‹ Finances contemporaines (volume 2)Chapitre 127 sur 229 · CARNOT · texte numérisé non relu

CARNOT

Comment exprimer les sentiments d'indignation, de Assassinat iiu

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consternation qu a suscités, dans la France et dans le République, monde entier, la nouvelle de l'abominable attentat dont J"'"^«^*- 1 • Président de la République a été la victime ?

VI. Carnot succonilx» sous le poignard d'un assassin : .1 mort est un deuil pour la patrie.

Aucun chef d'Etat ne s'est acquitté avec plus de dignité, de correction, de dévouement, de ses hautes fonctions ; aucun Français n'a mieux servi son pays et Ile lui avait voué un amour plus profond et plus pur.

I^:iranger aux luttes des partis, M. Carnot voulait une iM'ance unie à l'intérieur, grande et respectée au dehors; dans tous ses discours, il recommandait comme le souverain bien, la concorde, la paix, la justice. Ces sen-

timents si élevés, il les exprimait encore, quelques minutes avant d'être frappé, dans le toast qu'il portait à la ville de Lyon : ce sont, hélas ! ses dernières paroles, véritable testament politique, véritable ligne de conduite pour l'avenir !

Député, ministre des finances, président de la République, M. Garnot a été toujours l'homme du devoir, le digne héritier du nom qu'il portait. Il avait l'estime et l'affection de tous les Français, avec la sympathie do tous les étrangers.

La France n'est pas ingrate : elle conservera toujours le souvenir fidèle d'un de ses meilleurs, de ses plus dévoués enfants.

C'est le cœur plein de tristesse et les yeux obscurcis par les larmes que nous traçons ces lignes. Nous adressons le suprême et respectueux adieu à l'ancien ministre des finances, au président de la République, au grand citoyen que la France a perdu, en pensant aussi à sa compagne désolée, à ses enfants, l'orgueil et la joie de son foyer, et nous nous associons bien profondément à leur inconsolable douleur.

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