‹ Finances du Canada [microforme]Chapitre 9 sur 16 · RÉCAPITULATION · texte numérisé non relu

RÉCAPITULATION

De 1874 à 1879. De 1879 à 1884.

Dépôts dans Dépôts dans

les banques les banques

autoricées.. $8,499,942 autorisées. $25,903,354 Dé Ôts dans Dépôts dans ,

les banques les banques

d'éporgnes. 1,997,422 d'épargnes. 20,009,658 Compagnies de Compagnies de

chemins de chemins de

fer et de fer et de

prêtämun.. 6,787,516 prêts... 9,512,781

$16,284,940 $56,125,636 Mon préldé :esseur peut dire que l’augmentation des dépôts dans les banques d'épargnes n'est pas une preuve de la prospérité du pays. Mais j'appellerai l'attention de l'honorable député sur une lettre qu’il adressait en 1875 à des personnes qui se proposaient d'acheter des obiigations canadiennes,

lottre dans laquelle il faisait remarquer qu'il y avait eu une grande argumentation des dépôts dans les banques et les banques d'épargnes du pays. Par conséquent, j'espère que l'honorable député considérera comme une preuve de la prospérité du pays et de la bonne position financière du peuple le fait que celui-ci a augmenté ses dépôis de $16,000,000 à $55,000,000 de ces différentes manières. Le capital dépensé dans jles manufactures depuis 1878-79, ainsi queïle montre le rapport présenté, est d'environ $44,000,000.

De sorte que, depuis 1879 jusqu'à la fin de juin dernier la

population du pays a placé, selon l'énumération que j'ai faite, environ $100,000,000 comme dépôts dans les banques autorisées, les banques d'épargnes, les sociétés de prêts ou les fabriques.

Je pourrais aller plus loin et signaler l'augmentation de la longueur du parcours des chemins de fer qui ont été construits, augmentation qui nous a entraîsés dans des dépenses considérables. Je pourrais signaler les différentes villes du Cauada où l’on a dépensé des millions dans la construction de maisons qui ont trouvé des locataires depuis 1879, pendant que les bâtiments voisins étaient à louer auparavant mais ne trouvaient pas de locataires, Nous pourrions aussi parler des placements de différentes espèces qui ont été effectués depuis 1879, et qui montrent que la population du Canada, et spécialement la masse du peuple, doit avoir fait de jolis profits à même le produit de son travail pendant ces périodes» et doit avoir mis ces économies de cû‘é pour les mauvais jours.

Un honorable député de l'opposition a parlé de ce qu'il a appelé le taux d'intérêt exorbitant qui est payé aux déposants dans les banques d'épargnes, et il a dit que c’est une des raisons de l'accroissement des dépôts. Qaand je lui ai fait observer que depuis 1880 rous offrons moins d'avantages aux déposants que n’en offraient nos prédécesseurs, l'honorable député (sir Richard Cartwright) s’est lové et a

fe a?

dit avec un certain air de triomphe: Eh bien! nous n'avons fait que continuer la politique suivie par nos prédécesseurs* De ce côté-ci do la Chambre nous avons considéré que c'était nous faire un compliment que de trouver bon dans les inté” rêts du pays d’imiter notre oxcmple, mais je ne sache pas que cela justifie les honorables députés de la gauche, considérant la ligne de conduite qu'ils ont adoptée on se plaignant de la modicité relative du taux d'intérêt que l'on paie maintenant, On a prétendu qu'une grande injustice a été commise envers le peuple de ce pays et spécialement les banques de ce pays, et envers ceux qui obtiennent de l'escompte, parce que le gouvernement donne maintenant 4 pour 100, Autrefois, dans un grand nombre de cas, on donnait 5, mais maintenant nous ne commençons à payer l'intérêt qu'un mois après que le dépôt a été fait.

Aucun intérêt n’est payé sur le dépôt pendant le mois où il est fait. On dit que c'est un taux exorbitant, que nous ne devrions pas payer plus de 3 pour 100, et qu'alors les banques auraient plus d'argent à prèter à leurs clients. Eh bien! si l'on consulte les rapports des banques, on pourra voir que la plupart d’entre elles ont assez d'argent pour répondre à toutes les demandes de leurs bons clients. Le gouvernement est prêt à suivre cette politique, quo bien qu'il soit de la plus haute importance pour le Canada d'obteair de l'argent au taux le plus bas possible, les déposants de petites sommes, la classe ouvrière de ce pays, les hommes et les femmes qui veulent déposer en lieu sûr leur argent, devraient avoir le plein montant de l’intérèt que ce pays est autorieé à donner.

Un honorable député a dit que le taux de l'intérêt avait été réduit de 30 à 40 pour 100 depuis 1878. J'ai examiné le taux d’intérèt exigé par les banques en 1878, et je vois qu'il est exactement le même qu'aujourd'hui. Il n’y a, par conséquent, aucune raison de dire aux cent mille déposants qu'ils devraient demander moins de 4 pour 100, afin que les

banques puissent retirer plus de bénéfices des dépôts de leurs clients.

Or, M. l'Orateur, la politique du gouvernement est d'accorder lo plus de bénéfices possible au plus grand nombre possible de personnes; et nous croyons qu'en payant 4 pour 100 aux déposants nous leur payons un taux raisonnable, à tout considérer.

Quelle était la valeur des actions de banque en 1879, si nous établissons une comparaison avec leur valeur d’aujourd'hui? Ce document m'a été passé par un monsieur à qui j'ai demandé d'étudier la question.

ler janv. ler janv.

Banque de Montréal... sessses cooovooos more 187 Banque Molson 109 Banques des Marchands 109 Cantons de l'Est... ss ses 1074 Commerce .... 117 Banque de Toronto ss seven sosres 175 Compagcie du Télégraphe 113

Ce tableau est une preuve des progrès faits par ces établissements pendant les quelques dernières années.

M. MACKENZIE: Prenez 1873.

Sir LEONARD TILLEY : En 1873, le triage des mauvaises dettes, créées pendant les années précédentes, a certainement causé une réduction dans la valeur des actions ; mais, lorsque ces mauvaises dottes ont été constatées, en 1879, nous avons opé.é sur une autre base, sachant exactoment dans quel état nous nous trouvions. 1l semblerait que les opérations financières n'ont pas été désastreuses durant les cinq dernières années, si nous en jugeons d’après la statistique que je viens de citer. J'ai dit quelque chose au sujet du taux d'intérêt exigé par les banques en 1584. On pourra, par l’état suivant, constater ce qui en est:

1681— Taux d'escompte à Montréal, de 7 à 8 pour 100 pendant l’année entière.

Les prêts sur les actions collatérales ont varié de 5 à 6 pour 100.

1879 —Escompte commercial, facile, de 7 ou 8 pour 100 pendant 1es premiers sept mois de l'année; ferme aux mêmes taux durant l'automne, et de nouveau facile après la moisson.

Les prêts d'actions se classent de 4 à 6 pour 100 jasqu'au mois de décembre, alors qu'a eu lieu une augmentation jusqu’à 6 et 7 pour 100.

Nous arrivons maintenant au parcours des chemins de fer, pour démontrer cs qui a été fait pendant les dix dernières années, Lo tableau suivant indique le nombre de milles de chemin de fer construits et ouverts au trafic depuis 1855 jusqu'à 1884.

Milles Milles ouverts

construits. au trafic.

DOTE vosrocéo scsooc0e monsonos:s0000 v08 60860080 4,800 BOT sscocrssnncéonre orsoséosatottnes soniesite 5,157 ADM icsvov icaes soute 006 10000 0 onssoue 000 5,674 BUTS ésscass csccocce cosqtéisé coca costs ooe 6,143

1NRO 0000000 000000 50000: 00000 00000 ( 6,831 7,260 0000000000 00007 s0-0000 CELIILLLLLE 1] . 7,530

1883sccoe 0000000 00000000 000 100000 0000 ..… 8,805 188 t 0000 00000000 000000 100000 0010000 0000 9,575

Ceci est une preuve, je crois, du développement du pays.

Puis, relativeneut au nombre des faillites, en Canada dont nous avons tant entendu parler dernièrement, il y a eu une augmentation très considérable ; mais si nous prenons les cinq années depuis 1875 jusqu'à 1879, inclusivement, nous voyons que le nombre des faillites était de 9,185, avec un passif s'élevant à $133,128,724. De 1879 à 1885, il y a eu 5,040 faillites, représentant un passif de $57,467,724.

Le nombre de personnes engagées dans les affaires en Canada, en 1884, était de 69,924, ce qui ferait, pour cette année-là, une faillite par 53 nézociants. Mettant à 56,000 le nombre de gens engagés dans les affaires, pendant les cinq anvées finissant le 31 décembre 1879, la moyenne serait d’une faillite par 304 négociants; et, prenant 69,994 pour les cinq années expirant le 31 décembre 1885, la moyenne égalerait une faillite par 75? négociants.

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