IV. — LES REMEDES
Il convient, en terminant cet exposé, de rappeler et de discuter quelques-uns des remèdes qui ont été proposés pour combattre la dépopulation et d'en montrer l'ineffi-
(1^ Le texte original de cette circulaire nous a été communiqué, avec une extrême obligeance, .par M. le préfet de la Somme. Elle est datée du II novembre 1833. Le préfet, s'adressaut aux sous-prcfets et maires, dit que les familles pauvres a ne peuvent s'élever qu'à force d'activité, de raison, d'économie, de prudence surtout dans Vunion conjugale, et en évitant avec un soin extrême de rendre leur mariage plus fécond que Içur industrie. »
(•acil6 : impôts sur les célibataires : i réalion dune Remèdes pro-
iTiédaille du m6rile civil, donnant droit à une rente,
pour les pères de famille ayanl plusieurs enfants ; —
Mise à la charge de l'Etat d'un ou de plusieurs enfants
de familles nombreuses ; — diminution ou abolition de
l'impôt mobilier ; — réforme des lois successorales, etc.
Aucune de ces réformes n'a le mérite de la nouveauté; plusieurs ont été appliquées ; elles n'ont jamais rien produit : c'est ce qu'a d'ailleurs constaté M. Levasseur.
Au point de vue fiscal, on peut dire que s'il ne faut de privilège pour personne, il ne faut pas non plus que l'impôt soit une pénalité pour les familles nombreuses : mais quand on étudie l'ensemble de notre système fiscal, on constate que cette pénalité, ce sont les lois de douane, c'est le régime protectionniste, c'est l'intervention de rp^tat qui la créent, mesure dont on ne peut comprendre l'application dans une démocratie républicaine et libérale.