; la loi du 14 mars 1487 les complète et fixe défini vement le nouvel ordre social '. Les résolutions de 1495, 1497 et 1498, vinrent sanctionner et aggraver les prescriptions de l'ordonnance de 14^7» mais elles se bornèrent, en somme, à tirer les conséquences qu'elle renfermait, et c'est bien cette loi qui a réellement établi la condition des paysans tchèques, telle qu'elle s'est maintenue jusqu'à la révolution de 1848 ^. Pendant ces quatre siècles, plus des trois quarts de la population bohème est réduite en servitude : les laboureurs, les valets de ferme, les journaliers, les bergers, les pêcheurs ne peuvent quitter* leurs maîtres que s'ils ont obtenu d'eux une lettre d'émancipation ; quiconque reçoit un de ces serfs sans s'être assuré qu'il est muni d'une permission régulière,

1, Archives bohèmes^ I. p. 438, 477, 496 ci sq.

3. La loi de 1487 et les ordonnances qui s*y niuachent interdisent aux paysans d'cmigrer sans la permission des seigneurs et cdictent des peines rigoureuses contre les fugitifs; elles accordent en même temps aux nobles le droit de donner à leurs hommes Tordre de vendre le domaine qu'ils possèdent. — Cp. Constit. de Mad. art. a 53, 159-60, îSa, 291-93. — Sur la ques> tion très difticilc de Torigine du servage en Bohême, v. Palatsky, V, i, p. 365 et sq.i et Zur Gesch, der Unterthamigkeit unddcr LeibeigCKSchq/f im B«,dans les Gedenkblarttet\ p. 93.

3. Les seigneurs, dit Tonick qu'il n*est guère possible d'accuser d'exagération, ne connaissant plus de crainte devant la loi parce qu'aucun gardien puissant ne la faisait plus respecter, s'attribuèrent, suivant Texcmple des Hongrt>is et des Allemands, une autorité toujours plus illimitée sur leurs' sujets, leur inipuscreiit sous divers prétextes des redevances, des corvées ou d'autres obligations, limitèrent même leur liberté personnelle en leur interdisant de s'établir sur d'autres domaines ou de se fixer dans les villes sans l'autorisation de leurs maîtres. Enhn, ils tirent décider qu'aucun serf ne pourrait citer son seigneur en justice. Hist. du i-oy, bohéwe ,en tchèque}, p. ?.M>.

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