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que de 1879 à 1884, c'est à dire pour les cinq années de 1874 à 1879. Les dépenses totales de la milice et de la défense diffèrent très pou des dépenses qui ont été faites pendant les cinq années de 1879 à 1884, bien qu 1l y ait une différence considérable entre les dépenses de 1877-78 et celles de 1883- 84. Mais nous savons parfaitement bien que, malgré que la moyenne ait été à peu près égale pendant les cinq années, cependant, en 1834, nous avons eu quatre nouvelles organisations consistant en trois écolés d'infanterie et une école de cavalerie, une dans les provinces maritimes, une dans la province de Québec, une dans Ontario, une dans la Colombie- Britannique, et un escadron, je crois, dans la province de Québec. Ces nouvelles organisations ont été établies l’année dernière.
Il est peut-être naturel, M. l'Orateur, qu’il y ait divergence d'opinion dans cette Chambre relativement aux dépenses sous le chef de la milice. Mais, je me rappelle parfaitement,
. bien que n'ayant pas été alors membre du parlement du
Canada, que des hommes appartenant à l’un ou l’autre parti ont un jour conclu en Angleterre avec le gouvernement impérial des engagements qui entraînaient le pays dans une dépense do $1,000,000 par année. Je pense que cet arrangement a eu lieu avant l'union. A tout événement, il me semble que l’on s'opposera peu à cette augmentation dans les circonstances actuelles. Si l’on considère l'établissement de ces quatre organisations, les dépenses du département n’excèdent pas celles des cinq années précédentes ; et je crois qu’on ne les regardera pas comme des dépenses inutiles, mais qu'un grand nombre des membres de cette Chambre et le peuple du Canada regarderont cela comme uns sage et judicieuse protection du pays.
L'item suivant des dépenses est suus le chef des pêcheries. En 1877-78 on a dépensé 893,262.28,et on 1883.84, $286,700.14, soit une augmentation de $193,437.86. Je n'ai pas besoin d'expliquer à la Chambre que cet accroissement résulte de
ce que le gouvernement a donné aux pêcheurs du Canada des primes d'encouragement qui ont eu le meilleur effet sous le rapport de la production de nos pêcheries. Je crois que cette proposition n’a rencontré aucune opposition même de l’autre côté de cette Chambre. Seulement, si ma mémoire me sert bien, les honorables membres de la gauche ont manifesté le désir que la somme de $150 000 par année ne fût pas payée en vertu d’un crédit du parlement, mais qu’elle fût spécifiée dans un bill comme subvention permanente. Par conséquent, dans ces circonstances, je crois qu'aucun député de l’autre cô‘é de cette Chambre ne mettra d’empêchement à cet accroissement des dépenses.
Nous arrivons ensuite aux dépenses portées au compte des sauvages. En 1877-78, elles ont été de $421,503.66, et en 1883-81 elles ont été de $1,116,153.87, soit une augmentation de $694,650.21. Je puis faire remarquer qu’en 1877-78 tous les traités qu'on venait d'entamer avec les sauvages, n'étaient pas complétés au point de permettre à tous les sauvages de recevoir cette année-là la somme qui leur était affectée par les arrangements, et, conséquemment, une partie considérable de cette augmentation de 8694,000 est le résultat de traités qui ont é'é commencés avant 1878. Nous avions espéré une diminution des dépenses cette année, mais malheureusement, à cause de circonstances qui échappent complètement au contrôle de ce parlement et du gouvernement—vu que le bison a cessé de se montrer dans les territoires du Nord-Ouest—on a trouvé pendant les deux ou trois dernières années, qu'il était opportun et dans les intérêts du pays de soutenir ces malheureux sauvages aux dépens du pays au moins pendant un certain temps, jusqu’à ce qu'ils aient appris à cultiver la terre et à pourvoir à leurs besoins, plutôt que de les laisser souffrir de la faim ou mettre en danger la vie et la propriété des blancs, et plutôt que de soumettre le pays aux désastres qui résulteraient du dénûment de ces sauvages. En conséquence, quelque regret
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qu'éprouvent le gouvernement et la Chambre de voir que nous n'avons pas été capables de diminuer ces dépenses, il est À espérer qu'avant longtemps ce montant sera diminué.
L'item suivant, M. l’Orateur, a rapport à la police à cheval. Les dépenses ont été portées du chiffre de 8345,958.68 en 1877-78, à celui de $485,983.66 en 1883-84, soit une augmentation de $140,024.98. Cette augmentation est due à la nécessité de l'accroissement de l'effectif du corps. Je puis dire
.ici que si l’on réunit l'effectif qui a été au Manitoba de 1874 à
1878 à la police à cheval, on trouve que les dépenses de la
pol.ce à cheval pendant les dernières années ont été équiva-
lentes aux dépenses de l'effectif qui était dans le Manitoba et de la police à cheval. Mais cette augmentation de $140,000
a été considérée nécessaire par la Chambre. L'année der-
nière le parlement a voté une somme d’argent pour cette
augmentation, pour différentes raisons qui ont êté données
par le premier ministre.
L’'item suivant est celui des subventions aux provinces, augmentation de $130,906.51. Cela provient principalement des concessions que l’on a faites au Manitoba de temps en temps depuis 1879 jusqu'à 1884. L'item suivant c’est lu législation, qui accuse une augmentation de $44,731.85. Cela est le résultat de l'augmentation du coût de la publication des Débats et de l'augmentation du nombre des membres du parlement en vertu du recensement de 1881. Ensuite le service des phares et des côtes accuse une augmentatica s'élevant de 8461,967.71 à #520,524.38, c’est-à-dire de $58,656,67. Je pense, M.l'Orateur, que le gouvernement du Canada n’a peut-être fait aucune dépense annuelle d’environ $40,000, d’abord pour construire des phares, et ensuite de $10,000 peut-être ou environ pour les maintenir, qui soit plus profitsble au pays que cette dépense. Nous savons qu’en 1867 lorsque la Confédération a été établie, le 1 wvice des phares était bien inférieur à ce qu'il est aujourd'hui, et nous savons parfaitement bien que durant la première
administration de ce département, des crédits considérables ont été votés et qui ont eu pour résultat, comme toute personne mêlée au commerce le sait, de diminuer les taux d'assurance sur les navires venant en ce pays, de diminuer les risques de pertes de vies des marins, de faire baisser le taux du fret sur les importations venant en Canada, aussi bien que le fret et le coût des produits exportés, et cela a été pour tout le pays un bénéfice direct beaucoup plus considérable que les dépenses additionnelles qr'il a fallu faire pour ce vaste et important élément de prospérité. Quant aux dépenses qu'entraîne l'entretien des phares—c’est à cela qu'est dû en grande partie l'augmentation. Je suis certain que le parlement et le peuple du Canada les approuveront.
L’item suivant c’est le gouvernement civil. Je prendrai, pour faire un rapprochement, les dépenses de 1877-78, parce que c’est l’année pendant laquelle elles ont été le moins élevées, Je choisis l’année la plus favorable pour les honorables députés de la gauche, parce que je ne veux pas qu'ils me disent dans cette discussion: Vous avez choisi l’année ou nos dépenses étaient les plus élevées.
Je veux me tenir sur un terrain plus solide que celui-là, et je consens volontiers à leur donner le bénéfice de la dé. pense la moins élevée dans le but de faire la comparaison sur laquelle j'attire maintenant l'attention de la Chambre, Tandis qu’en 1877-73 les dépenses du gouvernement civil se sont élevées à $823,369, l’année dernière elles ont atteint le ‘hiffre de $1,084,417, soit une augmentation de $261,047.
M. CASGRAIN : Ecoutez, écoutez !
Sir LEONARD TILLEY : L'honorable député dit: ‘ Ecoutez, écoutez ! ” Cela ne me surprend pas, car les honorables députés de l'opposition ont fait de cela leur grande accusation contre l’administratiou actuelle dans toute l'étendue du pays pour prouver l’extravagance du ministère, Je désire appeler l'attention de la Chambre sur les circonstances qui ont ameré cette augmentation de $261,000 dans l’espace de
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six ans. L'une des difficultés que tout gouvernement doit éprouver en préparant les estimations du service civil, c’est l'augmentation provenant des dispositions de la loi du Service Civil, on vertu desquelles un grand nombre des employés reçoivent chacun une augmentation annuelle de $50. Cette augmentation, pendant les six dernières années, est estimée comme suit. On estime que 420 des employés civi's ont reçu une augmentation de $50 par année, chaque année depuis 1877-78, c'est-à dire durant six années, soit une augmentation totale de $300 pour chaque employé. Ce montant pour 420 employés du service civil donne une augmentation totale de $127,000.
De plus, on a transféré au compte du service civil les dépenses de l'exploration géologique, c'est-à-dire les sommcs payées aux employés de cette division du service, Autrefois ces employés étaient payés en vertu d'un crédit de la Chambre, et le montant ainsi dépensé ne figurait pas sous le chef du crédit voté pour le service civil, mais l'ancée dernière et l'année précédente ce crédit a été transféré au compte du service civil, et le montant des salaires de ces employés, s'élevant à 836,000, est ajouté aux dépenses, ce qui constitue, non une augmentation de dépenses, mais un simple transfert d’un compte à un
autre, Comme il figure maintenant sous le chef de dépenses
du service civil, il augmente ce crédit de 836,000. Ensuite, il y a le traitement et les dépenses imprévues du haut com. missaire, soit $14,000. Nos amis de l'opposition n'avaient pas de haut commissaire, maisils ont eu pendant un certain temps à Londres un agent général qui était libéralement rétribué, et pour ce qui est des services rendus par le haut commissaire, je puis dire que le simple fait de l'avoir envoyé à Londres a mis le gouvernement dans une position plus avantageuse visä-vis de ses agents financiers, sans compter les autres services qu’il a rendus. L’intention était alors de faire de lui notre agent financier, mais ce projet a été trouvé impra-
ticable, Cependant, le simple fait que cette intention a été connue a amené une réduction des commissions payées à nos agents financiers, et nous a procuré une épargne annuelle plus considérable que le coût du burean au haut commissaire,
Je n’hésite pas à dire que si les honorables membres de l'apposition sont un jour ou l’autre chargés de la responsabilité du gouvernement, ils trouveront que les services, de ce fonctionnaire, sinon ceux du haut commissaire actuel, du moins ceux d’un de leurs amis agissant en cette qualité, seront d’une valeur telle pour eux-mêmes et pour la Confédération en général que, quelles que soient leurs objections actuelles contre cette dépense, je doute beaucoup qu'ils abolissent cette charge. Dans tous les cas cela ajoute 814,000 à la liste civile.
Il ya en outre le bureau des examinateurs qui, l’an dernier, a coûté $4,661, une autre charge contre le crédit du service civil. Ceci laisse environ $80,000 pour lesquels on n’a pas encore rendu compte mais qui s'explique comme suit: les 880,000 représentent l'augmentation à partir de 1877-78 jusqu’en 1884. J'ai entendu l’autre soir faire la remarque que le nombre des employés du service civil est à peu près doublé, M. l'Orateur, il n’en est pas ainsi. Si nous prenons le nombre des employés permanents de 1877-78 et les surnuméraires payés à la journée, et le nombre des employés du service civil en 1884 et les surnuméraires, nous constatons que l’augmentation est de 119, ou vingt hommes par année en moyenne qui ont été nommés depuis six ans, Maintenant, je désire exposer à la Chambre les circonstances qui, à mon avis, justifient cette augmentation.
Prenons d’abord le département des travaux publics. Los dépenses de ce département pendant l’année dernière, comme je l’ai déjà dit,se sont élevées à trois fois le montant dépensé en 1877-78. La Chambre comprendra facilement qu'il est tout à fait impossible d’administrer une dépense de
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$3,000,000 pour le même prix qu'une dépense d’un million. Cela est évident. Maintenant les dépenses relatives aux chemins de fer et canaux ont augmenté. Lorsque nous prenons en considération l'augmentation du nombre de milles de chemin de fer exploités par le gouvernement, lorsque nous tenons compte des dépenses considérables qui ont été faites depuis 1879 sur des entreprises à partir de l'extrémité occidentale du lac Supérieur jusqu’à Winnipeg et la Colombie-Britannique, lorsque nous tenons compte de la surveillance qui doit nécessairement être exercée sur la construction de la partie Est entreprise par la compagnie du. chemin de fer du Pacifique canadien, lorsque nous considérons l'augmentation des affaires depuis 1877-78, la Chambre conviendra avec moi que ces circonstances justifient l'augmentation des dépenses de ce département depuis cinq ans.
Vient ensuite le département de l'intérieur. J'ai, il ya un instant appelé l'attention du gouvernement sur le fait que le département de l’intérieur doit s'occuper d’un territoire presque aussi grand que toute l'Europo, égal en étendue aux trois quarts de l’Europe dans tous les cas; que depuis les quatre dernières années le ministre de ce département a vendu des terres pour lesquelles il a reçu un montant de $4,000,000; qu'il a été nécessairement obligé de surveiller | les arpentages et tout ce qui est nécessaire à la vente et à la colonisation de cet immense territoire, de sorte qu'on ne peut s'attendre à ce que les dépenses soient los mêmes qu’elles étaient il y a cinq ans, alors qu'on n’a reçu que $90,000 pour la vente des terres, alors que cette contrée n'était pas traversée par les chemins de fer, et alors que l'administration de ce département n’entraînait que peu ou point de dépenses.
Vient ensuite le département des postes. On a augmenté considérablement le nombre des employés de ce département. En examinant les faits, je crois que l’on conviendra que l'augmentation du nombre des employés est justifiée, Quelle
est la nature du travail fait en 1884 si nous le comparons à celui de 1878? En 1878 nous ne faisions l'échange des mandats-poste qu'avec la Grande-Bretagne, les Etats-Unis et Terreneuve. Depuis cette époque ce système a été étendu à soixante autres pays; il a été étendu, je puis le dire, à tout le munde civilisé.
On peut maintenant se procurer au département des postes des mandats pour presque toutes les parties da monde civilisé. Cela n’a pu être fait sans augmenter les dépenses, mais d'un autre côté, qu’il me soit permis de dire à la Chambre que l'augmentation des dépenses a été en grande partie contrebalancée par les recettes provenant de cette source. En conséquence, si d’un côté cette extension a augmenté les dépenses du département et le nombre des employés, par contre, il n’y a aucun doute qu'il a donné en retour une somme au moins égale à la dépense nécesritée pour le paiement de ces employés s dditionnels.
En outre, nous constatons que le nombre des comptes ouverts dans les caisses d’épargnes des postes en juillet 1878, a été de 25,535, et en 1884, de 66,682, soit uneaugmentation de 41,147, pendant les cinq ans. Nous savons, à n’en pas douter, que cette augmentation du nombre des comptes a nécessité un travail énorme.
Si quelqu'un se rend au bureau de poste d'Oltawa et s’il y dépose $10 ou 820 en vertu des dispositions relatives aux caisses d'épargnes des postes, cet argent est transmis au bureau général, et le bureau général doit envoyer dans chaque cas au déposant un accusé de réception, C'est là la protection du département et du déposant, vu que ce dernier est averti que s’il ne reçoit pas du département un avis l’informant que l’argent a été inscrit à son avoir, il doit aussitôt faire une enquête à ce sujet. Mais chacun de ces dépôts, même s’il ne dépasse pas $1, nécessite un accusé de réception de la part d’un employé du département, de sorte que lorsque ce travail s'applique à 41,147 nouveaux comptes
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ouverts par les habitants de toutes les parties du Canada, il est facile de voir jusqu'à quel point, dans ces circonstances, l'augmentation générale de la besogne du département est considérable.
Ceci est à part l'augmentation générale de la besogne du département en dehors des deux comptes particuliers dont j'ai parlé, et ceci justifie la conclusion que grâce à l’augmentation provenant de l'entrée dans la convention relative aux mandats-poste de soixante et trois pays autres que ceux qui en faisaient partie en 1878-79, il doit nécessairement y avoir augmentation des dépenses du département; mais en regard de ces dépenses il y a des recettes équivalentes,
Vient ensuite le département des finances. La besogne additionnelle de ce département provient surtout des caisses d'epargne, La Chambre sait que les dépôts ont augmenté considérablement. Le nombre des comptes ouverts en 1878 était de 19,922, et en 1884 de 43,406, soit une augmentation de 23,484. Il faut que tous ces comptes soient contrôlés ici; les déposants sont notifiés par le département, ce qui entraîne une augmentation de besogne considérable, bien que cette augmentation ne soit peut-être pas aussi considérable que dans certains départements.
Sir RICHARD CARTWRIGHT: Je ne veux pas vous interrompre inutilement, maïs sont-ce là des comptes séparés, des déposants distincts ?
S r LEONARD TILLEY : Oui, ce sont des comptes distincts.
Sir RICHARD CARTWRIGHT : Je vous demande pardou, mais j'ose dire que cela ne vous embarrasse pas beaucoup. Est-ce que chaque compte distinct suppose un dépoposant distinct ?
Sir LEONARD TILLEY : Non. Pas pour les caisses d'épargne, mais c'est le cas pour ce qui concerne les postes. Au département des postes, on donne avis de chaque dépôt:
11 n’en est pas de même aux caisses d'épargne du gouvernement. C’est une augmentation dans le nombre des comptes, mais cela n’entraîne pas la même augmentation de besogne qu'au département des postes.
Vient ensuite le département de la milice. Comme je l'ai déjà dit, l'établissement des nouvelles écoles doit nécessairement augmenter jusqu’à un certain point les dépenses, mais dans ce département, l’axgmentation des dépenses n’est pas plus considérable qu'on ne devait raisonnablement s’y attendre vu l'augmentation de l'effectif et l’organisation de nouvelles écoles. Le département de l’auditeur, est, comme les honorables députés le savent, un département séparé et distinct, qui coûte nécessairement plus cher qu’autrefois, vu qu’il fonctionne avec beaucoup plus d'efficacité; et bien qu'il ait été nécessaire d'augmenter le nombre des expéditionvaires, les dépenses n'ont guère augmenté depuis quatre ou cinq ans. Cependant, à mesure que les affaires du pays augmentaient les dépenses ont dû augmenter dans une certaine proportion. |
Au département des douanes, l'augmentation des recou. vrements, l'augmentation du nombre de stations, l'extension du système douanier au Manitoba et dans les territoires du Nord-Ouest, l'augmentation de la surveillance nécessitée par la loi de 1879, qui a augmenté considérablement la besogne du département, devaient nécessairement produire une augmentation de dépense. Au département des affaires des sauvages, il y a la police à cheval, et il y a une augmentation de dépenses pour les sauvages, ce qui explique l’augmentation des dépenses de ce département. Au revenu de l’intérieur, une dépense additionnelle a été nécessitée par l'adoption de la loi des licences, ce qui a un tant soit peu augmenté les dépenses de l’année dernière. Au département de l’agriculture, je désire appeler l'attention de la Chambre sur l’augmentation de ce département depuis 1878, et je crois que
les honorables députés sont pleinement convaincus que le
département a raison de demander un crédit additionnel,
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M. POPE : C'est un département modèle.
Sir LEONARD TILLEY : Je sais que c'est un département modèle. Lorsque nous considérons la besogne additionnele qui a été expédiée par ce département depuis trois ou quatre ans relativement à l'immigration, nous voyons que cela justifie une certaine augmentation des dépenses, mais il y a une partie de sa besogne au sujet de laquelle je désire appeler spécialement l'attention de la Chambre, et qui justifie pleinement le montant additionnel dépensé dans le département depuis 1878. En 1878, le nombre des brevets accordés a été de 1,172, et les recettes du bureau des brevets ont été de 833,663. En 1884, on a accordé 2,456 brevets, et les recettes ont été de 869,530. Ceci nous donne une idée de l'augmentation de la besogne de ce département dans cette division spéciale, et il faut se rappeler que les salaires des employés additionnels ont été quatre fois couverts par l'augmentation des honoraires perçus en raison de l’augmentation du nombre de brevets accordés, une augmentation de $36,000 depuis 1877-78.
Vient ensuite le département de la justice, dans lequel il yaeu nécessairement une augmentation de besogne, vu l'augmentation de la population du pays, ce qui a amené une augmentation du nombre des prisonniers. Les déparments du secrétaire d'Etat et du Conseil privé, dépendent teaucoup, en tant que leur besogne est concernée, du développement du pays et de l'augmentation de la population, de la colonisation du Nord-Ouest, des diverses questions soumises au conseil, des arrêtés du conseil et de la correspondance du secrétariat d'Etat. Tous les honorables députés comprendront que l’augmentation de la population signifie pour ces départements, augmentation de la besogne, augmentation du nombre de documents qui leur sont soumis, ce qui doit nécessairement augmenter les dépenses. Je crois que si nous prenons ces faits en considération, l’aug- Deer de $80,000, ou l’augmentation de vingt employés
par annéo depuis 1878 jusqu'à 1884, est pleinement justifiée, de sorte que l'emploi de ces 119 hommes en sus de ceux qui ont été employés soit tomporairement soit d’une façon permanente en 1877-78, est justifiée.
Maintenant, M. l'Orateur, j'ai parcouru tous les articles relatifs aux augmentations, qui portent à $7,500,000 l’excédant des dépenses de 188£ sur celles de 1877-78. J'ai démontré qu'un grand nombre de ces augmentations ne constituent pas une augmentation de l'impôt, mais qu'au contraire elles ont eu pour effet d'augmenter le revenu, eten conséquence nous devrions borner nos considérations à ces dépenses qui ue rapportent pas d'argent ; elles sont limitées par leur nature même, et si elles sont limitées par lour nature, on constate que les avantages que le pays retire de ces dépenses est un équivalent et plus qu'un équivalent pour les déboureés qui ont été faits. Dans ces circonstances, je veux qu’il soit compris, que lorsque les honorables membres de l'opposition affirment que l’extravagance du gouvernement doit être jugée par l'augmentation de $7,500,000 dans les dépenses depuis six ans, nous avons une bonne réponse à donner, et c'est que cette somme pendant cinq ans n’a pas nécessairement eu pour résultat l’augmentation de l'impôt.
Je vais procéder à établir ce fait. Do 1874 à 1879, l'impôt nécessaire basé sur la population moyenne pendant cette période, si le gouvernement eût perçu les deniers nécessaires pour payer les dépenses, aurait été, comme je l’ai déjà dit, de $4.88 par tête. Lorsque je dis ici—et j'ai les données nécessaires pour le prouver—que de 1879 à 1884 la capitation nécessaire pour couvrir les dépenses était de 10 centins moins élevée que $4.88—lorsque j'affirme cela, si je puis le prouver, cela démontre ce que viens de dire, savoir, que cette dépense de $7,500,000 n’entraîne pas l'augmentation de l'impôt qui doit être payé par la population du Canada. J'ai déjà affirmé cela, et je crois qu’il est nécessaire pour moi de fournir les données sur lesquelles je me base, vu”qu'un
honorable membre de cette Chambre a fait il y a deux ou trois mois une déclaration alarmante qui a été répétée non seulement dans tout le Canada, mais dans tout l'univers, je pourrais dire, laquelle déclaration tendait à démontrer que le peuple du Çanada paie un impôt qui est presqu- le double de celui qui est payé par le peuple des Etats-Unis, et que cet impôt augmente dans des proportions telles qu'avant longtemps il égalera celui des nations les plus lourdement taxées de l'univers.
M. l’Orateur, je crois qu'il est nécessaire dans ces circonstances quo nous donnions ici, de préférence à tout autre endroit, la réponse à cette assertion, afin de rassurer le peuple que cette assertion répétée dans tout le pays, a dû nécessairement inquiéter. M. l’Orateur, je vais prouver mon assertion relative à l'impôt nécessaire de 1874 à 1879 et à l'impôt néces#1.re de 1879 à 1884. Les recettes provenant de la douane, de l’accise et «les timbres perçus du 1er juillet 1874 au ler juillet 1879 se sont élevées à $93,295,770.34. Le déficit durant cette période a ité de $4,818,789, rendant nécessaire; si l’on eût perçu un revenu suffisant pour couvrir cette dépense, uns taxation de $98,114,559.34, soit 84.88 par tête sur une population moyenne estimée à 4,021,000 pendant cette période. Je puis dire que le déficit provient des causes suivantes : Le total des recettes pendant ces cinq années a été de $114,860,495 ; le total des dépenses pendant la même période a été de $8119,679,284, ce qui représente le déficit que je viens de mentionner.
Nous arrivons maintenant à la période écoulée entre 1879 et 1884. Reçu de la douane, de l’accise et des timbres depuis le ler juillet 1879 jusqu’au ler juillet 1884, $124,723,659.84. Le surplus pendant ces cinq années a été de $20,429,725, et se répartit comme suit: Total des recettes pendant cette période, $157,687,879; total des dépenses pendant la même période $137,258,154. Si vous déduisez des recettes les $20,000,000 de surplus la taxation nécessaire--cela fait rire
l'honorable député, (sir Richard Cartwright,) je vais lui faire une déclaration qui exigera de sa part autre chose qu’un rire forcé. La taxation nécessaire pendant cette période a été de $104,293,934,84, sur une population moyenne de 4,364,800 ou $4.784 par tête, contre $4.88 par tête.
Sir RICHARD CARTWRIGHT : Très bien,
Sir LEONARD TILLEY : L'honorable député rit, Qu’at-on fait de ces $820,000,000 ?
Sir RICHARD CARTWRIGHT: Gaspillés sur le chemin de fer du Pacifique canadien.
Sir LEONARD TILLEY : Non, M. l'Orateur, ils n'ont pas été gaspillés sur le chemin de fer du Pacifique canadien ni sur aucun autre chemin de fer. Je vais vous dire quel a été l'effet produit par ces $20,000,000 de surplus. Voyons quel etait le montant not de l'intérêt que le Canada avait à payer lorsque ces messieurssont arrivés au pouvoir en 1874. Le montant net de l'intérêt payé en 1873-74 était de $5,113,573.31, sur une population estimée à 3,873,920, ou $1.32 par tête. Le montant de l'intérêt proprement dit payé en 1878-79 a été de $6,456,383.51, soit une augmentation de $1,342,810.20 pendant les cinq ans, ou $1.544 par tête, soit une augmentation de 224 cents par tête sur une population estimée à 4,178,890, pendant cinq ans. Maintenant, comme résultat de ce surplus, comme résultat de l’amélioration du crédit du pays, comme résultat du rachat des paiements à échoir portant intérêt à 5 et 6 pour 100, l'intérêt proprement dit payé en 1883-84 s'est élové à 86,713,482,24 sur une population estimée à 4,600,000, soit $1.46 par tête, ou 84 cents par tête de moins qu'on a payé en 1878-79. C'est là un des effets du surplus de $20,000,000, et il ne faut pas oublier que pendant les cinq années qu'ils ont passées au pouvoir, ces messieurs ont dépensé $33,000,000 ou 834,000,000 imputables au capital. En tant qu'il s’agit de l'impôt par tête, tels sont les résultats. que nous avons obtenus tout en dépensant pendant les cinq
années en question 865,000,000 pour la construction du chemin de fer du Pacifique, pour l’achèvement du chemin de fer Intercolonial et pour le creusement et l’élar;:issement de nos canaux. Le résultat a été que l'intérêt payé pesdant. l'année dernière a été de 84 cents par tête moins élevé qu'il ne l'était lorsque nous sommes arrivés au pouvoir.
Je crois entendre l’honorable membre de la gauche se dire ce que disait son voisin de droite : Que dites-vous du compte du capital ? Vous n'avez pas tenu compte de $1,800,000 qui sont imputés au compte du capital pour arpentage des terres, laquelle dépense les honorables députés de la gauche ont imputée au compte du capital lorsqu'ils étaient au pouvoir. Je crois entendre l'honorable député se dire cela en réponse à ma déclaration. J'avoue aue je n'ai pas tenu compte de cela dans mon exposé, mais si j'en avais tenu compte la taxe par tête de la population n'aurait pas encore atteint le chiffre de $1.88. Je crois donc qu’en tant qu'il s’agit des cinq dernières années, bien que nous ayions dépensé, en 1883.84, pour le développement du pays et pour l'exécution des grands travaux publics 87,500,000 de plus que les honorables membres de l'opposition n’ont dépensé, cependant, la taxation nécessaire a êté moindre pour le peuple pendant les cinq dernières années que pendant le temps que les honcrables membres de la gauche étaient au pouvoir. C'est là une réponse suffisante aux yeux du pays, quant à la prétendue augmentation des taxes et quant à la prétendue extravagance dn gouvernement,
M, MACKENZIE : Très-bien.
Sir LEONARD TILLEY : Cet applaudissement est faible, mais je suis content de l'avoir de la part de l'honorable député. Je voudrais qu'il fût plus fart dans son intérêt et dans le mien.
M. MILLS : Dans votre intérêt surtout,
Sir LEONARD TILLEY : Je dois dire que chez l’honorable député (M. Mackeuzie) j'ai toujours trouvé l'un des
adversaires les plus redoutables qu’on puisse rencontrer dans l'opposition. J’apprécie ses talents et je regrette que le mauvais état de sa santé l'empèche de prendre aux débats du parlement une part aussi active et aussi vigoureuse que celle qu’il y prenait autrefois. Maintenant que l'expérience de la politique nationale s’est développée dans le parlement et en‘dehors du parlement au moyen des rapports du commerce, j'aimerais à discuter cette question au point de vue de l'expérience des cinq: dernières années. Depuis des années nous avons examiné les résultats de cette politique, ses effets sur le commerce, le progrès de nos manufactures, et nous avons comparé les résultats année par année ; mais je crois qu’il serait avantageux, maintenant que nous avons devant nous les rapports des cinq années relativement à ses effets connus sur le commerce, et relativement à son influence générale sur le pays, de consacrer un peu de temps à passer en revuo ses résultats pendant cette période,
Nous savons qu’en 1879, divorses objections ont été soulevées par les honorables membres de la gauche, contre les résolutions oui étaient soumises au parlemont pour définir et expliquer la politique du gouvernement au sujet de la question corumerciale. L'une des objections qui furent soulevées—je crois qu'elle a été soulevée par l'honorable député qui a dit un mot il y a an instant—était à l'effet que l’imposition d’un droit sur les céréales, nuirait beaucoup au commerce d'exportation à l'étranger que nous avions fait jusqu'alors. Il a fait un calcul très élaboré sur ce que devaient être les résultats directs de la mise en vigueur du tarif, qui devaient d’après lui, avoir pour effet de refouler le commerce vers les ports des Et:ts-Unis au lieu de le faire passer par nos Canaux, par nos Chemins de fer, et de procurer du travail à la population du Canada,
Il est évident que des doutes sérieux existaient à cette époque quant aux effets qui devaient être produits par l’imposition d’un droit sur les céréales de l'étranger, vu que
cela devait assujétir les exportateurs à transmettre leurs marchandises en entrepôt, ce qui leur causait un peu d’embarras et peut-être un peu de dépenses ; et les honorables membres de la gauche prétendaient que ces circonstances refoulerait le commerce en dehors du Saint-Laurent, J'ai pu d'année en année faire une déclaration indiquant que les craintes exprimées à cette époque par les honorables députés étaient dénuées de fondement, en tant que notre expérience pouvait alors nous renseigner, et je crois que l'expérience des cinq dernières années démontre que ces craintes n'étaient nullement fondées. Par exemple, je constate ce qui suit :
Valeur de l’exportation des produits étran-
gers du ler juillet 1878 au ler juillet 1884. $53,384,455 Valeur de l'exportation des produits étrac-
gers du ler juillet 1874 au ler juillet 1879. 41,003,910
Augmentation... ses sosses soreuee $12,380,515
Ceci est une réponse suffisante à l'honorable député qui éprouvait des craintes à ce sujet.
Lorsque ces résolutions ont été présentées, on a dit de plus qu’elles étaient anti-patriotiques, qu’elles auraient pour effet de diminuer notre commerce avec la mère-patrie et de l’augmenter avec les Etats-Unis. Voilà ce que nous disaient les députés de l'opposition, lorsqu'ils nous accusaient de mauquer de patriotisme et d'aider à nos voisins des Etats-Unis au lieu d'aider au pays auquel nous devons allégeunce, et vers lequel penchent naturellement nos sympathies.
Voici quels sont les faits sur cette question :
Valeur des marchandises importées de la Grande-Bretagne, pendant cinq ane, du ler juillet 1879 au ler juillet 1884......@224,112,853 Valeur des marchandises importées de la Grande-Bretagne, pendant cinq ans, du ler juillet 1874 au ler juillet 1879... 299,077,876
Augmentati Dm ses mures ss D 15,034,977
Valeur des marchandises importées des Etats-Unis, pendant cinq ans, du ler juillet 1879 au ler juillet 1884... .…....@220,865,271 Valeur des marchandises importées des Etats-Unis, du ler juiliet 1874 au ler juillet 1879 sesssem serrure TEEN ve ssoes 240,559,4930
Diminution sus sesss sesssosvs sosoos se D 19,694, 209
Je crois que ces chiffres seront une réponse suffisante aux craintes qu'on exprimait quant à l'effet que devait avoir notre politique sur le commerce entre le Canada et la Grande- Bretagne, et le Canada ot les Etats-Unis.
On prétendit ensuite que la politique de 1879 augmenterait dans une plus grande proportion les droits sur les marchandises anglaises que sur les marchandises américaines. Voyons quel a été le résultat des deux périodes de cinq années dont j'ai parlé, d’après ce que nous trouvons dars les Tableaux du commerce et de la navigation :
Percentage payé sur les importations de
la Grande-Bretagne, de 1874 à 1879... 16 pour 100 Percentage payé sur les importations de
la Grande-Bretagne, de 1879 au ler
juillet 18Bue sus susnes svones sons one 1929
AugmentatiOn see... ses soso rome T0 9 L
Percentage payé sur les produits importés des Etats-Unis pour ia consommation, de 1874 à 1879... sevsoes vue Op Percentage payé sur les produits importés des Etats-Unis pour la consomma- , tion, de 1879 à 1884... uses ee 1485 “6
Augmentation... ss... Ds LL
Voilà la réponse aux craintes des députés de l'opposition lorsqu'ils disaient que le tarif q''e nous allions mettre en vigueur serait au détriment de la Grande-Bretagne et à l'avantage des Etats-Unis,
On a souvent fait allusion à la balance du commerce, et le chef de l'opposition est revenu en diverses occasions sur certaines déclarations que j'ai faites on 1879 ou 1880, je crois, lorsque les importations et les exportations se sont presque