‹ Fior d'AlizaChapitre 27 sur 197 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

« Monument écrooK, qae Técho seul habite

Poussière da passé qu'un Teut stérile agite ;

Terre, ou les fils a*ont plus le sang de leurs aïeux,

Où sur un sol TÎeîlli les hommes naissent vieux.

Où le fer avili ne frappe qae dans rombre.

Où sur les fironts Toilés fdane un nuage sombre.

Où ramour n*est qu'un piège et la pudeur qu'un fiud,

Où la ruse a fiuissé le rayon du regard,

Où les mots énervés ne sont qu*un bruit sonore«

Un nuage éclaté qui retentit encore :

Adieu ! Pleure ta chute en Tantant tes héros !

Sur des bords où la gloire a ranimé leurs os.

Je Tais chercher ailleurs (pardonne, ombre romaine !)

Des hommes, et non pas de la poussière humaine 1...

Le ciel avec amour tourne sur toi les yeux ;

Quelque rhose de saint sur les tombeaux respire,

La Foi sur tes débris a fondé son empire I

La Nature, immuable en sa fécondité,

T'a laissé deux présents, ton soleil, ta beauté ;

Et, noble dans ton deuil, sous tes pleurs rajeunie,

Gomme un fruit du climat enfante le génie.

Ton nom résonne encore à Thomme qui l'entend,

Gomme un glaive tombé des mains du combattant ;

A ce bruit impuissant, la terre tremble encore,

Et tout cœur généreux te regrette et t'adore.

«Et toi qui m'as vu naître, Albion, cher pays Qui ne recueilleras que les os de ton fils, Adieu ! tu m'as proscrit de ton libre rivage; Mais dans mon cœur brisé j'emporte ton image. Et, fier du noble sang qui parle encore en moi, De tes propres vertus t'honorant malgré toi.

^8 FIOR D'ALI ÏA.

Gomme ce fils de Sparte allant à la victoire, Je consacre à ton nom ou ma mort ou ma gloire. Adieu donc! Je t'oublie, et tu peux m'oublier : Tu ne me reverras que sur mon bouclier.

ce Souvent, le bras posé sur l'urne d'un grand homme,

Soit aux bords dépeuplés des longs chemins de Rome,

Sois sous la voûte auguste où, de ses noirs arceaux.

L'ombre de Westminster consacre ses tombeaux.

En contemplant ces arcs, ces bronzes, ces statues,

Du long respect des temps par l'âge revêtues,

En voyant l'étranger d'un pied silencieux.

Ne toucher qu'en tremblant le pavé de ces lieux.

Et des inscriptions sur la poudre tracées

Chercher pieusement les lettres effacées.

J'ai senti qu'à l'abri d'un pareil monument

Leur grande ombre devait doimir plus mollement;

Que le bruit de ces pas, ce culte, ces images,

Ces regrets renaissants et ces larmes des âges.

Flattaient sans doute encore, au fond de leur cercueil,

De ces morts immortels l'impérissable orgueil;

Qu'un cercueil, dernier terme où tend la gloire humaine,

De tant de vanités est encor la moins vaine ;

Et que pour un mortel peut être il était beau

De conquérir du moins, ici-bas, un tombeau?...

Je l'aurai !... Cependant mon cœur souhaite encore

Quelque chose de plus, mais quoi donc? il ignore.

Quelque chose au delà du tombeau I Que veux-tu ?

Et que te reste-t-il à tenter?... La vertu!

Et bien I pressons ce mot jusqu'à ce qu'il se brise I

S'immoler sans espoir pour l'homme qu'on méprise,

Sacrifler son or, ses voluptés^ ses jours,

A ce rêve trompeur... mais qui trompe toujours ;

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