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FONDS D'ÉTAT

COURS du

"21 DÉCEMBnE

iî,7i;

HAUSSE

BAISSE

fr. c.

lb2 5o

id3 75

i32 Bo

fr. c.

11 00 60 00 70 00 62 00 56 Bo 54 00

18 00 i5 1/4 iB 00 86 00 76 00

fp. c.

fr. c.

Turc 5 %

Ottomanes 1860

Egyptien 1873

Péruvien

Espagnole Extér

— Intér

Busse 5% 1870

Ce relevé, on en conviendra, n'est guère consolant.

La rente italienne seule s'est à peu près maintenue.

Les rentes espagnoles sur le progrès desquelles on ne comptait guère à la fin de l'année dernière, ne sont pas tout à fait abandonnées : on espère qu'un peu de

calme permettra enfin à l'Espagne de réorganiser ses finances.

Les fonds égyptiens ont baissé de 30 % environ ; mais les examens sérieux de MM. Cave, Vilfette, Goschen et Joubert ont donné lieu de croire que l'Egypte pouvait faire face à tous ses engagements ; d'autre part, le khédive paraît animé des intentions les plus loyales; enfin l'intervention du Comptoir d'escompte, dont le concours constitue une garantie morale, est un signe favorable pour l'avenir du crédit de l'Egypte ; il n'est pas invraisemblable qu'il se produise quelque jour un retour vers les valeurs égyptiennes, si les projets actuellement connus sont réalisés.

En ce qui touche les fonds turcs, il en est advenu ce qu'on devait prévoir : promesses de paiement de coupons restées lettres mortes, un crédit ébranlé devenu presque nul, complications politiques au dedans et au dehors. Que peuvent devenir des fonds d'Etat dans de pareilles conditions?

Plus étrange encore, à notre avis, est la situation actuelle du Pérou qui, sans alléguer ni motif ni excuse, a purement et simplement suspendu ses paiements. Ici on ne saurait invoquer les arguments tirés de la politique. On est en présence d'un gouvernement qui Sù borne à déclarer qu'il ne paie pas. Qu'on nous ï>ermette à cet égard d'exprimer le vœu de voir la Société générale, qui s'est faite en France l'intermédiaire du Pérou, suivre l'exemple donné par le Comptoir d'escompte pour les fonds égyptiens et prendre en main les intérêts des créanciers français.

Quant aux fonds russes qui nous paraissaient déjà, il y a un an. exposés à quelques vicissitudes, ils ont subi l'influence des circonstances. Si ces circonstances se modifient dans un sens heureux, ces fonds peuvent se relever; mais la baisse qu'ils ont subie a suffisamat montré les risques qui s'y attachent.

L'année a été en général peu favorable aux institu- . ^^.çtjons des é-

^ r- tablissements de

lions de crédit. L'abondance des capitaux, le prix peu créd»^-

élevé auquel il a été possible de se les procurer, le petit nombre d'affaires dans lesquelles ils ont eu occasion de s'employer, telles sont les causes diverses qui, dans une mesure plus ou moins grande, ont réduit l'étendue' et diminué les fruits des opérations de ces établissements. Les chiffres comparatifs que nous rapprochons ci-dessous résument les résultats de cet exercice.

ACTIONS

COURS

du

.31 DÉCFMBRE

COIUS

(lu

HAUSSE

BAISSE

Banque de France

Crédit foncier

fr. c.

QIC 00

fr. c.

3.740 00 6B5 CI) 636 2 5 722 5u 5i6 15 14'^ Ib 363 7,) 585 uo

fr. c.

fr. c.

96 25 ii5 00

Comptoir d'escompte

Crédit industriel

Société générale

Crédit mobilier

Banque ottomane

Crédit mobilier espagnol.

La baisse, d'ailleurs peu considérable, des actions de l;i Banque de France, s'explique par la réduction des ijénéfices, réduction naturellement amenée par l'abaissement du loyer de l'argent.

Le Crédit foncier a vu ses actions fléchir dans de larges proportions; cette dépression est la conséquence des craintes qu'ont fait naître les opérations de cet éta^ blissement sur les valeurs ég\^ptiennes ; mais d'importantes résolutions ont été prises dans la dernière assemblée générale, aussi semble-t-il permis d'espérei que l'année qui vient sera une période réparatrice.

Le Comptoir d'escompte seul a vu ses actions progresser : il le doit à l'activité qu'il a déployée, à la con^ fiance qu'inspire son administration et au souci qu'il a montré des intérêts des porteurs de titres étrangers.

Les actions du Crédit industriel ont' gardé cette fixité- (Je cours qui est un gage de sécurité pour les actionnaires : les titres qui subissent si peu et de si faibles

variations sont considérés avec raison comme des valeurs de premier ordre.

Les actions de la Société générale n'ont que peu fléchi; elles eussent gardé une plus ferme attitude si, comme nous l'avons dit, on eût vu cet établissement surveiller de plus près les affaires auxquelles il avait attaché son nom : nous n'entendons, bien entendu, faire allusion ici qu'à ce qui concerne le Pérou.

Que dire du Crédit mobilier? Ses actions continuent à décliner : on considère sans doute que cette société manque à la fois d'affaires et de ressources suffisantes y^-^ur en entreprendre de fructueuses.

Quant à la Banque ottomane, elle subit les conséquences des embarras financiers et des difficultés politiques avec lesquels la Turquie est aux prises.

Les actions de chemins de fer dont les prix élevés éloignent la petite épargne ont supporté victorieusement la concurrence de nos rentes françaises; les pro-

ès que ces titres ont réalisés depuis le commencement de l'année sont des plus remarquables.

Qu'il nous suffise de les constaier sans commen-

ires.

Actions des chemins de fer français.

ACTIONS

COLRS

rlu 31 DÉCEMBRE

ISTd

COURS

du

il nrCEMBRE

HAUSSE

IM

fr. e.

676 00 9S37B 1.ÏO7 50 99» T6

fr. e.

fr. c.

Orl.rms

1 Out-<l

672 5o Âf r^ n

Les obligations de nos grandes lignes ont, toute pro- , obUgHtiont

. . w * , . , . <*e« chemins de

portion gardée, donné des résultats semblables. Les fer français, petites bourses les ont recherchées avec presque autant d'empressement que nos rentes et les obligations

de la ville de Paris. ETlles ont procuré aux acheteurs des bénéfices notables; ajoutons que les titres d'un certain nombre de lignes secondaires ont partagé cette bonne fortune, entraînés, eux aussi, dans le mouvement imprimé aux valeurs françaises par l'élévation de nos fonds publics.

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