‹ Finances contemporainesChapitre 26 sur 85 · CÉRÉALES ET MÉTAUX · texte numérisé non relu

CÉRÉALES ET MÉTAUX

Blé

100 kilog.

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Farines CuivTC.

Étain . .

Plomb.

Zinc. . .

1898. — PESSIMISME EXAGEKE 405

Ainsi s'explique aussi la hausse nouvelle dont les actions métallurgiques et de charbonnages ont été l'objet.

Depuis le 1" janvier, le Rio-Tinto a haussé d'environ 140 francs ; le Pennaroya, de 420 francs ; l'Escombrera- Bleyberg, de 200 francs, plus de 150 francs de répartition ; l'Aguilas, de 100 francs ; le Malfidano, de 50 francs ; les Aciéries du nord-est, de 60 francs ; celles de la Marine, de 270 francs ; les Aciéries de France, de 160 francs; les Firminy, de près de 1,150 francs; les Dombrowa, de 475 francs ; les Saint-Etienne, de plus de 300 francs ; le Creusot, de 130 francs ; les Mines d'Aniche, de 3.650 francs ; celles de Gourrières, de 300 francs ; les Lens, de près de 10,000 francs; les Liévin, de 500 francs ; les Maries 30 %, de 4,400 francs ; les Vicoigne, de 1,700 francs ; le Mokta, de 165 francs ; les Krivoï-Rog, d'environ 950 francs.

L'année 1898 comptera, pour ces sociétés, parmi les plus favorisées et les plus prospères : mais il ne faudrait pas se créer de trop grandes illusions. Nous sommes d'autant mieux fondés à recommander la prudence que nous n'avons cessé d'indiquer depuis longtemps ces valeurs, alors qu'elles se négociaient à des prix presque dépréciés. Pour que la hausse se consolide et s'accentue, il faut que les conseils d'administration aient la sagesse de profiter de cette année exceptionnelle pour effectuer de larges amortissements, constituer de puissantes réserves et n'oublient pas que c'est surtout dans ce genre d'entreprises que les vaches maigres succèdent aux vaches grasses.

bourse.

Au point de vue financier, malgré ses préoccupations ^ Hausse de la et ses agitations, 1898 a été une année de hausse. L'ensemble des valeurs mobilières, principalement les titres

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industriels, actions de charbonnages et sociétés métal lurgiques, comme nous venons de le montrer, ont gagné une nouvelle avance.

Actions des so- Les actious des grands établissements de crédit sont

ciotos de crédit.

en hausse notable : du 1" janvier au 24 décembre 1898, hausse de 265 francs sur la Banque de France; de 70 fr. sur la Banque de Paris; de 75 francs sur le Crédit foncier; de 65 francs sur le Crédit lyonnais; de 12 francs sur la Société générale; de 180 francs sur la Banque ■ d'Algérie; de 140 francs sur le Crédit algérien; de 50 francs sur la Compagnie algérienne; de 45 francs sur la Banque du Mexique ; de 25 francs sur le Foncier égyptien.

Cette hausse des actions des sociétés de crédit s'explique par le resserrement des capitaux qui rend plus productif l'emploi des ressources dont disposent ces établissements. Il est clair que la Banque de France, par exemple, avec l'escompte à 3 %, réalise plus de bénéfices qu'avec le taux réduit de 2 1/2; il est clair également que ce relèvement du taux de l'intérêt est profitable au Crédit foncier, car la concurrence qui lui est faite devient par cela même plus difficile. C'est du côté des actions des sociétés de crédit que l'attention du public s'est portée dans le second semestre de cette année; il est probable que le mouvement de reprise continuera encore et se dirigera sur les titres des sociétés qui sont le plus en retard dans ce mouvement, notamment la Société générale, le Crédit industriel et commercial, la Banque internationale de Paris, ou quelques sociétés étrangères, comme le Crédit foncier égyptien dont les opérations se développent et qui a effectué cette année, avec un complet succès, la conversion de presque toutes ses obligations 4 % en obligations 3 1/2 se négociant maintenant au même prix que les anciennes.

Hausse de 140 francs sur le Gaz ; de 140 francs sur les Omnibus; de 65 francs sur la Dynamite; de 280 fr. ■'■' sur le Suez, etc. D'importantes plus-values se sont produites également sur les Annuaire Didot-Bottin Béné-

1896. • PESSIMISME EXAGEKE

dictine de Fécamp, Compteurs et usines à gaz, Imprimerie Chaix, Compagnie générale des tramways, etc.

Il est à noter cependant que si les valeurs à revenu variable, « pouvant hausser » ou donner des revenus plus élevés, ont été recherchées, les titres à revenu fixe, comme les rentes, les obligations de chemins de fer, tous ceux qui rapportent un intérêt modeste ont été, en général, plus faibles.

Ce mouvement n'est pas spécial à notre pays; il s'est produit également sur les autres marchés et principalement sur les rentes allemande, belge, hollandaise, suisse, norvégienne, danoise, qui avaient depuis trois ans atteint et dépassé le pair et qui. cette année, ont perdu ces prix. Les Consolidés anglais eux-mêmes, s'ils sont plus haut cotés aujourd'hui qu'il y a quatre ans, sont à peu près aux m.êmes cours qu'en 1896 et légèrement plus bas que l'an dernier, après avoir coté des prix bien au-dessus de ceux de ces dernières semaines. Nos rentes françaises, sans gagner une nouvelle avance, sont à peu près fin décembre 1898 au même cours que fin 1897 et plus haut cependant qu'en 1895 et en 1896.

On peut se rendre compte de cette situation par le relevé suivant :

Valeurs i r^ veno variable et valeurs a revenu fixe.

NATURE DES VALEIRS

COLRS FIN DÉCEMBRE

Consolidés anglais i 106 60

3 % allemand 1 98 60

3 % belge loo 06

3 % suisse •. I 10a 75

3 % français i 101 Bo

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