CXXXI
La Dîme du Clergé.
Lettre Pastorale, 31 Mai iS $8-
En passant sous la domination Anglaise, nos Pères demandèrent et obtinrent, à la Capitulation du Pays, pour leur Clergé le droit de percevoir les Dîmes et autres oblations accoutumées. Mais, remarquez-le bien, ils voulurent que ce fût pour eux et pour leurs enfants un droit légal comme c'était un devoir de conscience.
Sentant vivement le bonheur qu'ils avaient de vivre au sein de la vraie Religion, hors de laquelle il ne saurait y avoir de salut, ils comprirent qu'ils devaient prendre un moyen sûr de ne jamais manquer de Pasteurs, dont le ministère est indispensablement nécessaire, pour l'administration des Sacrements et la sanctification des âmes.
Ce moyen leur parut tout trouvé, dans la loi de la dîme, à laquelle ils étaient accoutumés et, dont, par conséquent, ils pouvaient apprécier les avantages parleurs propres expériences. Et, en effet, ils voyaient que chacun payait selon ses moyens ; et rien ne pouvait être plus juste. D'un autre côté, ils ne pouvaient prévoir ce qui remplacerait la dîme, si elle était supprimée. En recourant aux taxes, pour que tous" fussent obligés de contribuer au soutien des Pasteurs, ils se seraient exposés à deux graves inconvénients, celui surtout de faire vivre un Collecteur, en même temps que leur Curé, aussi de payer autant dans les mauvaises années que dans les bonnes. En laissant à chacun la liberté de payer ce qu'il voudrait, pour une chose qui intéresse également tout le monde, il en serait résulté l'inconvénient qui se fait sentir partout, quand il s'agit de souscriptions volontaires, savoir que c'est toujours aiix gens de bonne volonté à tout faire, et qu'assez souvent les gens qui sont le plus en moyens sont ceux qui donnent le moins. Raisonnez comme eux, N. T.-C. F., et malgré toutes les trompeuses insinuations que pourraient vous faire des hommes qui cherchent plus leurs intérêts que les vôtres, vous n'en viendrez jamais à demander la suppression d'une loi dont nos pères ont d'eux-mêmes sollicité le maintien.
Vivant d'ailleurs dans l'intimité avec leurs Pasteurs, ils connaissaient leur bon cœur pour les pauvres de la Paroisse, pour l'Eglise pour l'Ecole, pour le Couvent, pour la Maison de Charité, et pour tout ce qui pouvait contribuer au bien commun.
Ils ne craignaient donc pas de trop les enrichir, envoyant ainsi de leurs yeux l'emploi honorable qu'ils faisaient de leurs revenus ecclésiastiques. Mais si, aujourd'hui, ils pouvaient, comme vous, voir toutle pays couvert de tant d'établissements, que la'dîme a si puissamment encouragés, comme ils béniraient Dieu de leur avoir donné une si heureuse inspiration !
" Heureux Canada!"
Lettre Pastorale, 31 Maii%s%-
Il faut, N. T.-C. F., que nous vous disions ici une de nos impressions de voyage, c'est que vous êtes ma des peuples les plus heureux du monde, parce que vraiment Dieu s'est plu à vous combler de toutes sortes àe bénédictions. Plenus eris benedictionifais Domini (Deut. 33, 23).
Vous êtes heureux d'avoir eu, pour pères, des hommes de foi, qui vous ont transmis des bénédictions plus abondantes que celles que leur avaient léguées leurs ancêtres. Benedictiones patris sui confortatœ stmt be7tedictionihcs patrum ejus (Gen. 49,26). Puissent ces bénédictions se multiplier encore dans vos enfants et dans vos petits enfants ; et jusqu'à la dernière génération.
Vous êtes heureux, dans le pays que la divine Providence vous a donné pour votre part d'héritage, car il est un des plus beaux, des plus fertiles, et des plus salubres du monde. Benedictio in medio terrœ. (Isai. 19. 24) Il est arrosé par notre magnifique St. Laurent qui, par l'immense quantité de ses eaux, est comme le roi des fleuves de l'univers. Benedictio ittms quasi fluvius itemdavit. (Ecclé. 39, 37). Il est couvert de belles Eglises et de riches habitations, qui en font comme un Paradis. Gratia sictit Paradisits in benedictionibus. (Ecclé. 40, 17.)
Vous êtes heureux dans vos épouses, qui pour la plupart offrent le beau caractère de la femme forte, dont l'Ecriture fait un si admirable portrait, et qui, au témoignage de l' Esprit-Saint lui-même, est un des plus beaux dons que Dieu puisse faire à l'homme sage et vertueux. Dicatur benedictio super uxorem tuam. (Sap. 9, 10).
Vous êtes heureux dans vos enfants, qui forment partout des familles patriarcales. Benedictio Patris confirmât domtis filiorum. (Ecclé. 31). Ces chers enfants, vous les voyez, sans doute, avec complaisance, s'élever aux différents degrés du sanctuaire, de la législature, du barreau et autres professions honorables, quand vous avez pu leur donner une éducation soignée. Vos Evêques, vos Prêtres, vos Juges, vos Magistrats et autres citoyens marquants se glorifient presque tous d'appartenir aux respectables familles du peuple d'un pays si privilégié.
Vous êtes donc heureux, honorés et glorifiés, N. T.-C. F., lorsque vous savez profiter de toutes les faveurs que vous prodigue la Divine Providence dans ce cher Canada, qui est la portion chérie de votre héritage. Fixez-vous donc tout de bon sur ce sol béni, et ne croyez pas ceux qui, pour vous faire émigrer sur une terre étrangère, chercheraient à vous faire croire qu'ici, dans votre belle patrie, vous êtes malheureux. A l'exemple de vos pères, craignez le Seigneur, attachez-vous à la Religion, bâtissez-lui des temples, et soyez dociles à la voix de vos Pasteurs, et vous verrez comme le Seigneur est bon envers ceux qui l'aiment et qui s'attachent de tout leur cœur à cette divine Religion.
— ioS —
Uniformité— Collet Romain — Crucifix et Chandeliers des Bancs d'Œuvre.
Circulaire, 31 Mai 1858.
Comme il vous est facile de vous en convaincre, le Seigneur nous met sur un champ de bataille tout nouveau ; mais, croyez-le fermement, c'est pour nous faire remporter une entière victoire. Pour cela, il nous faut, avant tout, nous unir étroitement, comme'le veut le Concile de Québec, par ces belles paroles, qui s'adressent à tous les Pasteurs : Vires sicas tmanimiter impendant. Que cette uniformité apparaisse même dans notre extérieur. Ainsi que chacun se fasse maintenant un devoir de porter le collet romain, qui a été pris librement par la très grande majorité, que la minorité doit se faire un plaisir d'imiter. On voudra bien se souvenir qu'en quittant le rabat, on ne peut le remplacer que par le collet romain.
Montrons en particulier notre humble et fidèle soumission aux plus petites règles, aux usages les plus simples de la Sainte Eglise Romaine, afin d'être, sous ce point comme dans le reste, tout à fait uniforme. Ainsi, pour faire disparaître une bigarrure qui fait peine, on ôtera les croix et chandeliers de tout Banc d'Œuvre.
Les Marguillers comprennent sans peine que ce n'est pas sur ce Banc que le Crucifix reçoit les honneurs qui- lui sont dûs ; comme aussi ils comprennent que ça n'a jamais été un privilège accordé par l'Eglise à ceux qui sont assis dans ce Banc. Autrement ils seraient plus honorés que les Evêques, à qui cette faveur n'a pas été accordée ; puisque le Pape et les Archevêques sont les seuls qui en jouissent.
Dénonciation comme Apostat de Mr. Charles Chiniquy, Prêtre.
Lettre Pastorale, 4 Fêv. 1859.
M. Chiniquy a été, pour de justes causes, interdit et excommunié par son Evêque, et, de plus, il n'est plus catholique, ayant publiquement renoncé à la foi de nos pères, pour embrasser le protestantisme.
Nous-savions toutes ces choses, et nous en gémissions dans l'intérieur de notre âme, en suppliant humblement le Père des Miséricordes de vouloir bien ramener dans le bercail de J.-C. ce Pasteur changé en loup dévorant. Nous aurions continué à garder un profond silence sur ces faits lamentables, si la foi d'un grand nombre d'entre vous ne se trouvait pas maintenant en grand danger.
Car, pour tout homme qui est tant soit peu instruit et clairvoyant, il est évident que M. Chiniquy vient ici pour se placer à la tête de ces ministres d'erreur, que vous appelez Suisses, et qui, depuis plusieurs années, rôdent dans nos villes et nos campagnes, cherchent à tromper les ignorants et à séduire ceux qui ne se tiennent pas assez sur leurs gardes.
— IOQ ~ /
Et, en effet, la réception amicale qui lui a été faite par ces hommes, ennemis de votre foi, avec qui il eut de si chaudes discussions dans le temps qu'il était encore catholique, et les erreurs qu'il a impudemment enseignées, dans les discours qu'il a faits publiquement dans cette ville, ces jours derniers, ne prouvent que trop qu'il voudrait vous entraîner dans le triste naufrage qu'il a fait clans la foi.
Ainsi donc, quoiqu'il Nous en coûte beaucoup, N. T.-C. F., Nous élevons hardiment la voix, pour Nous acquitter de ce devoir qui nous est imposé par le Prophète : " Fils de l'homme, je vous ai établi sentinelle sur la maison d'Israël ; et vous écouterez les paroles qui sor- " tent de ma bouche ; et vous les ferez entendre de ma part à ceux qui sont en danger de périr." (Ezèch. 3,19).
Car, qu'arriverait-il si Nous gardions un lâche silence dans un moment comme celui-ci, où un Pasteur, devenu un loup cruel, cherche encore à se couvrir de la peau de brebis, pour faire plus de ravages dans la bergerie du Seigneur? Le même Prophète nous l'apprend, par ces terribles paroles : " Si, lorsque je dirai à l'impie : " vous mourrez " ; vous ne le lui dites pas, il mourra dansson iniquité ; mais je vous demanderai compte de son sang." (Id. 18.)
Nous n'hésitons donc pas un instant à- nous acqmttter de ce devoir impérieux ; et c'est dans toutes les chaires de ce Diocèse, et même dans toutes les maisons, que nous crions bien haut, avec Notre Seigneur : " Celui qui n'écoute pas l'Eglise, qu'il soit pour vous comme un payen et un publicain," qui, chez les Juifs, étaient en telle horreur, qu'on les fuyait comme des pestiférés.
Maintenant, il vous est facile de vous convaincre que M. Chiniquy, n'étant plus pour vous qu'un prêtre excommunié et apostat, vous ne devez plus avoir avec lui aucun rapport. Tout ce qui vous reste à faire pour lui, c'est de prier avec ferveur pour sa conversion, car c'est le plus grand service que vous puissiez lui rendre dans son malheur, le plus grand, sans doute, qui pouvait lui arriver.
Ce que vous avez encore à faire, dans ces temps mauvais, c'est de prier pour ceux de vos frères qu'il a entraînés dans le schisme, afin d'obtenir leur sincère retour dans le sein de l'Eglise, notre bonne Mère, qui tous les jours gémit sur leur égarement.
Ce que vous avez enfin à faire, dans ces jours de trouble, c'est de travailler à empêcher vos frères et vos compatriotes d'être séduits par ce Prêtre égaré. Usez donc de toute votre influence, pour les détourner d'aller eutendre ses lectures ou ses discours, ou de faire quoique ce soit qui puisse le favoriser ou l'encourager dans ses damnables projets.
Oh, N. T,-C. F., vous prierez certainement avec une très grande ferveur, si vous comprenez bien que le plus grand malheur qui puisse arriver à un peuple, c'est d'être abandonné à cet esprit de vertige qui fait qu'il n'écoute plus ceux que Dieu a chargés de le conduire, tandis qu'il donne une aveugle confiance au premier venu qui va déblatérer contre ceux qu'il doit respecter et honorer. Car, on peut assurer qu'alors ce peuple est à la veille de passer par de terribles épreuves. Oh, Dieu ! que de malheurs attendent les peuples et les nations qui sont livrés à cet esprit diabolique.
Or, vous n'ignorez pas, N. T.-C. F., qu'il s'est glissé parmi nous des hommes qui font profession de propager ce mauvais esprit qui, semblable à un chancre, ronge intérieurement toutes les sociétés. A vous donc de vous opposer, par tous les moyens en votre pouvoir, à ce torrent qui nous entraîne tous vers un abîme que personne n'a sondé. Fasse le Ciel que nous n'y tombions jamais 1 Mais n'oubliez pas que, dans ces horribles crises qui nous menacent de toutes parts, c'est toujours le pauvre peuple qui paie de sa personne, de ses biens, et même de sa vie.
Prières pour la Paix.
Mandement, g fuin 1858.
Nous nous empressons, N. T.-C. F., de vous informer que N. S. P. le Pape adressait, le 27 Avril dernier, à tous les Evêques du monde, une Lettre Encyclique, qui respire la charité la plus tendre et la plus compatissante.
Ce tendre Père commence par souhaiter au monde entier, avec toute l'effusion de la joie pascale, cette heureuse paix que N. S. J. C. annonçait à ses disciples, après avoir, par sa sainte résurrection, vaincu la mort et détruit la tyrannie du démon.
Puis, comme le cri sinistre d'une grande guerre se faisait entendre à'ses oreilles, toujours ouvertes aux gémissements des peuples, il exprime le sentiment de douleur qu'excite dans son cœur le spectacle des nations catholiques qui se font la guerre.
Tenant la place de celui qui, sortant du sein de la Vierge Immaculée, a annoncé, par la voix de ses Anges, la paix aux hommes de bonne volonté, et qui, en remontant au Ciel, laissa la paix à ses Disciples, il fait des vœux ardents pour rétablir lajiaix parmi ses enfants. Aussi répète-t-il avec instances cet heureux souhait: Que la paix soit avec vous ! Pax vobis !
C'est avec ces paroles de paix qu'il s'adresse à tous les Evêques, pour les inviter à exciter les pieux fidèles, dans toutes les parties du monde à élever leurs prières vers le Dieu Tout Puissant, afin qu'il donne à tous sa paix si désirée.
Il s'est déjà acquitté de ce devoir pastoral, en ordonnant que, dans tous les Etats-Pontificaux, des prières publiques soient adressées au Père des miséricordes. Mais cela ne suffit pas pour satisfaire les besoins de son cœur paternel. Voilà pourquoi il veut avoir recours aux prières de l'Eglise tout entière.
Il demande donc à tous les Evêques du monde catholique, qu'il se plait à qualifier du nom de Frères, de consulter les inspirations de leur zèle pour la Religion, en ordonnant des prières publiques, le plus tôt possible, dans leurs diocèses respectifs, à son intention qu'il exprime dans les termes les plus attendrissants.
Efficacité de la Prière pour donner des idées saines au Peuple.
Circulaire, 25 Nov. 1859.
-Cetera en faisant beaucoup prier le Peuple que nous le rendrons capable d'avoir des idées saines sur l'indépendance de l'Église dans l'ordre du salut, sur la nécessité que son Chef Suprême soit indépendant de tout pouvoir temporel, et sur tous les principes que la politique de nos jours a tellement obscurcis que même beaucoup de gens de bien se trouvent engagés, sans s'en apercevoir, dans d'étranges erreurs. La prière de notre peuple faite au pied du Saint- Autel dans nos " Quarante Heures " de l'année qui se termine, formera donc une nuée lumineuse qui dissipera tous les épais brouillards que nous envoient le Protestantisme, le Rationalisme, et Plndifférentisme de notre siècle, si fécond en erreurs, quoiqu'on se plaise à le nommer le siècle des lumières.
Inviolabilité du Pouvoir Temporel du St. Siège — Napoléon III.
Lettre Pastorale, 17 Fèv. 1860.
Nous nous empressons, N. T.-C. F., de vous communiquer une lettre encyclique que N. S. P. le Pape adressait le 19 janvier dernier à tous les Évêques du monde.
En attendant de la bouche du Vénérable Pontife les raisons qu'il a de ne pas céder les Provinces que l'on voudrait détacher des Etats Pontificaux, vous serez de plus en plus confirmés dans la pensée qu'il accomplit un devoir impérieux, en résistant, comme il le fait, aux Puissances de ce monde qui se croient le droit de le dépouiller.
Ces Provinces ont été consacrées à Dieu et données à l'Église pour que le Pontife Romain fût indépendant de tout Gouvernement. Tous les catholiques du monde ont le plus grand intérêt à ce que le Pape ne soit le sujet d'aucun Prince, puisqu'à son Indépendance se rattache leur propre indépendance religieuse. La divine Providence ayant elle-même formé, dans le cours des siècles, la puissance temporelle des Papes, afin qu'ils pussent exercer librement leur divine autorité, on comprend que. Pie IX ne veuille pas consentir à renverser ce bel ordre établi par Dieu lui-même. Ayant fait, en parvenant au Souverain Pontificat, un serment solennel de maintenir intacts les Etats Pontificaux, il ne saurait le vio 1er. Il est d'autant plus obligé de défendre les droits du St. Siège sur son domaine temporel, qu'en les sacrifiant il compromettrait et affaiblirait les droits légitimes des autres Princes qui ont été dépossédés de leurs trônes par la violence. Ce devoir est d'ailleurs d'autant plus rigoureux pour lui qu'il sait très-bien que tous les Gouvernements du monde sont vivement intéressés à ce que l'on réprouve les principes pernicieux, que l'on invoque pour le dépouiller ; et qui finiraient, si on les consacrait en .les mettant en pratique, par couvrir le monde entier de ruines et de désastres. Il est d'autant plus fondé en raison, en refusant de céder Bologne, Ravenne et autres villes de ses Etats qu'il sait que c'est- à force d'argent et par corruption que l'on est parvenu à entraîner dans la révolte ceux de ses sujets qui ont levé l'étendard de la rébellion et que le nombre de ses sujets révoltés est petit en comparaison de ceux qui lui sont demeurés fidèles.
D'où nous pouvons conclure, N. T.-C. F., que c'est notre cause et la cause de tout le peuple chrétien que soutient avec tant de vigueur le Souverain^ Pontife, en défendant l'intégrité de ses Etats Temporels, puisque notre indépendance religieuse s'y rattache, aussi bien que la vraie liberté de tous les peuples catholiques.
L'Empereur des Français ayant fait publier une lettre qu'il avait adressée à Sa Sainteté pour lui conseiller d'abandonner les Roinagnes, le Souverain Pontife crut qu'il ne devait pas garder le silence dans une circonstance si impérieuse, dans la crainte que l'univers étonné ne pensât qu'il s'était rendu à un tel conseil. Il nous informe donc qu'il a répondu à Sa Majesté qu'il avait les plus fortes raisons de ne pas le suivre.
- Usant ensuite de toute la liberté que lui donne, sur les plus puissants Princes qui gouvernent le monde, la divine autorité qu'il exerce au nom de Jésus-Christ dont il est le Vicaire, il conseille à cet Empereur de se souvenir qu'il mourra un jour comme tous les autres hommes, et qu'il aura à rendre compte au Souverain Juge de tous les actes de son gouvernement. Il ajoute que, pour lui, il a appris à endurer tous les maux, la mort même, s'il le faut, pour ne pas manquer au rigoureux devoir que lui impose la Papauté.