‹ Fin de l'indépendance Bohême (volume 3)Chapitre 190 sur 289 · Brzezan, Vie de Pierre Vouk de Rosenberg, p · texte numérisé non relu

Brzezan, Vie de Pierre Vouk de Rosenberg, p

d'argent, cinquante pièces de gros drap, cinq cents messes; dix fois moindre si la victime est un chevalier, il n’est plus que de 5 marcs d’argent et d'une pièce de drap, s’il s’agit d’un paysan !. Bientôt même, on n’admet plus la comparaison et la loi n'autorise plus le rachat du meurtre d’un gentilhomme : si une juridiction municipale édicte l'amende comme punition du meurtre, cette punition ne suffira que si la victime est un vilain 2. — Une voie de fait, un souflet, entraîne, d’égal à égal, une légère amende; le manant quia frappé un seigneur, perdra la main et pourra même être : puni de mort. Si un seigneur, un chevalier ou un bourgeois a visé un homme libre avec une arme à feu, sans tirer, il paiera une amende de cent kops; si c'est un paysan ou un manant qui a été ainsi menacé, l'amende sera de cinquante kops; si un paysan ou un vilain a visé un seigneur, 1l sera mis à mort *. — Les vagabonds sont arrêtés et condamnés à une amende; s'ils ne peuvent pas payer, 1ls restent une année au service de celui qui les a arrêtés et ne touchent aucun salaire; au bout de l’année, s'ils menacent le seigneur ou ses gens et cherchent à lui nuire, peine de mort 4. Interdiction absolue aux paysans de porter des armes à feu *. Ils ne peuvent rien faire sans l’autorisation et l'intermédiaire du seigneur 6. Ils ne peuvent pas ester en justice. S'ils commettent un délit, leur seigneur en est responsable; le tort qu’ils subissent ne tombe sous le coup de la loi que parce qu'il atteint indirectement le propriétaire 7.

. Le livre de Tovatchov, ch. 210-212.

. Ordonn. de 1530, art. 188.

. Ord. de 4564; Codex, IV; 1, p. 682.

rOrd- dé 1540740207:

. Ord. de 1541; Id., p. 426.

. Ord. de 1564, p. 550, 631-633. Comme toujours, il faut prendre garde de ne rien exagérer. Les lois ne sont pas en général cruelles. Même les prescriptions relatives à la chasse ne sont pas très dures et les peines sont modérées. (Codex, p. 420-21). Certains articles sont, en même temps qu’une menace, une garantie. Les serfs sont des clients; le patron a pour devoir de les réprésenter en justice et de les aider à obtenir leur droit. S'il ne les soutient pas, il perd son autorité et ils sont admis à s'adresser à un autre seigneur qui reprendra en main leur cause.

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