COTON BRUT, PEAUX VERTES ET LAINE
Je parlerai d'abord de l'augmentation des importations de matières premières employées dans les manufactures, comme le coton brut, les peaux vertes et la laine. Ces trois articles, surtout le coton, puisqu'on ne le produit pas dans le pays, peuvent donner une idée exacte de l'augmentation des produits de nos manufactures. Le coton brut importé en 1877-78 se montait à 7,243,413 livres; en 1880-81, à 16,018,721 livres, soit une augmentation de plus du double en trois ans. Les. peaux importées en 1877-78 représentaient une valeur de $1,207,300 ; en 1880- 81, elles atteignaient une valeur de $2,184,884, ou près du double. La laine importée en 1877-78 se montait à 6,230,084 livres; en 1880-81, à 8,040,287 livres. La laine exportée en 1877-78 se montait à 2,445,893 livres, et en 1880-81, à 1,404,123 livres ; soit une augmentation de 1,810,- 000 livres dans les importations, et une diminution dans les exportations qui démontre que la consommation en 1880-81 de laine canadienne a excédé de 1,041,770 livres celle de 1877-78; la différence entre la consommation de la laine d'une période à l'autre est par conséquent de 2,851,973 livres.
L'augmentation de la valeur des cotons, cuirs et lainages manufacturés, en 1881, comparée à celle de 1878, est donc de plus de $5,500,000 sur ces trois articles seulement.