‹ Finances du Canada (volume 2)Chapitre 12 sur 20 · NOUVELLES MANUFACTURES · texte numérisé non relu

NOUVELLES MANUFACTURES

Voyons maintenant les faits que nous avons pu recueillir au sujet de l'établissement de nouvelles manufactures et du nombre de personnes qui y sont employées. Je vais donner les chiffres de l'ensemble d'abord, puis j'entrerai dans les détails pour une ou deux localités, afin de prouver quels ont été les résultats du tarif. J'ai des tableaux concernant les salaires, mais je commencerai par le nombre des personnes employées. D'après un examen très incomplet, puisqu'il ne s'est étendu qu'à une partie seulement du Canada, j'ai constaté qu'on a fondé depuis mars

1879 jusqu'à octobre dernier, quatre-vingt-quinze manufactures nouvelles, donnant de l'emploi à 7,025 personnes. Les filatures de coton qui sont actuellement en construction et qui seront probablement terminées avant un an, emploieront 3,000 personnes de plus que le nombre que je viens de mentionner. J'ai visité 440 et quelques établissements industriels qui étaient en opération en 1878, moins les quatre-vingt- x quinze nouveaux dont je viens de parler, et j'y ai trouvé une augmentation de personnel variant de 5 à 30 pour cent, avec une moyenne de 17 pour cent pour les 350 et quelques fabriques. Cette augmentation de 17 pour cent, en prenant pour base le recensement de 1871 et en tenant compie de la réduction du nombre des employés en 1871 et 1878, donnerait un chiffre de 17,850 ; ce qui ferait en tout 24,875 employés de plus qu'en 1878.

Je vais prendre maintenant, pour y rechercher les résultats du tarif, une des villes du Canada : la ville de Hamilton, cette cité ambitieuse qui est représentée par l'honorable député siégeant à ma droite (M. Robertson). Voici un tableau fait par l'agent d'immigration de cette ville, celui-là môme, si je me le rappelle bien, qui, dans un rapport adressé à l'un des membres du gouvernement local, y avait inséré un état, lequel fut supprimé, donnant le nombre des ouvriers employés dans les manulactures de la ville.

UNE VOIX.— Cet état y aurait été déplacé.

Sir LEONARD TILLEY.— C'est possible ; mais il aurait é}é de quelque importance pour mettre le public au courant des faits contenus dans ce relevé, et afin de démontrer qu'il y avait de l'emploi pour les immigrants de cette localité.

Maintenant, nous constatons que la valeur, en 1881, des bâtiments occupés par des établissements industriels, à Hamilton, jusqu'à cette date, était de $1,074,100. J'ai ici les réponses de différentes personnes avec lesquelles le ministre de l'Agriculture s'est mis en communication par i'entremise de l'agent d'immigration. En 1878, la valeur des bâtiments occupés par des établissements industriels dans la ville de Hamilton était de $705,200, soit une augmentation de $308,900, ou dans la proportion de 51 pour cent. La valeur de l'outillage, des machines, etc., en 1881, était de $1,174,750; en 1878, elle n'était que de $538,100, soit une différence de $G3G,G50, ou une augmentation de 113

pour cent. La valeur des produits manufacturés en 1881 — je prie la Chambre de faire bien attention à ceci — la valeur des produits manufacturés dans cette seule ville, en 1881, a été de $7,478,700; en 1878, elle avait été de $3,857,000 — soit une augmentation de $3,621,790,. ou 94 pour cent. Le nombre des ouvriers employés en 1881 était de 9,054, et en 1878, il était de 3,708, soit une augmentation de 4,351, ou 117 pour cent entre 1878 et 1881. La moyenne des salaires par tête, en 1881, était de $L17J, et en 1878, de $1.07-J, ce qui donne une augmentation de 9} pour cent, ou 10^ centins par tête. Le nombre des ateliers et des manufactures, en 1881, était de soixaute-dix-huit ; en 1878, il n'était que de cinquante-sept ; soit une augmentation de trente sept pour cent. En 1878, trente-trois ateliers avaient du travail pour la journée complète, et vingt quatre avaient réduit les heures de travail. En 1881, un seul atelier en est à la journée réduite, cinquante six à la journée complète, et vingt-et-un font travailler une partie de la nuit, ce qui fait en tout soixante-dix-huit. Voilà la situation industrielle de la ville de llaniiiton.

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