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mais les rois ne renoncèrent plus à leurs prétentions et il était facile de prévoir que le dernier mot ne resterait pas à la diète, d'autant plus que les aides ordinaires, c'est-à-dire celles qui devaient être payées lors du couronnement du roi ou quand il mariait ses enfants, étaient perçues par les employés royaux.
En général, le souverain avait la libre disposition de l'impôt : plusieurs votes de la diète indiquent bien quelques velléités de se réserver un contrôle supérieur, mais les nobles n'obtinrent ni même ne poursuivirent très énergiquement la spécialisation des subsides accordés au souverain. De plus, Ferdinand, à peine arrivé au trône, avait repris la libre disposition des revenus de la Couronne sur lesquels les seigneurs avaient mis la main pendant le règne de Vladislas. Comme les anciens « officiers royaux » avaient été peu à peu transformés en « fonctionnaires du pays » et que le souverain ne pouvait plus compter sur leur dévouement absolu et leur soumission complète, il créa de toutes pièces une administration nouvelle qui ne dépendit que de lui et qui, confondant ses destinées et celles du prince, mit toute son ardeur à étendre les attributions de l'autorité monarchique.
Aucune institution n'exerça sur l'avenir du pays une action plus efficace que la Chambre des Comptes ou Chambre royale; elle fut instituée dès 1627, c'est-à-dire au lendemain même de l'élection de Ferdinand : un haut conseiller de la Chambre, qui reçut en 1647 '^ ^^^^^ ^^ président, assisté de quatre conseillers, eut la direction des finances royales avec les pouvoirs les plus étendus; les membres de la Chambre furent choisis avec beaucoup de soin parmi les hommes qui avaient donné au roi des preuves de leur dévouement, et ils ne trompèrent pas les espérances que le souverain avait placées en eux : Henri Hlozek de Zampach, Plankner de Kynzberg et Christophe Genndorf tracèrent la voie à leurs successeurs et firent école; en face des Etats, ils représentèrent les théories absolutistes, ne travaillèrent pas avec moins d'ardeur que les légistes en France