‹ Fin de l'indépendance Bohême (volume 3)Chapitre 185 sur 289 · Cp Brandl, dans le Z'chasopis Matitsé moravské, p · texte numérisé non relu

Cp Brandl, dans le Z'chasopis Matitsé moravské, p

étrangère avait à peu près complètement cessé, et on ne se souciait guère plus d'attirer les Allemands qu'ils n'étaient eux-mêmes désireux de venir; d’ailleurs de nouveaux co-

lons auraient posé leurs conditions : il était plus commode

de conserver ceux que l’on avait déjà, et diverses lois y pourvurent. À ce moment s’introduit dans le droit tchèque le principe que tout homme, qui n’est pas lui-même un seigneur, doit en avoir un : la conclusion est que la liberté

personnelle du sujet disparaît et qu’il ne peut plus émigrer

qu'après en avoir obtenu l'autorisation. Les édits de 1472, 1474et1479 ',avaient commencé l'établissement du servage; la loi du 14 mars 1487 les complète et fixe définivement le nouvel ordre social ?. Les résolutions de 1405, 1407 et 1408, vinrent sanctionner et aggraver les prescriptions de l’ordon-

nance de 1487, mais elles se bornèrent, en somme, à tirer

les conséquences qu’elle renfermait, et c’est bien cette loi qui a réellement établi la condition des paysans tchèques, telle qu’elle s'est maintenue jusqu’à la révolution de 1848 *.

Pendant ces quatre siècles, plus des trois quarts de la population bohème est réduite en servitude : les laboureurs,

les valets de ferme, les journaliers, les bergers, les pêcheurs

ne peuvent quitter leurs maîtres que s’ils ont obtenu d’eux une lettre d'émancipation ; quiconque reçoit un de ces serfs sans s'être assuré qu’ilest muni d’une permission régulière,

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