‹ Fioretti, petites fleurs de S. François d'Assise [microforme]Chapitre 14 sur 75 · D D D D D D GE · texte numérisé non relu

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Chapitre Tff, — comment saint François chargea Frère Massée de la porte, de la cuisine et des aumônes ; et com ment ensuite, à la prière des autres frères, 1] le déchargea de ces emplois.

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AINT François se plaisait à exercer l'humilité

| de Frère Massée, afin que les dons et les grâ-

ces dont il était comblé ne devinssent pas pour

lui une occasion de vaine gloire, mais bien un moyen d'avancer de vertu en vertu. Un jour qu’il se trouvait dans un lieu solitaire avec ses saints compagnons, il lui dit en présence des autres frères: « Frère Massée, ceux-ci ont reçu le don de la contemplation et de la prière, et vous, vous possédez celui de la prédication pour l'édification des peuples ; c’est pourquoi, afin que vés frères puissent vaquer plus librement à leurs saintes méditations, il est juste que vous, qui paraissez plus propre à la vie active, vous ayez soin de la porte et de la cuisine ; et le temps qui pourra vous rester, vous l'emploierez à la quête. Prenez bien garde surtout que les gens du monde qui viendront ne troublent point le repos de vos frères; contentez-les de quelques bonnes paroles de Dieu, et que les autres ne soient point obligés de paraître. Allez et faites tout pour le mérite de la sainte obéissance.» Frère Massée baissa la tête, et tirant son capuchon, se soumit à l’ordre de son : supérieur. Pendant plusieurs jours, il s’acquitta fidèlement de ce qu'on lui avait prescrit. Cependant ses compagnons, qui connaissaient sa vertu et son amour pour l’oraison, et qui le voyaient porter seul toutes les charges du couvent, sentirent au fond de leur cœur un reproche secret. Ils se concertèrent donc et allèrent trouver leur père commun,

à leur demande :

Puis, cette bua les emplois avec une

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