Chapitre Tvit. 7 De la sainte Obéissance
JILUS un religieux sera soumis au joug de la | sainte obéissance pour l'amour de Dieu, plus | les fruits qu’il produira devant lui seront abon-
dants; plus il sera docile à son supérieur pour l'honneur de Dieu, plus il se Purifiera de ses péchés, plus il s'en éloignera.
Le religieux vraiment obéissant est semblable à un cavalier bien équipé et monté sur un cheval vigoureux ; il traverse et rompt sans crainte les bataillons de ses ennemis, et les coups ne peuvent arriver jusqu'à lui, Mais pour celui qui n'obéit qu'à regret en Murmurant, c'est un cavalier désarmé, monté sur un mauvais cheval. Dès qu'il se présente au combat, les ennemis le renversent, il est blessé, fait prisonnier, et va mourir en captivité.
Un religieux qui prétend vivre selon ses caprices montre qu'il veut se construire une demeure éternelle au fond des enfers. Quand le bœuf a courbé le tête sous le joug, il devient propre à travailler la terre, qui porte des fruits en Son temps; mais quand il se retire vagabond, la terre demeure inculte et sauvage, elle ne produit aucun fruit. De même aussi, un religieux qui se soumet au joug de la
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sainte obéissance rend au Seigneur Dieu des fruits abondants, tandis que celui qui n’obéit qu'à contre-cœur demeure stérile, sauvage, sans aucun fruit de sa profession.
Les hommes sages et généreux n’ont pas de peine à se soumettre promptement, sans crainte et sans hésitation, au joug de la sainte obéissance. 11 n'y a que les insensés et les pusillanimes qui cherchent à lui échapper et qui ne veulent obéir à personne.
Un serviteur de Dieu qui obéit ex: °tement à son supérieur, par respect et par amour pour le Scigneur, est plus parfait, à mon avis, que celui qui obéirait à Dieu même, s’il recevait directement ses ordres. En effet, celui qui obéit à un représentant de Dieu, obéirait certainement avec plus de promptitude encore si Dieu lui commandait lui-même.
Il me semble aussi qu'un homme qui aurait promis obéissance à un supérieur, devrait tout quitter paur se * rendre à ses ordres; les Anges eux-mêmes, s'il lui était donné de pouvoir s’entretenir avec eux, ne seraient pas capables de le retenir.
Celui qui est soumis au joug de la sainte obéissance et qui veut ensuite s’en retirer, sous prétexte de mener une vie plus parfaite, celui-là, je vous le dis, s'il ne commence par devenir parfaitement obéissant, prouve qu'un orgueil excessif est caché dans son cœur.
L'obéissance est la voie qui conduit à tout bien et à toute vertu ; la désobéissance est celle qui tend à tout mal et à tout péché.
Fo+
DT nous avions toujours devant les yeux le souvenir de la mort, du jugement dernier, des D peines et des tourments des damnés, certaine. ment jamais nous ne consentirions au péché,
Si l'on pouvait Supposer un homme qui aurait vécu depuis le commencement du monde jusqu’à ce jour, et qui, après avoir essuyé, pendant cette longue vie, les adversités, les tribulations, les peines, les affictions et les douleurs, devrait ensuite aller au ciel jouir de l’éternelle récompense; que lui ferait alors tout ce qu'il aurait eu à supporter de pénible pendant sa vie ? J'en suppose un autre, au contraire, qui, après avoir épuisé pendant le cours d'une existence également longue, toutes les satisfactions, les Plaisirs et les consolations du monde, devrait ensuite recevoir dans les enfers des châtiments éternels ; à quoi lui servirait alors tout ce qu’il aurait goûté de bonheur sur la terre ?
Un homme oisif disait à Frère Egide : « Je vous assure que c£ serait bien volontiers que je consentirais à vivre longtemps sur la terre, si je pouvais y posséder une grande fortune, ne manquer de rien et me voir entouré d’honneurs. » — « Mon frère, lui répondit Frère Egide, quand même vous posséderiez le monde entier, et qu'il vous serait donné d'y vivre mille ans, au milieu des satisfactions, des délices, des plaisirs et des consolations ; dites-
moi, quel mérite et quelle récompense pourriez-vous attendre de cette misérable chair à laquelle vous voudriez Procurer tant de jouissances ? Je vous le dis, celui qui vit
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bien, selon Dieu, évitant tout ce qui peut l'offenser, méritera de recevoir de sa bonté un bien infini, une récompense éternelle, une grande abondance de richesses et d'honneurs, et une vie immortelle dans la gloire des cieux. Puissions-nous y être introduits par le Bon Dieu, notre Seigneur et notre Roi ! »
A la louange de Jésus-Christ et de François, son petit pauvre.
de ceux qui ne sont plus ; telle est la pensée
qui préside à l'érection des.monuments funèbres. Mais ces mausolées n'ont pas tous, il s'en faut, la même valeur dans l'estime des hommes. Il y a autant de degrés dans l'appréciation qu'on en fait, qu'il y en a dans leurs proportions matérielles : depuis l’humble pierre qui couvre la fosse de l'inconnu jusqu'aux édifices magnifiques érigés à la mémoire des grands de la terre. Les Pharaons s'étaient choisi des pyramides pour leurs sépultures, les empereurs romains préférèrent des tours. Mais le christianisme n'a pas été satisfait de ces monuments grandioses; il a fallu que les tombes de ses saints, élevées vers le ciel et agrandies par la vénération des peuples, se transformassent en splendides basiliques. Bien plus encore, il existe une ville, riche du tombeau et du temple d'un saint, qui s’est couverte successivement d’une foule de monuments destinés à rappeler les principaux traits de sa vie ; et l'ensemble de ces monuments paraît encore former maintenant comme la clôture extérieure, et comme le vestibule de sa basilique sépulcrale,
Ce comble de gloire, après sa mort, personne ne s'en montra si peu jaloux, pendant sa vie, que saint Fi rançois d'Assise. Il éprouvait un tel désir de s'assurer ici-bas une éternelle obscurité, qu'il ambitionna comme un privilège
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de ne reposer que dans une sépulture ignominieuse. Lorsqu'il se sentit sur le point de quitter la terre, il supplia ses disciples de l’enterrer en dehors des murs de la ville, dans un endroit destiné au supplice des malfaiteurs, et que l'on appelait pour cela, la Co/line Infernale. Mais il arriva que la ville gardienne de son berceau et de sa tombe les environna de tant et de si magnifiques monuments, qu'elle en a pris un nom tout céleste : c’est maintenant la Cité Séra- Lhique. Au lieu de ce peu de terre qu'il demandait à peine dans un endroit déshonoré, pour recouvrir sa fosse, voilà qu'Assise, une ville tout entière, est devenue son mausolée. Tel est le caractère, unique dans son genre, de cette gracieuse cité de l’'Ombrie, et telle est l’idée qu'elle s'est identifiée.
Quelques ruines antiques, qui n’ont aucun rapport historique avec cette idée principale, s’harmonisent cependant
très bien avec elle par les pensées sérieuses qu’elles font : naître. Assise, bâtie sur le penchant d'une montagne, est tout environnée de murs démantelés et des tours du Chàteau-fort qui les domine. Des bastions en ruines forment ses remparts ; et, sur la place, les colonnes d'un ancien monument romain servent maintenant de portique à l'Eglise de Sainte-Marie-de-la-Minerve. La façade de cet
édifice est toute couverte d’épitaphes qu'on a détachées de ses souterrains. Ces avertissements de la mort sont exposés à l'endroit de la ville le plus fréquenté et le plus tumultueux, si le bruit du siècle venait jamais troubler cette paisible cité. Dans les rues, où l’on rencontre à chaque pas, des arcades, des maisons gothiques et des fresques à demi effacées, il semble que l’on parcourt les cloîtres d’un vaste monastère ; tout y respire une pieuse tranquil-
Franciscains d'Assise
lité A l'exception de quelques chants populaires qui réjouissent parfois, vers le soir, les voies publiques, Assise n'entend ordinairement que la psalmodie aérienne répétée par les cloches de ses nombreux Couvents, ou bien le chant des oiseaux qui gazouillent dans ses jardins; leur doux ramage est souvent le seul bruit qui vient troubler son silence.
Au sein dela civilisation bruyante et tumultueuse de notre époque, c'est un véritable bonheur que de pouvoir se reposer de temps en temps dans une de ces cités qui s’ou-
vrent devant vous comme de pacifiques oasis. Séjours ‘ intermédiaires entre le bruit des villes et la quiétude des
cloitres, ils offrent des asiles propres à la méditation ; et ils conviennent merveilleusement à un état de société dans
lequel les écrivains sérieux tiennent le milieu entre le Savant du monastère et l'homme d’un monde frivole. Au moyen. âge, il est vrai, on s'était quelquefois exagéré les avantages de la solitude dans les travaux intellectuels : mais aujourd’hui on n'en tient plus assez compte. Dans le tumulte toujours croissant des opinions et des partis, dans ce tourbillon si rapide des affaires et des idées, on sacrifie trop souvent la puissance de la réflexion à la mobilité de Ja discussion de chaque jour. Il est bon, sans doute, je dirai plus, il est nécessaire que des hommes de cœur prennent poste au centre même du mouvement intellectuel, Pour y accomplir la tâche du moment ; mais, obligés qu’ils sont de dépenser tous les efforts de leur intelligence au service de ce devoir qui les entraîne sans cesse, ils n'ont pas le loisir d’approvisionner leur esprit de ces trésors qui produisent, par la réflexion, les plus fécondes idées. Dans Vordre moral, comme dans l'ordre physique, la source des
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fleuves se cache dans des endroits obscurs et solitaires, C'est donc, nous le répétons, un avantage réel que de pouvoir consacrer quelques années, ou du moins quelques mois, à ces retraites fécondes, capables de suppléer, d’une certaine manière, à la vie méditative des cloîtres. Or, ce type de la solitude tout à la fois sévère et gracieuse, je le trouve dans cette ville d'Assise, si-pleine de silence, de chefs-d'œuvre artistiques, qui repose au sein de la plus : riante contrée, et dont tous les monuments se rapportent à une seule tombe. Appelez-la, si vous le voulez, une cité funèbre, oui, mais funèbre à la manière de ces temples gothiques, dont la vue inspire à la conscience tranquille plus de sérénité que de tristesse.
Pour nous, dans les fatigues d’un trop court voyage, nous n'avons pu faire qu’une halte de quelques jours à l'ombre du tombeau patriarcal d'Assise ; mais leur souvenir nous est resté si profondément gravé dans l'âme, que nous sommes bien sûrs de ne l'oublier jamais. Nous venions de quitter la pieuse ville de Lorette ; certes, les plus douces joies chrétiennes ne nous y avaient pas manqué. Accueilli par une amitié pleine de délicatesse, pendant plusieurs jours, nous avions pu célébrer les saints mystères dans la Santa-Casa. Plusieurs fois nous y avions prié en même temps que le Saint Père, qui s'y trouvait alors en
pèlerinage ; nous avions assisté à sa messe, et nous avions obtenu, pour la seconde fois, de Sa Sainteté, une audience, dont la mémoire nous suivait comme un parfum délicieux. Et pourtant, quand nous entrâmes dans cette silencieuse ville d'Assise, quand nous en visitâmes les monuments, quand surtout un des bons Conventuels du Sacro-Convento nous conduisit, pour la première fois, au tombeau de saint
fFranciscains d'Assise
François, je ne sais quelle impression vive et nouvelle nous saisit ; à nous, qui avions déjà visité les grandes basiliques et les plus pieux sanctuaires de Rome et de toute l'Italie, il nous semblait que jamais nous n'avions rencontré de semblables souvenirs, et que jamais nous n'avions prié devant un tombeau plus émouvant.
La cité de saint François voit à ses pieds la belle -Plaine qui s'étend des hauteurs de Spolète à la montagne de Pérouse, et qui s'épanouit comme un immense jardin planté d'arbres. Dans l'antiquité souvent les tombes étaient environnées de bosquets ; et l'on y rencontrait des emblêmes et des statues qui annonçaient une sépulture, et qui préparaient l'esprit du passant aux sentiments que sa vue devait lui inspirer. C'est ainsi que, dans le grand bosquet formé par la vallée d'Assise, on voit encore des monuments Qui gardent l'entrée de cette cité sépulcrale : ce sont les couvents de Sainte-Marie-des Anges et de Rivo-Torto, auxquels on peut ajouter, pour en compléter la signification, le netit couvent des Prisons de saint François, caché au milieu des buissons de la montagne. Les pauvres ermites qui vivaient en ces trois endroits, dans le courant du x1rr° siècle, correspondaient, chacun à leur manière, à l’une des trois vertus que l'immortel pinceau de Giotto a glor .. 3, quelques années plus tard, sous la voûte de la basilique d'Assise. À Sainte- Marie-des- Anges, le souvenir de la chasteté de saint François, mise à l'épreuve des tentations, est demeuré attaché à une haie d’épines, qui est aujourd'hui un jardin de roses. Rivo-Torto, où il composa sa règle, rappelle spécialement la vertu d’obéissance qui lui sert de base. Le détachement absolu de toutes les choses du monde, la
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pauvreté volontaire, sont vivement exprimés dan: |. Prisons de saint François. Ces trois couvents sont donc là comme des témoins irrécusables d’une des plus grandes victoires qui ait jamais été remportée sur la triple concupiscence de la chair, de l'orgueil et de l'éyofsme, ces éternels ennemis de la charité. C'est ainsi que l’on rencontre parfois, dans les relations des objets matériels avec les sujets moraux, certaines harmonies qui frappent l’âme, de la même manière que l'architecture frappe les yeux. Nous en avons un exemple dans ces mor -nts et ces souvenirs placés comme autant d’arcs de triomphe, le long des chemins qui conduisent au tombeau d'Assise, chef-d'œuvre de l’art chrétier.
Rivo-Torto, Notre-Dame-des-Anges et les Prisons, voilà les trois pèlerinages qu'il faut faire, voilà les trois endroits qu’il faut étudier, ‘pour retrouver les traces les plus vives de saint François d'Assise,
Rivo-Torto est ainsi appelé d'un petit ruisseau qui coule tortueusement à quelque distance de là. Quelques pauvres cellules y servirent d'abri à saint François et à ses premiers disciples, lorsqu'ils commencèrent leur association. Ces cellules subsistent encore. Après la mort de saint François, des Frères Mineurs bâtirent à côté un couvent et une belle église. Malheureusement le dernier tremblement deterre de 1854 les a complètement détruits : ce n’esc plus qu'une grande ruine.
En 1857, je visitais ces tristes débris, je parcourais ces cloitres, ces salles, cette église qui n'étaient plus indiqués que par des pans de murailles lézardées et que le moindre ébranlement pouvait jeter à terre. Je cherchais, avec une douloureuse anxiété, ce qui pouvait demeurer des cel-
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Franciscains d'Assise 335 ed pont or de CEE
lules primitives, et je ne voyais que des ruines. Tout * coup, au fond d'un jardin abandonné, j'aperçus un vieux franciscain qui sortait d’une salle écroulée, et qui se dirigeait vers moi, le capuchon sur la tête, comme une ombre au milieu des ruines. — « Vous cherchez la cellule de saint François, sans doute, me dit-il avec un sourire plein de mélancolie ; suivez-moi. » — Je le suivis, et après avoir traversé une partie de ce qui avait été l'ancien couvent tout près de l'église, le bon religieux ouvrit une petite porte, et nous nous trouvâmes en face de deux cellules très anciennes, mais dans un état parfait de conservation, — «Voilà ce que vous cherchiez, me dit le franciscain, avec un certain air de triomphe ; voilà le premier couvent de notre Père saint François. Dieu a renversé tout ce que nos mains avaient construit à l'entour, mais il a épargné la petite demeure de son serviteur. Sans doute, il la trouvait trop cachée au milieu de ces grandes constructions qui l’effaçaient : il a soufflé dessus, et il n'est plus resté que ces petites cellules de saint François, pour nous rappeler, à nous ses enfants, la pauvreté et l'abnégation de de nos preraiers pères. »
En effet, c'était vraiment une sorte de prodige que j'avais là sous les yeux. Dans ce tremblement de terre qui n'a rien respecté de tout ce qui les entourait, comment expliquer que ces vieilles cellules franciscaines soient demeurées intactes? On a bien fait de les trans-
former en oratoires. Malgré la pauvreté, je dirai presque la grossièreté de leur ameublement, on sent qu'on est là dans un lieu vénérable ; on tombe à genoux comme tout naturellement, et l'on bénit Dieu dans son âme d'avoir
Les Donuments
ainsi glorifié la sainte pauvreté, jusque dans les bouleversements et la destruction de la nature.
Après Rivo-Torto, n remontant vers Assise, le pèlerin découvre, au milieu de la plaine, une magnifique église et un vaste monastère, dont les proportions grandioses et pures rappellent Bramante et Vignole. C'est Notre-Damedes-Anges ; non plus humble et pauvre, ma revêtue d'un manteau de reine. Sous le grand dôme on ‘etrouve la merveilleuse, la chère Portioncule encore toute par-
fumée du souvenir de saint François. C'est là où il a prié, où il a pleuré, où il a reçu de Dieu la grâce de fonder un grand Ordre dans l'Eglise. En vérité, ce lieu est saint ! Voyons ce qu'il conserve de ses anciens monuments. Notre-Dame-des-Anges est une des églises que saint François avait fait réparer Ottavio rapporte qu'en 352 quatre saints ermites de Palestine, s'étant établis près
d'Assise, y bâtirent une chapelle qui fut nommée Sainte- Marie-de-Josaphat, parce qu'ils y mirent une relique du sépulcre de la sainte Vierge. Dans le sixième siècle, on la donna aux religieux de saint Benoît, qui la firent plus solide et moins petite. Saint Bonaventure dit que depuis elle fut appelée Sainte-Marie-des-Anges, à cause des fréquentes apparitions qu'y faisaient les bienheureux esprits. Elle avait aussi le nom de Portioncule, qu'elle porte encore maintenant, parce que les Bénédictins du Mont- Soubaze, à qui elle appartenait, possédaient aux environs quelques portions de terre. C'était une église que saint François avait choisie pour sa demeure, et c'est pour elle qu'il obtint de Jésus-Christ la fameuse indulgence de la Portioncule, qui fut ratifiée par le pape Honorius II,
oule-
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#ranciscains d'Assise 337
reconnue, confirmée et étendue Par ses successeurs, à
toutes les églises de l'Ordre des Frères Mineurs ().
Le ‘“Apelle de la Portioncule est renfermée sous le dôme. 'a grande basilique de Notre-Dame-des.Anges, comm: la Santa-Casa de la basilique de Loerette ; mais la Portioncule Présente quelque chose de plus saisis. sant au premier aspect, malgré l'infériorité des ‘ouvenirs
. Qui sy rattachent. Au lieu de ce magnifique revêtement de marbre et de sculptures qui recouv térieur de la Santa-Casa de Lorette, demeurée toute nue avec se Murs antiques et grossiers. Je ne sais quel parfum de sainte pauvreté s'exhale de cet.e chapelle vénérable. Le Pavé de l'intérieur est littéralement usé par les genoux des pieux fidèles, baisers répétés et brülants ont laissé les murailles. Là, comme à la Santa-Casa, nous nous trouvions au milieu de pèlerins dont la prière était des soupirs et des larmes. Comme l'âme se sent délicieuse-
ment remuée au contact de tant de foi, de tant d'amour, et en présence des touchants souvenirs
Le mémconstaté aux
re entièrement l'ex- , la Portioncule est
et leurs leurs empreintes sur
de la Portioncule !
prodige de conserv:tior que nous avo.is -ellules de Rivo-Torto se retrouve à la chapelle de la Porticncule. Deux fois la terre a violemment tremblé autour d'elle, en 1837 eten 1854 ; deux fois la grande basilique qui i’environne a été ébranlée et ses
voûtes ont dû être relevies à grands frais ; la Portioncule