SCIENCE ET LITTÉRATURE
Cornelius de Vchehrd, plus tard Briecius de Litchko, se hàtent d’en sortir et de. chercher dans d’autres fonctions un meilleur emploi de leurs facultés.
Dans un pays sans cesse agité par la guerre civile, claquemuré dans les dogmes étroits d’une religion formaliste et inquiète, où les études n’ont plus ni sécurité ni centre de direction, où les forces productrices sont d’ailleurs diminuées par la prépondérance des discussions théologiques et la désertion d’un assez grand nombre d’auteurs qui bornent leur ambition à égaler l'élégance cicéronienne des humanistes italiens, toutes les conditions nécessaires au progrès scientifique ou littéraire font défaut,et en effet, —un assez grand nombre d'œuvres de cette époque nous sont parvenues, la plupart ne sont remarquables que par la vulgarité de la pensée ou la platitude de la forme; les meilleures, sauf quelques rares exceptions, ne dépassent pas une honnête médiocrité.
Les voyages plus fréquents et plus faciles auraient dû éveiller la curiosité : de fait, les bibliothèques renferment un assez grand nombre de manuscrits relatifs à là botanique ou à la médecine; l'astronomie, qui avait toujours été en grande faveur à l’Université de Prague, conservait encore quelques représentants distingués : depuis l’introduction de l'imprimerie, chaque professeur était tenu de publier un « pronostic ». Ces pronostics ou almanachs étaient une des lectures favorites du peuple; leur conténu était assez varié et on y rencontre parfois d'utiles renseignements historiques. C'était aussi une tentative intéressante que celle de Nicolas Claudien, qui publiait en 1518 la première carte de Bohême. En même temps on traduisait en tchèque quelques-uns des principaux travaux scientifiques étrangers.— Fécondité plus apparente que réelle. Dans la plupart de ces livres, on cherche en vain une observation exacte ou une hypothèse ingénieuse; ce ne sont le plus souvent que des compilations sans valeur; les ouvrages de médecine sont des recueils de formules saugrenues et la vogue des traités d'astronomie s'explique par les ravages de la superstition et les progrès de l'astrologie.