‹ Finances du Canada [microforme]Chapitre 4 sur 16 · DIET PIC CETTE ETS TR ER SIT ENT AMENER · texte numérisé non relu

DIET PIC CETTE ETS TR ER SIT ENT AMENER

équilibrées, ot une année, si je me rappelle bien, les exportations ont un peu dépassé les importations. Les années suivantes il y a eu un surplus d’importations, et j'exprimai alors ma satisfaction de voir les importations et les exportations s'équilibrer mieux que pendant beaucoup d'années auparavant. |

Le chef de l'opposition a prétendu que mon désir était de voir diminuer les importations jusqu’à ce qne nous ayons une balance de commerce parfaite, comme nous l'avons eu: en 1879-80 ou 1880-81, je ne me rappelle pas au juste.

À présent quels sont les faits ? Les faits sont que pendant les deux dernières années les importations ont été exceptionnellement considérables. D'abord les importations du chemin de fer Canadien du Pacifique, importations de fer, de rails, de matériel, et autres articles, ont ajouté aux importations de l’an dernier, et, pour une proportion considérable, à celles de l’année précédente. Ensuite la prospérité générale a augmenté les importations et la consommation. Mais les chiffres suivants démontrent que la politique nationale a eu pour résultat pratique de maintenir entre les importations et les exportations un équilibre beaucoup plus satisfaisant qu'il aurait été sans cette politique nationale :

Les importations depuis le ler juillet 1874

jusqu’au ler juillet 1879, ont été de... %490,654,805 Exportations pour la même période …..….. . 385,543,729 Surplus des importations sur les exportations. $105,111,076 Importations depuis le ler juillet 1879 jus-

qu’au ler juillet 1884. su vrsossss sons PD59,891,152 Exportations pendant la même période … 477,831,784

Surplus des importations sur lesexportations. $ 82,059,368

Je puis ajouter que pendant les cinq dernières années, il y a eu une forte augmentation dans le commerce de la Confédération. Le surplus de production de nos manufactures, ainsi qu’il est démontré par les rapports qui ont êté faits au gouvernement et qui ont été déporés sur le bureau du gref-

tier, ont dû diminuer d'au moins $100,000,000 la valeur des importations des marchandises manufacturées, pendant les cinq ans. Je regrette que ces rapports ne soient pas encors imprimés, mais les députés auront tout le temps nécessaire pour les examiner avant la fin du débat.

Lorsque j'aurai dit que le salaire seul, payé pendant l’année aux hommes et aux femmes dans les manufactures du pays, a été de $15,000,000, vous pouvez sans crainte en conclure que les intérêts, la mise de fonds pour les édifices, et les profits des manufacturiers, s'élèvent à une moyenne de $20,000,000 par année, ou $100,000,000 pour les cinq ans.

L'adoption de cette politique a nécessairement diminué les importations, et la balance du commerce serait contre nous de toute cette somme en plus, ci ces manufactures n'avaient pas été construites et ces industries introduites dans le pays; si telle avait été notre situation les conséquences en auraient été bien déplorables. Voilà pour la balance du commerce.

Je ne désire pas voir diminuer la consommation ; mais ce que le gouvernement préfère, tout en voyant augmenter la consommation, c'est que le peuple consomme des articles produits et manufacturés dans le pays, par le travail du pays, au lieu de le voir les importer de l'étranger, ce qui a pour effet de faire sortir notre argent du pays afin de payer ces marchandises.

Maintenant, je désire donner quelques nouvelles preuves du succès de cette politique en augmentant les industries du pays. Iln’y a rien, peut-être, qui indique plus clairement l’augmentation de ces industries, que l’augmentation dans les demandes d’outillages et de machines, Il est parfaitement connu par ceux qui s'occupent de la fabrication des machines, que les commandes qu'ils ont reçues et remplies depuis 1879 dépassent de beaucoup les commandes de 1874 à 1879. On peut constater, peut-être, qu’en dehors des memtres du parlement, les principaux partisans de cette

politique, ceux qui parlent le plus efficacement en sa faveur, ce sont Ceux qui parlent de leur propre industrie, qui parcourent le pays et racontent au peuple les avantages qu'ils ont retirés de cette politique par l'augmentation dans la demande de leurs machines.

Je pourrais désigner un citoyen que mon honorable prédécesseur a rencontré dernièrement, et qui, se fondant sur sa propre expérience, parla avec tant d'efficacité qu'il entraîna le peuple avec lui, parce qu’il était en état de prouver que l'augmentation dans la demande de ses produits, et le surplus de travail et de salaire donné aux ouvriers, étaient le résultat de la politique nationale. A cette augmentation de demande à l’intérieur on peut ajouter que les machines importées de 1874 à 1879 se sont élevées à $3,100,018, tandis qu’elles ont atteint $8,597,300 de 1879 à 1884.

Je crois que c’est là un indice de la vitalité et de l'activité nouvelle donnée à ces industries, qui ont besoin d’une telle augmentation de machines,

Prenons à présent l'importation des peaux vertes pour faire voir le développement de l’industrie du cuir. Les

peaux vertes importées de 1874 à 1879 étaient évaluées à

$6,419,294, et de 1879 à 1884 à 89,517,744. C’est une preuve de l'augmentation de la demande sur les peaux vertes pour la fabrication du cuir, des chaussures, et autres articles en cuir,

Nous arrivons ensuite à la houille. La quantité de houille entrée dans le pays pour la consommation, de 1874 à 1879, a été de 4,230,984 tonnes, et de 1879 à 1884, de 7,085,985 tonnes. Le rendement des mines en 1878 a été de 650,000 tonnes, et en 1884, de 1,550,500 tonnes, ou 900,000 tonnes de plus qu'en 1878. Ceux des députés qui étaient ici en 1879 se rappelleront que je calculais—et je crois que c'était un calcul bien libéral—qu'en quatre ans, le rendement des mines du Canada augmenterait de 400,000 tonnes ; et il se trouve qu’un peu plus de cinq ans après, cette aug-

mentation a atteint 900,000 tonnes, ou 3,000 tonnes pour chaque jour de travail de l'année 1884. Je crois entendre certains députés de la gauche me dire: Si vous avez augmenté de 3,000,000 de tonnes l'importation du charbon, vous avez taxé le peuple de 50 à 60 cents par tonne sur ce surplus d'importation. J’admets cela. Je n'entreprendrai pas de prouver, bien que © : : soit possible jusqu'à un certain point, que dans plusieurs cas le droit est payé par celui qui vend le charbon, Je ne veux pas me servir d'arguments qui donneraient prise à la critique. Pour les besoins de la discussion j'admettrai que chaque cent de cet impôt est payé par le peuple. Mais qu'est-ce que cela nous permet de faire ? Cela nous a permis—car les droits étaient à peu près les mêmes—d’abolir le droit sur le thé et le café, pour le mettre sur la houille, ce qui nous a donné une industrie dont le rendement a été en 1884 de 900,000 tonnes de plus qun

Si demain on abolissait ce droit sur la houille, le gouvernement serait obligé de venir demander au parlement de le rétablir sur le thé et le café.

Ensuite vient la question du sucre. Cette question a déjà été discutée passablement à fond ici. Les honorables députés de la gauche ont eu des paroles bien énergiques pour qualifier les conséquences de notre politique sur le sucre. On disait que nous enrichissions le raffineur et que nous taxions le consommateur.

Aujourd’hui je ne serais pas du tout étonné d'entendre dire par les mêmes députés que notre politique a ruiné le rafineur, bien que cependant, ils n’admettront pas qu'elle a profité au consommateur. Le changement du tarif sur le sucre à eu l'effet suivant : IL a renuu au Carada une indus-

trie qu’il avait perdue ; il a fait construire deux ou trois nouvelles raffineries en plus des anciennes, et a donné de l'emploi à un grand nombre d'ouvriers, Je ne suis pas bien certain que nous n’ayons pas une raffinerie de trop ; mais si

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