‹ Finances contemporaines (volume 2)Chapitre 93 sur 229 · FIN · texte numérisé non relu

FIN

sept. 1889|

de francs

L'augmentation des dépôts à vue, de fin avril à fin septembre, est donc de 86 millions dans ces cinq établissements.

Recettes des Lcs rcccttcs dcs graiidcs compagnies de chemins de c emins e er. ^^^ hquq foumisseut uuc autrc prcuvc des profils que la France a retirés de l'exposition.

Cette augmentation des recettes sur la période correspondante de 1888 dépasse, fin octobre, 66 millions.

A aucune époque, il n'y a eu un plus grand nombre de marchandises et de voyageurs transportés ; les trains ordinaires et supplémentaires, trains de voyageurs, trains de plaisir à prix réduit, n'ont jamais été plus nombreux. Et, fait tout à la louange des grandes compagnies, malgré cet accroissement extraordinaire de transports, jamais les accidents n'ont été moins fréquents, jamais la surveillance n'a été plus active et mieux entendue.

La Compagnie du Nord a transporté 425,000 voyageurs en sus du mouvement habituel, que l'on évalue à 700,000, soit 1,125,000 personnes.

Le service de statistique de la Compagnie de l'Est n'a pas encore terminé ses comptes pour le semestre de l'exposition, mais on croit bien que le nombre des voyageurs transportés par tous les trains a atteint un million. La compagnie a organisé 128 trains à prix réduits ; dans ce nombre, il y en avait 20 venant de l'étranger par Délie, Belfort et le Saint-Golhard. Les trains spéciaux ont conduit à Paris 103,000 voyageurs, dans lesquels les Suisses, les Italiens et les Autrichiens étaient en majorité. Les trains de plaisir de Nancy ont été plus particulièrement bondés. On comptait, parmi les voyageurs, un grand nombre d'Alsaciens.

Sur le réseau d'Orléans, 100,000 personnes ont prolilé de 164 trains de plaisir.

Les comptes de la Compagnie de l'Ouest se chiffrent, au 31 octobre, par 10 millions d'excédent de recettes sur la période correspondante de l'année précédente. En deux jours seulement, les trains de plaisir du réseau P.-L.-M. ont déposé sur le quai d'arrivée 21,500 Marseillais, Savoisiens, Bourguignons, etc.

Les sociétés parisiennes de transports ont profité dans Transports pade larges proportions de l'ouverture et du succès de ei'''^%au'! *'"^"' lexposition. L'augmentation des recettes de la Compagnie des Omnibus, sur la période correspondante de l'année 1888, n'a pas été moindre de 4 millions pour les neufs premiers mois de l'année ; pour la Compagnie des Voitures, elle atteignait 4,336,941 francs au 15 octobre ; cette augmentation était, fin septembre, de 2,009,381 fr. 80 pour la Compagnie parisienne de voitures l'Urbaine. Sur la Seine, des millions de voyageurs ont été transportés h l'exposition par les Hirondelles et les Bateaux-Omnibus ; cette dernière compagnie avait transporté, en 1878, 14,901,800 voyageurs. En 1889, elle a transporté, du 1" janvier au 1" novembre, 29 millions 97,112 voyageurs, alors que, pendant la môme

période de l'année 1888, elle avait transporté. 12 millions de voyageurs. Les recettes de 1889, comparées à celles de 1888, sont en augmentation de 1,558,000 francs. Les bateaux spéciaux du Louvre, qui étaient au nombre de quatre, ont eu 1,320,000 passagers gratuits.

Mais il convient de faire observer que tous les voyageurs n'allaient pas exclusivement à l'exposition, ces steamers en miniature desservant aussi Charenton, l'intérieur de Paris, Meudon et l'hippodrome de Longchamps. A aucune époque, on ne vit, à Paris, une affluence aussi grande de pataches, de tapissières, de berlines, de voitures de toutes sortes et de toutes dimensions. La statistique fait défaut pour évaluer les recettes que ces entreprises particulières ont réalisées. D'après la Liberté, les compagnies et les loueurs exigeaient des cochers de fiacre une moyenne variant entre 18 et 25 francs par jour, ce qui semblerait prouver qu'ils gagnaient au moins pareille somme. Quant aux tapissières, elles ont fait des recettes inouïes ; le conducteur d'un de ces véhicules avouait avoir fait trente-trois courses, le jour de la fermeture, à huit voyageurs à 20 sous l'un : cela fait 264 francs, — et il y avait bien ce jour-là trois cents voitures du même genre sur le pavé de Paris.

Le ©ecanviue. Le chcmin de fer Decauville, qui a été un des grands succès de l'Exposition, avait transporté, du 6 mai au 31 octobre, 6,342,670 voyageurs, au moyen de trains qui ont parcouru 92,520 kilomètres. En ne percevant que le prix de 0 îr. 25, coût des places de seconde, sans parler des premières qui coûtaient 0 fr. 50, la Société Decauville aurait reçu net plus de 1,500,000 francs. On peut dire que le Decauville a été la ligne la plus fréquentée du monde entier, puisque 10,000 voyageurs par heure ont pu être conduits entre la place de la Concorde et le Palais des machines : quelle preuve plus manifeste de la solidité avec laquelle ce petit chemin de fer a résisté à un travail aussi considérable, des services qull a rendus et de ceux qu'il peut rendre ?

parisienne.

Les compagnies maritimes, telles que la Compagnie La compagnie

^ ^ , ,,^ •.. Iransallantique.

Iransallanlique, dont le panorama, à lExposition, a obtenu un si vif succès et a donné lieu, du 6 mai au 6 novembre, à 1,097,416 entrées, les Messageries, etc., ont profité de raftluence des étrangers qui sont venus en France. Il a fallu, à New- York, retenir plusieurs mois à l'avance une cabine sur les paquebots de la Compagnie transatlantique et, pendant toute la durée de Toxposition, tous ces immenses bâtiments sont arrivés dans nos ports, chargés de passagers et de marchandises.

A aucune époque, on ne vil, à Paris, un plus grand !:*.fi[îî«'*"on nombre d'étrangers et de provinciaux ; jamais la circulation, le mouvement dans Paris n'a été plus actif.

Rien que pendant les trois premiers mois de l'Exposition (mai, juin et juillet), il avait été transporté sur los omnibus et tramways, 52,858,401 voyageurs ; sur les tramways Nord et Sud, 16,215,823 ; et par bateaux, 10,393,217.

En comparant ces chiffres à ceux de Tannée 1888, M. Emilie Borr, de la Société de statistique de Paris, les traduisait d'une façon saisissante en disant, dans le Figaro, que du 5 mai au 31 juillet 1889, les omnibus ont transporté (en chiffres ronds) 90,000 ; les chemins de fer parisiens, 22,000 ; les bateaux, 65,000 voyageurs de plus par jour en 1889 qu'en 1888.

Les trains de ceinture ont transporté 30,000 voyageurs de plus par jour qu'en 1888. Les grandes compagnies de chemins de fer, pendant les mois de mai, juin, juillet, ont transporté 1,878,747 voyageurs de plus qu'en 1888, sans parler de 6 millions 1/2 de voyageurs que les trains spéciaux du Champ-de-Mars ont conduit à l'exposition.

Pendant les mois d'août, septembre et octobre, l'Exposition a été dans son plein éclat.

Le nombre des visiteurs a été considérable ; et les chiffres prodigieux, mais exacts, que nous citons pour

les trois premiers mois auront plus que doublé pendanl celte dernière période.

Receltes de l'octroi.

La consommation.

Les recettes de l'octroi de Paris devaient nécessairement se ressentir de cet afflux de visiteurs.

Le produit des dix mois écoulés de 1889 présente une plus-value de 10,398,721 francs par rapport aux prévisions budgétaires et une plus-value de 9,946,551 francs par rapport à la période correspondante de 1888.

Pendant le mois de mai, les recettes de Toctroi de Paris ont présenté un accroissement de 1,082,645 francs sur les recettes de mai 1888. L'augmentation a été de 1,039,278 francs pour juin; de 1,139,029 francs pour juillet ; de 1,683,152 francs pour août ; et de 2,022,155 fr. pour septembre.

Quelques cliiffres donneront une idée des principaux articles de consommation que Paris a absorbés pendant les trois premiers mois de rexposition :

En plus CD 1889

Vins en cercles 1,19o,6o4 hectol. 119,702 hectol.

Alcool pur et liqueurs.... 39,983 — 5,152 —

Bière 140,812 — 52,062 —

Viande de boucherie 43,036,650 kilogr. 1,490,396 kilogr.

— de porc 5,639,018 — 372,202 —

Charcuterie 636,874 — 430,189 —

Beurre et fromages 6,428,516 — 17,141 —

Œufs 6,325,716 —

On a calculé, d'après l'octroi et les statistiques des Halles, que, pendant l'exposition, Paris avait absorbé 180,555,000 kilogrammes de pain, et que la consommation quotidienne des viandes a été en moyenne :

Pour le bœuf, de 102,780 kilogr.

Pour le veau, de 121,532 —

Pour le mouton, de 97,629 —

Pour le porc, de 69,007 —

Pour le cheval et l'âne, de 12,252 —

On a consommé chaque jour 209,293 kilogrammes de volailles et gibier, 625,272 œufs, 92,573 kilogrammes de fruits et primeurs et 1,200,632 kilogrammes de gros légumes.

Comptons aussi 15,963 kilogrammes de triperie, 79,180 kilogrammes de beurre, 230,522 kilogrammes de graisses diverses, 42,272 kilogrammes de fromages.

Les conserves en boîte ne sont pas comprises dans ces chiffres.

Voici enfin les poissons : la consommation quotidienne a été de 18,2'i9 kilogrammes de poissons d'eau douce, de 156,712 kilogrammes de marée, de 41,270 sacs (le 100 kilogrammes de moules, enfin de 412,532 douzaines d'huîtres !

Les visiteurs de l'exposition n'ont pas oublié les dis- .Recettes dos tractions de toute nature que l'intérieur de Paris leur offrait. Les théùtres ont fait des recettes splendides.

Une statistique publiée par le Temps d'après des documents officiels, prouve que la période de l'exposition, loin d'avoir les conséquences désastreuses que ledoutaient les directeurs de théâtre, a été des plus favorables à leurs intérêts.

On sait que les établissements, théâtres, concerts, <'lc., versant la contribution du droit des pauvres sont classés en deux catégories. Ils sont ou contrôlés ou abonnés.

Ceci posé, voici, en ce qui touche les années 1877-1878, 1888-1889, un tableau comparatif du nombre de ces établissements :

théâtres.

ÉTABLISSEMENTS

Etablissements contrôlée EtaWisseinents abonnés.

Totaux

Établissements contrôlés.

Etablissements al)onné8..

ANNEES

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