‹ Fistules Hémorragiques CatemenialesChapitre 10 sur 24 · ET · texte numérisé non relu

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nous n’en n'avons relevé aucun cas probant dans la littérature. | .

Tous ces endométriomes ont ceci de connu qu'ils se sont développés spontanément. Contrairement aux endométriomes post-opératoires.

Ils se rencontrent surtout chez la femme ayant subis une intervention gynécologique.

La statistique de Gourronn, Martin, Micmon, relève :

10 cas après hystéropexie 6 cas après annexectomie cas après myomectomie cas après perforation uctérine traumatique

après césarienne cas après rupture de grossesse tubaire

r & NN NN NN Q S n

cas après appendicectomie On voit la fréquence relativement considérable de l’endométriome après hystéropexie, cette prédominance se retrouve dans la statistique de GERMAN:

ÉNSTERODETO RS EEE Le 18 cas CÉSARIENNE ARE ERA» ee ete ecsane ARE 122028 Atblation d'annexes ...,...:...%. 11. 10 cas Dipameéntopexie CR Erection D cas AD PENdIC EC ROME Ce Dis emniete 3 cas HIS LOIR Me eee Re 1 cas

La pathogénie de ces endométriomes méritent d’être étudiée : elle a été très discutée et sans doute n'est-elle pas univoque.

Les premiers auteurs, avec KoBerré en 1869, pensent à un transport de cellules endométriales à partir de la muqueuse utérine par voie [ymphatique.

La salpingite nodulaire isthmique a été longtemps

Malartie Jean. 2

mr

considérée comme une lésion purement inflammatoire. Ces théories ne doivent pas être retenues.

Autrefois également, on rattachait les endométriomes à l’évolution tumorale de restes Wolfiens (RecLiINHAUSEN, CHEVAssU) ou encore à une hétérotopie des eanaux de Muller (Curren, 1914).

Mais la constatation des endométriomes extragénitaux a ruiné cette hypothèse.

Sampson soutient que l’endométriome résulte d’une véritable greffe de lambeaux de muqueuse utérine. Cette greffe pourrait se produire dans deux circonstances : |

19 À la suite d’une intervention chirurgicale, on explique ainsi d’une façon parfaitement satisfaisante les endométriomes post-opératoires ; après intervention gynécologiques.

20 Pour expliquer la production des endométriomes spontanés, SAMPsON admet que, au cours de la menstruation, il existe un reflux de cellules endométriales, cellules ayant tendance à s'implanter sur l’ovaire, où, elle constituerait l’origine de ce « kyste » chocolat ou kyste anolaire, goudronneux de cet organe (Sampson). Ces formations seraient donc de véritables endométriomes.

Elles peuvent aussi s'implanter à distance, en un point quelconque du péritoine.

Expérimentalement, on a pu reproduire chez l'animal un endométriome par inclusion intra-ovarienne d’un fragment utérin. Le seul point discutable de la théorie est donc le reflux de cellules endomé-

triales au moment des règles. Rien n’est moins prouvé.

Au cours de la laparotomie faite en période menstruelle, la constatation de reflux sanguins est rare (CurrTis) où même exceptionnelle (Novak), on peut répondre, 1l est' vrai, que l’endométriome n’est pas lui-même une affection fréquente.

Il faut noter enfin, que cette opinion n’explique pas facilement tous les cas: comment admettre la production de tumeur endométriale dans la cloison vaginale — ou au niveau des ligaments ronds dans leur portion inguinale, par une cellule endométriale ?

Aussi MEYER et OBERLING, reprennent une théo-. rie émise par Lockver, en 1918, qui fait de l’endométriome une formation péritonéale.

Il est admis que les canaux de Murrer sont développés aux dépens de l’épithélium péritonéal — il n’est donc pas impossible à priori, d'admettre que le péritoine soit capable, dans quelques cas, de créer de la muqueuse utérine en dehors des canaux de Muller et, par conséquent, de former ces endométriomes extra-génitaux spontanés. C’est chez le fœtus que se ferait cette transformation péritonéale, analogue en tous points, à celle qui donne naissance aux canaux de Muller chez l’embryon.

Retenons que seule, cette théorie peut expliquer d’une façon satisfaisante la production des endométriomes post-opératoires après intervention extragénitale. Les trois cas signalés par GERMAN après appendicectomie simple rentront dans cette classe.

Mais ce n’est là qu’une hypothèse ingénieuse qui n’a jamais reçu de consécration expérimentale.

On peut être éclectique. Et admettre pour les diverses localisations une pathogénie différente.

Au niveau du tractus gémtal : Endomètre, hgament rond, Higament large, cloison recto vaginale, la théorie Mullerienne s'adapte parfaitement.

Au mveau de l'ovaire, la théorte de la migration est la plus simple.

Pour la région ombilicale, on peut adopter l’une ou l’autre des théories, la péritonéale ou celle de la migration.

En ce qui concerne les Endométriomes postopératoires, qui nous intéressent davantage puisqu'ils sont en cause dans le plus grand nombre des fistules Cataméniales, 1l faut distinguer deux cas: Après intervention sur l'appareil génital, la greffe est le mécanisme le plus plausible: greffe instrumentale, si l’on peut dire; on s’explique ainsi la fréquence des cas observés après fixation du corps utérin, la rareté de la même éventualité après ligamentopexie.

Après intervention extra-gémitale (appendicectome) seule, la théorie péritonéale permet une exphication facile.

Notons cependant, que, si avec la théorie de migration, on admet un reflux intra-péritonéal de cellule endométriale, on peut concevoir que la cicatrice de Laparotomie soit un point d’appel pour oreffe de ces cellules.

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