PLUS BAS
MOYEiNNE
De 1825 à 18.30
De 1831 à 1847
De 18i8 à 1851
De 185-2 à 1870
De 1871 à 1880
De 1881 à 1892
fr. c.
fr. c.
fr. c.
Son cours actuel est de 95 francs.
Telle est, succinctement résumée, Thistoire chiffrée <I<'S progrès du crédit public et du taux auquel se négocient les rentes françaises inscrites au Grand-Livre créé il y a juste cent ans.
La troisième République, après avoir trouvé nos linances dans un état de délabrement complet, a amené lo crédit de l'Etat à un taux inconnu jusque-là. Son dernier emprunt (1891) s'est effectué à 3,24 %.
Les plus hauts cours du 3 % 86 fr. 10, en 1829,
i fr. 15 en 1840, 86 francs en 1852 ont été dépassés. \ji 10 juin 1892, le 3 % atteignait 100 francs pour la première fois depuis sa création. Il le dépassait quelques mois après, et, malgré une hausse aussi considé-
ible, malgré tous les incidents politiques et financiers survenus depuis un an, malgré les réalisations de porteurs de titres qui ont acheté dans d'excellentes condilions, il oscille autour de 98 francs s'éloignant à peine de 2 francs des plus hauts cours qui aient été jamais inscrits sur la cote. Tous les capitalistes qui, depuis le Avantages .les commencement du siècle et surtout depuis 1870, ont *^capiîa!*accni. conservé ou acheté des rentes, ont fait le meilleur pla- u-menipayé^'"'*' rement qu'il ait été possible d'effectuer. Leur capital
est accru considérablement; leur revenu n'a jamais Mibi une seconde de retard. Le crédit de l'Etat jouit .1 une confiance universelle et notre rente 3 %, malgré nos désastres de 1870, se négocie maintenant 11 francs plus haut que la rente 3 % allemande ; le crédit du pays \iiincu est supérieur à celui de son adversaire victorieux ! Les rentiers français peuvent célébrer avec une satisfaction patriotique le centenaire de la rente française ; ils ont eu, dans les plus mauvais jours, confiance dans le crédit de la France ; ils en sont récompensés en voyant la pln?-valup acqui?f» par leurs titres.