TOT\UX
< t l'espérons, dussions-nous être traité d'utopiste et de rêveur I Les peuples ont mieux à faire qu'à se déchirer «t à s'entretuer. Nous avons la ferme conviction qu'un jour viendra où les bienfaits et le maintien de la paix s'imposeront aux peuples civilisés avec la môme violence que la guerre permanente, qui était aulrefois la condition vitale des peuples barbares.
En attendant la réalisation de ces vœux et de ces conclusion, espérances, constatons, du moins, que la France qui, il
i cent ans, a élé la première initiatrice des idées libéiules et qui a hautement affirmé les droits imprescriptibles de riioninie, la liberté, la fraternité, l'égalité, peut s'enorgueillir des progrès matériels qu'elle a accomplis et célébrer sans regrets le centenaire politique et économique de 1789. Elle a supporté de terribles épreuves ; mais elle a toujours grandi, après les glorieuses journées de ses succès et de ses revers, par l'indomptable courage qu'elle a montré à ne pas fléchir sous les coups de l'adversité, t^.ne jamais désespérer de sa force et de sa fortune ; par la probité du Trésor, par la bonne foi qui a présidé aux engagements publics. Elle a inspiré confiance à tous ; elle a ranimé les efforts du travail, l'activité du commerce et de l'industrie ; elle a vu les transactions de toute nature, commerciales, financières, industrielles, recevoir une libre et féconde impulsion. Tels sont les fruits de ce siècle laborieux, plein de .travaux, de réformes, d'entreprises el d'événcmonts.
Sans doute, il reste encore beaucoup à faire, parce que les générations successives ont, en tout temps, de grands et continuels efforts à accomplir pour conserver et améliorer l'état présent, « parce que la France a particulièrement besoin, depuis les revers de 1870, de se fortifier par le sentiment du devoir, par la pratique de la liberté, par le respect de l'autorité, par l'amour iU' la patrie et de la famille et par l'application au Iravail (1) ». Mais, ce que nous pouvons affirmer, en.
^1) Emile Levasseur, la France.
toute assurance, c'est que la France que nous avons reçue de nos pères, nous la laissons aujourd'hui à nos enfants plus heureuse, plus riche, plus prospère, mieux préparée à accomplir la destinée que la Providence lui a réservée.
A PROPOS DES ETABLISSExMENTS DE JEUX
Lours partisans arguent do leur produ ctivité.
Bénéfices des jeux de Spa.
Un des grands arguments invoqués pour établir que les établissements de jeux sont utiles et qu'il serait opportun de les rouvrir, c'est, dit-on, la productivité de ces établissements et les bénéfices que l'Etat ou la ville en ont recueillis dans les pays où ils existaient. Nous avons réuni sur ce point des renseignements précis ; plusieurs directeurs de statistique des gouvernements étrangers nous ont fourni des documents précieux, spécialement M. Leemans, directeur de la statistique de Belgique, et M. Blenck, président du bureau de la statistique de Prusse, qui s'accordaient à condamner les jeux au point de vue moral et économique.
Que rapportaient ces jeux? A Spa, une partie des bénéfices était prélevée au profit de la ville; un* deuxième partie au profit des étabhssements de bienfaisance de Belgique ; une troisième au profit de l'Etat ; enfin, un prélèvement de 70,000 francs était fait en faveur d'autres localités, Ostende par exemple, sièges de bains de mer ou stations thermales. Voici Jes chiffres exacts de 1861 à 1870 :
ANNÉES