‹ Fistules Hémorragiques CatemenialesChapitre 11 sur 24 · FISTULES AYANT UNE ORIGINE GÉNITALE · texte numérisé non relu

FISTULES AYANT UNE ORIGINE GÉNITALE

Voici les causes les plus habituelles :

La Césarienne.

Les interventions sur les annexes.

La césarienne à causé un nombre important de fistules catamémales. En additronnant les cas originaux publiés par Nuvizre, en 1911, par Hureau en 1919, par Bazzix en 1928, et les huit cas pubhés de 1928 à 1934, on arrive au. chiffre relativement considérable de trente-quatre cas.

ALBANO, d’après une statistique étendue évalue la fréquence de cette complication à un peu plus de « quatre cas, pour mille césariennes.

Tous les cas connus ont été observés après la césarienne corporéale. Aucun cas n’a été rapporté après la césarienne basse. Ce fait, ne doit pas uniquement être imputé au nombre comparativement réduit de césariennes basses effectuées jusqu’à ce jour. ILest hors de doute que la fermeture de l'utérus est. réalisé beaucoup plus parfaitement, grâce à la

technique modrene ; seule elle permet une péritonisation correcte. Cette péritonisation, nous Île reverrons à propos des interventions sur les annexes, est la meilleure prophylaxie des, fistules catéméniales.

Il faut noter encore que la plupart des césariennes compliquées de fistules catéméniales ont été pratiquées alors que l’aseptie du contenu utérin était douteuse. On retrouve là encore le rôle capital du facteur infectieux.

Les fistules consécutives aux opérations sur les annexes ont été étudiées par Suveckx,en 1912. Sa statistique comprenait treize cas ; six autres ont été publiés depuis. En y ajoutant nos deux observations, on arrive à un total de vingt et un cas.

La nature des lésions rencontrées au cours de l’intervention est capitale à considérer. Il s’agit très souvent de tuberculose génitale: sept fois sur les treize cas de Suvecx ; onze fois, sur la statistique de vingt et un cas signalés plus haut.

« L'ouverture cutanée est observée souvent à la suite d'opérations incomplètes suivies de drainage. On observe une fistule banale, parfois un écoulmeent sanguin se produit à chaque période menstruelle » (PATEL, rapport au congrès de Rome sur la tuberceulose génitale de la femme, 1912).

La fistulisation est facilement explicable.

Autour des lésions ulcéro-caseuses des annexes, on trouve des adhérences étendues et épaisses qui

fixent les organes malades aux organes voisins et

PS

aux parois pelviennes. L’utérus, la vessie, le rectum, l'intestin grêle, sont englobés par des adhérences ; la fusion peut être tellement intime que la séparation des organes est toujours laborieuse, quelquefois impossible. On comprend que les. interventions sur de telles lésions soient des opérations difficiles (P. Moceor) et que la persistance d’une fistule soit chose fréquente.

Les autres affections génitales sont plus rarement en cause. Trois fois,il s’est agi de grossesse extrautérine, sous la forme d’hématocèle rétro-utérine enkystée, traitée par voie haute. En pareil cas, la crainte de l’infection a imposé le drainage et a ainsi préparé le trajet ; l’impossibilité de traiter correctement le moignon tubaire explique l’origine de la fistule.

Deux fois, 1l s’est agi d'intervention pour salpingite aiguë. Dans un de ces deux cas, on avait pratiqué un simple drainage. (Observation IT).

Dans l’autre, l’ablation des annexes avec fermeture du pédicule. |

Enfin, deux cas sont consécutifs à l’ablation d’un kyste de l’ovaire. Û

Dans toutes des interventions sur les annexes, les deux facteurs favorisant sont :

l'infection avec le drainage qu’elle entraîne;

la péritonisation défectueuse du pédicule qui est souvent difficile à réaliser correctement par le procédé classique ; il semble que la technique de Kerry

doive donner une sécurité meilleure.

ENR u

Telles sont les causes les plus fréquentes.

. En voici de plus rares : Un cas après une intervention pour fibrome.

Quelques cas après hystéropexie.

Signalons enfin, pour mémoire, les fistules qui ont pu être observées autrefois, à la suite de l’hystérectomie subtotale avec pédicule externe, selon la technique de Hécar ou de Porro, à la suite de césarienne.

Page 1