‹ Finances et bon sensChapitre 45 sur 46 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Mais au-dessus du cocher de fiacre, il y a le pays qui, lui, a droit au repos et à la prospérité.

Il faut travailler à les lui assurer, et la matière fiscale est une de celles qui ont le plus d'influence sur la vie collective.

11 faut y travailler tout de suite et pour cela considérer le budget de 1922, en ce moment à l'étude.

La Commission des finances de la Chambre s'en occupe et, tous les jours, rogne quelques centimes ; quitte à ajouter le lendemain ou le urlendemain, par des crédits additionnels, quelques francs.

Il faut considérer d'un peu plus haut ce compte de cuisinière qui ne sait pas tenir ses cahiers.

Le budget est, de l'aveu du ministre des Finances, en déficit de deux milliards et demi; il l'est de cinq au minimum, si l'on tient compte de la précarité de certaines ressources et de l'optimisme qui a présidé aux évaluations ; il l'est de sept et demi si l'on veut que ce pays vive, qu'il s'outille, qu'il développe ses transports et qu'il amortisse tant soit peu sa dette.

Un budget de trente milliards, qui sera sous peu une réalité, est dès aujourd'hui une nécessité.

La France peut aussi bien payer trente milliards que vingt-deux ou vingt-cinq, puisqu'elle se les paie surtout à elle-même et qu'à la question la France peut-elle payer on peut opposer la question : la France peut-elle recevoir?

2o4 CONCLUSIONS

Si quoi que ce soit des rentrées est employé à ramorlissement de noire dette extérieure, cela nous rentrera dans un très bref espace de temps, en capital, par l'amélioration du change.

La France peut payer trente milliards (el les recevoir) si le 70 pour 100 de ses enfants accepte de faire un effort fiscal égal comme rendement global à celui qu'effectue le commerce ; mais autrement dilué car 70 personnes feront en pareil cas l'effort de 1 1 , ce qui est la proportion numérique des commerçants, sur loo Français.

Le commerce, pour demander cet effort aux autres professions avec autorité, ne réclame aucun dégrèvement; il supplicies pouvoirs pour toute faveur de ne rien ajouter à un fardeau déjà excessif, d'accepté^ ses suggestions pour l'accommodation de ce fardeau à ses épaules, de façon à lui permettre de le porter, et enfin de le laisser travailler à développer les aflaires, dont ractivité seule permettra aux impôts, à tous les impôts, de rentrer

Il faut simplifiai i us^icUo dc^ impùb puur qu'ils rentrent vite et bien, el pour que cessent les criants abus de ceux qui n'ont qu'a ne pas déclarer pour ne pas payer. Rétribuons les fonctionnaires comme ils le méritent, ménageons leur temps par des simplifications dont la principale est l'acceptation par l'Etat, et pour cinq années de la moyenne des impôts cédulaires ressortant des déclarations des cinq années finissant

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