‹ Finances du Canada [microforme]Chapitre 5 sur 16 · DETTE EN TSI ETES ED PRE · texte numérisé non relu

DETTE EN TSI ETES ED PRE

les raffineurs ne font pas autant d'argent que les premières années, est-ce qu'il ne serait pas juste pour les honorables députés de la gauche de mettre en ligne de compte les forts profits qu’on prétend qu’ils ont réalisés en 1879 et 1880 pour contrebalancer les petits profits qu'ils font actuellement, et équilibrer ainsi les bénéf 3 que retirent de cette industrie ceux qui ont engagé leurs Capitaux. Je crois que cela serait raisonnable.

Quelques DÉPUTÉS : Écoutez, écoutez.

M. PATERSON (Brant) : Seulement, ceux qui ont fait l'argent alors ne veulent pas partager avuc les autres aujourd’hui,

Sir LEONARD TILLEY : Pas du tout. Mais, M. l'Orateur, je réfute en ce moment un argument qu’on invoquera peut-être tout à l'heure, et j'attire l'attention de la Chambre sur le fait que lorsque nous discutions cette question du sucre On prétendait que notre politique devait enrichir les riches et appauvrir les pauvres ; et maintenant nous allons entendre dire que ces hommes sont engagés dans une entreprise dans laquelle ils ont perdu de l'ergent l'an dernier, non pas par les effets de la politique nationale, mais par suite de la tendance à la baisse du prix des sucres, durant les douze derniers mois. Ces députés crient: écoutez, écoutez, mais Laissez-moi leur dire que l'argument dont je me sers pour le sucre s’applique au coton et aux autres industries. Si, comme le prétendent ces députés, ces industries rapportaient alors de forts profits, et si elles ne rapportent que de faibles profits maintenant; s'ils veulent dire que nous avons induit ces capitalistes à placer leur argent dans des entreprises qui ne paient pas, ils devraient mettre en ligne de compte les profits réalisés les premières années, et établir une moyenne, en faisant une comparaison entre ces profits et les petits profits qu’ils font à présent, Voi'à ma réponse à cet argument, Quant au sucre, il s’agit

de savoir s’il a coûté plus cher au peuple depuis qu'avant ? Jamais dans l’histoire du pays le sucre n’a été. aussi bon marché qu'aujourd'hui; et j’ajouterai, jamais il n’a été d'aussi bonne qualité.

J'admets que cela n'est pas une réponse satisfaisante à ceux qui prétendent que le consommateur a payé plus cher, car le prix du sucre brut a diminué, Mais si nous tenons compte du prix du sucre jaune et du sucre raffiné, pendant les cinq dernières années, nous voyons que le consommateur a payé son sucre tout aussi bon marché que s'il l'avait importé des Etats-Unis ou d'Angleterre, aux conditions du tarif en opération en 1877 et 1878.

Qu'a fait de plus notre politique ? En 1878, 6 pour 100 seulement du sucre consommé dans la Confédération venaient directement du pays de production ; l’an dernier 89 pour 100 sont venus directement des pays de production et 11 pour 100 seulement venaient de la Grande-Bretagne et des Etats Unis. Voilà ce que j'ai à répondre au député qui disait qu’un droit sur le sucre signifiait une perte considérable de revenu et une augmentation du prix pour le consommateur.

Le revenu de l’an dernier, vu l'augmentation dans la quantité du sucre brut importé, bien que les prix fussent bas, a été plus considérable que le revenu des années précédentes. Tout cela fait voir que nous n’avons pas seulement retiré du sucre le revenu ordinaire, mais que nous avons donné de l'emploi à un grand nombre de personnes. Nous avons rétabli une industrie importante. Notre commerce avec les Indes Occidentales a augmenté de 40 à 50 pour 100, et notre politique à l'égard du sucre a été avantageuse à toute la Confédération du Canada, -

Maintenant, M. l’Orateur, je parlerai de l’industrie du coton. On se rappelle les assertions des députés de la gauche au sujet des rois du coton. Les raffineurs de sucre, les rois du coton, les fabricants de lainages étaient les favoris,

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et ces industries étaient les trois industries chères au gouvernement,.

M. BLAKE: N'oubliez pas le fer,

Sir LEONARD TILLEY : Nous n'avons pas fuit grand chose pour le fer avant 1881,

M. BLAKE: Vous lui avez accordé une prime d'exportation,

& Sir LEONARD TILLEY : Je parle en ce moment de ce que disait l'opposition en 1819. J'admets que nous avons fait quelque chose pour l'industrie du fer: et si un droit de $1.50 la tonne, qui devra être réduit à 81.00 la tonne après un certain temps, est nécessaire pour donner plus de déve- 1°ppement à cette industrie, je n’ai aucun doute que cette protection de 81.50 lui sera accordée, Je reviens au coton. Les députés de la gauche s’opporaïient à cette politique sous prétexte que ceux qui exerceraient cotte industrie feraient des fortunes, tandis que le pauvre homme serait obligé de payer plus cher. Je ne serais pas surpris d'entendre maintenant les mêmes députés dire que les pauvres malheureux qui ont placé leur argent dans les filatures de coton souffrent beaucoup. D'abord je puis dire que le consommateur, pour sa part, ne souffre pas. Les honorables députés de l'opposition étaient pris d’une grande sollicitude pour le pauvre ; je me rappelle que cette sollicitude était partagée par l'honorable chef de l'opposition. Dans ses discours, ici et ailleurs, il s’est étendu longuement sur la taxe qu’un pauvre homme serait obligé de payer pour un vêtement exigeant sept verges de coton.

M. BLAKE: Non.

Sir LEONARD TILLEY: C'est peut-être neuf verges. Que ce soit sept ou neuf verges, je sais qu’il était plein de sollicitude pour le consommateur de coton. J'ai entre les mains les prix du coton au 31 janvier 1885, pris de l'Æcono

mist de New-York, qui établit une comparaison entre les

prix à New-York et au Canada :

Américain. Canadien.

Whitemisville, 33 pcs., 6 cts. la verge. 33 pcs. 61 cts. la verge. ( 4

Pelham......….. . 854 ‘ 6 ‘ 86 6} ‘6 H@FO un sounses 364 (4 €} 36 ‘ 7} we Whitemisville, 354 ‘“ 7 à 386 ‘“ 74 Fe Dwight Anch’r 36 ‘ ex ‘ 36 ‘ 84 4 Langdon, G.B. %6 ‘‘ 9 LL, 36 #! 9 ui

Si ces chiffres sont fidèles, et ils m'ont été fournis par un homme sur la véracité duquel, je puis compter, puisqu'il les a pris dans l’ÆZvonomist, ils font voir clairement que pour ce qui concerne le consommateur, il a pu acheter son coton à plus bas prix, ou au moins au même prix que le consommateur américain, Je parle de l'acheteur en détail, Quant aux manufacturiers, on dira que, grâce à notre politique, les capitalistes ont été induits à développer cette industrie beaucoup plus que ne le justifiaient les circonstances. Mais les difficultés qui sont survenues sont dues en grande partie au fait que pendant un an ou deux, les fabricants se sont bornés à produire une ou deux classes de marchandises. Le résultat a été qu'ils ont encombré le marché, et depuis environ six mois ils examinent tranquillement quels arrangements ils peuvent faire pour retirer un profit raisonnable de leurs capitaux investis, en variant la qualité de leurs produits.

Je me rappelle qu'il y a trois ou quatre ans, les députés de l'opposition se levaient et prétendaient qu'une de ces compagnies avait déclaré des dividendes de 40 pour 100, Si ces déclarations étaient exactes, ces fabricaats ont probablement

ait de nouveaux placements avec ces forts profits, et encouru de plus grandes respors&bil'és en agrandissant leurs opérations, Et cela a eu pour résaltat, vu le peu de variété

dans leurs produits, de créer eutre eux une concurrence si vive, qu’ils ont été obligés de réduire leurs prix à un chiffre aussi bas ou plus bas qu'aux Etats-Unis.

Les députés de la gauche diront peut-être : Oh! ils vont bientôt remélier à cela, ils vont se réunir et aviser aux

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