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1. Ilyaici, dans l’auteur, trois U, que l’on doit prononcer, en italien, 04; diphthongue qui, par sa répétition, donne une imitation du roucoulement de la colombe.
a NY Chapitre trriif, —— Comment sainte Claire, sur un ordre exprès lu Pape, bénit les pains qui se trouvaient sur les
tables, et comment, après cette bénédiction, le signe de la Creix parut sur chacun de ces pains,
JIAINTE Claire, l'amante ‘oute dévouée de la
| croix du Christ, et la noble plante cultivée par
les soins de saint François, avait une grande
réputation de sainteté. Les évêques et les cardinaux désiraient vivement la voir et l'entendre, et le Pape lui-même voulut la visiter plusieurs fois en personne. Un jour qu'il était allé la trouver à son monastère pour l'entendre parler des choses de Dieu, sainte Claire, pendant la conversation, fit préparer les tables, et lorsque l'entretien fut terminé, s'agenouillant respectueusement devant le Saint-Père, elle le pria de bénir les pains. — « Sœur Claire, fidèle épouse du Christ, lui répondit le Pape, je veux que vous donniez vous-même cette bénédiction, par le signe de cette croix à laquelle vous êtes toute dévouée, » — « Saint-Père, dit la Sainte, ce serait une trop grande témérité à moi, qui ne suis qu’une misérable femme, d'oser remplir cet office en la présence du Vicaire de Jésus-Christ ; daignez m’excuser. » — « Eh bien! reprit le Pape, pour que cet acte ne vous soit pas imputé à présomption et qu’il vous procure au contraire le mérite de l’obéissance ; au nom de cette sainte obéissance, je vous l'ordonne, faites sur ces pains le signe de la croix et bénissez-les au nom de Dieu.» Sainte Claire, en véritable fille de l'obéissance, donna sa bénédiction. O prodige! aussitôt le signe de la croix parut parfaitement tracé sur chacun des pains. On en mangea une partie et l'on réserva le reste comme un témoignage du miracle
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qui venait de s'opérer. Le Saint-Père voulut en prendre lui-même, et après avoir donné sa bénédiction à la Sainte, il partit en rendant-grâces à Dieu.
Vers ce temps-là, sainte Claire avait avec elle, dans son monastère,sœur Ortolane,sa mère, et sœur Agnès, sa sœur, toutes deux riches en vertus ct remplies de l'Esprit-Saint. Elle avait encore sous sa discipline plusieurs au-
A Q tres religieuses; et saint Fran-
* = çois leur
Ælenvoyait
souvent
des mala-
des aux-
quels elles
rendaient
la santé par
leurs prières et le signe de la croix qu'elles faisaient sur eux.
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Chapitre tariv. — Comment saint Louis, roi de France, se rendit, en habit de pèlerin, à Pérouse, oùilalla visiter le Frère Egide.
OO OO MMM MONO ON MORIN EN ADRRONIOIDRONONEN Te JANs le ternps où saint Louis, roi de France,
| visitait en pèlerin les sanctuaires les plus véné-
rés, ayant entendu parler de la haute sainteté
de Frère Egide, l'un des premiers compagnons de saint
de saint francois d'Assise u3
François, il résolut d'aller le visiter, et se rendit à Pérouse où il se trouvait. Arrivé à la porte de son couvent, comme un pauvre pèlerin et un inconnu, suivi seulement de quelques-uns de ses gens, il le fit demander par le portier, sans lui faire connaître qui il était. Celui-ci alla aussitôt avertir le frère qu’un étranger désirait lui parler. À l'instant une vision intérieure révéla à F rère Egide que ce Pèlerin n’était autre que le roi de France ; il quitte sa cellule et Va au-devant dé lui. Dès qu'ils se voient, quoique ce soit Pour la première fois, ils se jettent à genoux tous deux en même temps, ct s'embrassant ten-
drement, ils demeurèrent appuyés
Cœur sur cœur, confondus
dans cet embrassement
d'amour et
d'effusion, sans échanger une seule parole. Après être restés ainsi embras-
sés pendant très longtemps, toujours à genoux et dans un profond silence, ils se détachent l’un de l’autre, se lèvent et se quittent, le roi pour continuer sa route, et le frère pour rentrer à sa cellule,
Après le départ du roi, un frère demanda à l’un de ses Compagnons s’il connaissait l'étranger qui s'était tenu si étroitement embrassé avec Frère Egide: celui-ci répondit que c'était Louis, roi de France, qui était venu le visiter, Cette nouvelle se répandit bientôt parm. les autres reli.
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gieux, qui furent très fâchés de ce que Frère Egide n'avait adressé aucune parole au roi ; ils allèrent lui en faire des reproches. «© Frère Egide! lui dirent-ils, pouvez-vous être si peu charitable, lorsqu'un si saint roi vient de France exprès pour vous voir, que de ne pas lui dire un seul mot ? » — « Ah! mes frères bien-aimés, leur répondit Frère Egide, ne vous étonnez pas si, ni moi, ni lui, nous n'avons pu nous parler; car dès que nous nous sommes embrassés, la, lumière de la divine sagesse m'a révélé tout son cœur et lui a révélé le mien ; et ainsi, en nous regardant dans nos deux cœurs, nous nous connaissions bien autrement que si nous nous étions parlé, et avec une bien autre consolation que si nous avions voulu rendre par des paroles ce que nous sentions, tant la langue humaine est incapable d'exprimer les secrets mystères de Dieu ! Sachez donc que le roi m'a quitté satisfait et le cœur rempli de consolation (1).»
Chapitre YTTV. — comment sainte Claire, pendant qu'elle était malade, fut miraculeusement transportée, la nuit de la Nativité de Notre-Seigneur, dans l'église de Sa! :t-François, où elle assista à l'office.
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EPUIS quelque temps, sainte Claire était
| attaquée d’une giave maladie, qui la mettait
dans l'impossibilité de se rendre à l'église
pour y réciter l'office avec ses sœurs. La nuit de la Natind
1. M. de Montalembert a traduit une partie de ce chapiti< dans sa magnifique introduction à son Histoire de sainte Elisabeth : nous nous sommes servi de sa traduction dans la nôtre,
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vité de Notre-Seigneur, au moment où elles allaient à Matines, elle se vit encore, malgré le vif désir qu'elle avait de les suivre, obligée de rester au lit, privée de la consolation spirituelle qu'elles allaient recevoir, Mais Jésus-Christ, son époux, ne pouvant souffrir de la voir ainsi triste et abandonnée, la transporta miraculeusement à l'église de Saint-F rançois, où elle assista à tout l'office de Matines, et à la messe de la nuit ; bien plus, il lui procura le bonheur de recevoir la sainte communion, et elle fut ensuite de nouveau transportée sur son lit. Lorsque l'office fut terminé à l'église de Saint-Damien, les sœurs revinrent trouver sainte Claire et lui dirent : «O notre mère! sœur Claire, quelle consolation nous avons goûtée dans cette sainte fête de la Nativité! Ah! plût à Dieu que nous eussions pu vous voir parmi nous!» — « O mes sœurs et mes très-chères filles ! répondit la Sainte, grâces et louanges soient rendues à .otre-Seigneur Jésus-Christ ! car, moi aussi, j'ai assisté avec une grande consolation d'esprit à toute la solennité de cette très sainte nuit, et même à une solennité bien plus magnifique encore que celle où vous vous êtes trouvées. Par les mérites de saint François et par la grâce de Notre. Seigneur Jésus-Christ, j'ai été transportée dans l'église de mon vénérable Père, et là, en corps et en âme, j'ai entendu tout l'office et le son des instruments, et même j'ai reçu la très sainte communion. Rejouissez-vous donc de la grâce insigne qui m'a été accordée, et remerciez-en le Seigneur. »
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