‹ Fin de l'indépendance bohêmeChapitre 125 sur 239 · Cp. Mûllcr, p · texte numérisé non relu

Cp. Mûllcr, p

2. V. la très curieuse réponse à Luther, iSaS, publiée par Mûller, p. 323.

3. Lorsque Sturm veut étudier leur doctrine, il a beaucoup de peine à se procurer leurs ouvrages, n*y parvient que par ruse.

l'unité et les études 3o7

et des Catholiques y envoyèrent leurs enfants, et qu'ils reçurent même des élèves des pays voisins '. Une école supérieure fut fondée à Évantchitse (EibenschUtz) ; on y enseignait le grec et l'hébreu, et on en confia la direction à un savant célèbre, RUdinger ; il publia pour ses élèves une Paraphrase des Psaumes qui prouve qu'on s'y occupait d'exégèse. Les pasteurs recevaient une éducation spéciale très forte ; ils passaient ordinairement plusieurs années dans les Universités; dès iSyô, près de quarante étudiants sont ainsi à l'étranger pour se préparer au saint ministère *.

Les écrivains avaient toujours été nombreux parmi les Frères ; on évalue à environ un tiers de la production littéraire totale de la Bohême au xvi« siècle le nombre des ouvrages composés par des membres de l'Unité, proportion considérable, si Ton songe qu'ils n'ont jamais sans doute formé plus d'un dixième de la population. De 1467 à 1620, nous ne connaissons pas moins de i5o auteurs sortis de leurs rangs et plus de 5oo ouvrages composés par eux, et combien ont disparu au milieu de l'épouvantable tourmente qui suivit! Chaque jour la liste grossit, et elle ne sera jamais complète ^. A leurs imprimeries de Mlada-Boleslas (le Mont-Carmel), 1 5oo, de Litomychl (le Mont desOliviers), i5o7, de Biéla, 1619, s'étaient ajoutées par la suite celles de Moravie, celle d'Évantchitse surtout, plus tard transponée à Kralitse, d'où sortirent les plus remarquables volumes qu'aient produits les presses de l'Unité. Les seigneurs

1. Les livres d'études étaient des catéchismes ou questions, des manuels de morale ordinairement inspirés d'Erasme, et l'Évangile, surtout depuis la publication de la Bible de Kralitse. C'était dans ces livres que les enfants apprenaient, avec le tchèque et l'allemand, le latin et le grec, quelquefois un peu d'hébreu. Les études grecques semblent avoir été poussées assez loin.

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