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les
moyens à prendre pour augmenter lea prix et réaliser de nouveaux profits.
Je doute qu'il y ait quelqu'un dans cotte Chambre, ou du moins un seul député favorable à la politique nationale, qui désire que ceux qui ont ainsi placé leurs capitaux dans cette industrie, ne retirent pas un revenu raisonnable de l’argont qu'ils ont ainsi placé. Et ce résultat est possible, car le nombre de fuseaux en opération au Canada, relativement à la population, n’égale pas le nombre de fuseaux en opération aux Etats-Unis.
I1 n’est donc que ra‘sonnable de prétendre que, du moment que les fabricants auront pris les moyens d'augmenter la variété de leurs marchandises, ils en retireront un juste bénéfice et le consommateur n’aura pas à payer plus cher, et surtout, pas autant qu'il lui faudrait payer pour une marchandise importée en vertu du tarif de 1878.
Pour faire voir quelle impulsion a été donnée à cette industrie depuis 1879, je vais citer d’après les rapports du commerce, les importations de coton brut pendant les cinq années, de 1874 à 1879, comparées aux importations des cinq années suivantes, de 1879 à 1884.
Dans la première période les importations du coton brut ont été 31,847,880 1bs. De 1879 à 1884 elles ont été de 94,038,219 Ibs. En valeur l'augmentation a été de 83,568,185, à $10,531,532.
Cela prouve, je crois, qu'une forte impulsion a été donnée à cette industrie ; qu'il y & eu une grande quantité de coton fabriqué dans le pays, qu'il a été acheté à bas prix par le consommateur canadien, etque, si on considère le nombre de fuseaux en opération au Canada et la demande qui doit nécessairement exister pour ces produits, le jour n’est pas éloigné où ces manufactures seront exploitées avec profit sans augmentation sensible de prix pour le consommateur.
Après 1879, le gouvernement est venu demander au parlement une augmentation de droit sur les instruments ara-
toires, et c’est un des griefs qui on été exagérés. Pendant un an ou environ, nos adversaires se sont servis de cela aupres des populations du Manitoba et du Nord-Ouest pour 168 détacher de la politique nationale et de celle du gouvernement sur cette question.
Je puis répéter ce que je disais lorsque je demandais au nom du gouvernement d'augmenter ce droit à 35 pour 100; je disais que j'avais l'assurance des fabricants de la Confédération, que cette évaluation du droit no ferait pas hausser les prix pour le consommatour. Si cette promesse n'avait pas été tenue, le gouvernement aurait été parfaitement libre de dire à ces fabricants: vous n'avez pas rempli vos engagements, les prix ont été augmentés pour les acheteurs du Canada et surtout de cette partie du pays spécialement affectée, et nous allons abroger ja résolution qui portait le droit sur cet article de 25 à 35 pour 100, Je crois pouvoir dire que ies fabricants ont tenu leur promesse et que les différents genres d'instruments aratoires seront vendus cette année dans le Manitoba et le Nord-Ouest, à aussi bon marché qu'on peut les acheter dans le Dakota.
Un DÉPUTÉ : A meilleur marché,
Sir LEONARD TILLEY: On pourra se les procurer tous à aussi bon marché, et quelques-uns à meilleur marché, qu'on pourrait les avoir dans le Dakota et le Minneapolis, y compris les frais de transport.
J'ai ici un tableau des prix des instruments aratoires à Winnipeg à différentes périodes :
1881-2 1883 1884 1885 Lieuses automatiques... $340 #$330 #300 à #275 #225 à P240 Faucheuses.…... ..,.,.....… 95 90 85 73 à 77 SEMEUSES sos soossos sous DO 85 80 72 Charrues sulky......…. s… 80 75 65 Charrues à plusieurs socs. … 130 110 100 WAGEONS ses. s sovvsouos » vo 95 85 e6 à 765 15
Comparons ces prix avec ceux du Dakota et du Minnesota : |
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