‹ Fistules Hémorragiques CatemenialesChapitre 22 sur 24 · OST · texte numérisé non relu

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voies génitales ; plusieurs cas particuliers doivent être considérés.

Premier cas. — Fistule à point de départ utérin dont-le type est observé à la suite d’une césarienne corporéale. |

Deux méthodes s’opposent.

La suture simple de l'utérus, pratiquée avec succès par Puccront et par plusieurs autres auteurs.

— Il faut pour qu’elle réussisse réaliser une dissection parfaite du trajet utéro-pariétal ; à cette dissection doit être associée la résection de l’épiploon adhérent au trajet et à l’utérus.

D'autre part l’Hystérectomie, méthode radicale employée par DEVRAIGNE et par ÂLBANO ; — ces auteurs semblent d’ailleurs avoir surtout en vue la suppression d’un utérus dont la suture imparfaite n'aurait pas donné toute la sécurité nécessaire en cas de grossesse.

Le choix de l’intervention dépend donc essentiellement de la solidité de la cicatrice utérine.

Deuxième cas. — Fistule tubo-pariétale — dont le type est observé à la suite d’une intervention pour tuberculose génitale.

—— L'intervention conservatrice : annexectomie unilatérale, peut être envisagée lorsque les lésions sont, sinon unilatérales, tout au moins à fonte prédominance unilatérale. |

— On a obtenu ainsi quelques guérisons défini-

tives.

— Mais la récidive est plus fréquente ici que dans tout autre cas. |

Cette récidive est expliquée par deux facteurs :

La récidive de la tuberculose génitale du côté opposé ; |

La soudure imparfaite du moignon tubaire :

les adhérences péri-utérines multiples, les décollements qui en sont la conséquence au cours de Pin-: tervention rendent impossible une bonne péritonisation.

Cette récidive fréquente incite certains autéurs à rejeter l'intervention conservatrice :

« Le traitement des fistules cutanées nécessite la castration totale avec dissection du trajet cutané, analogue à celle que l’on fait dans l’anus contre nature » (Parez, Rapport au Congrès de Rome sur la Tuberculose génitale) ; mais nombreux sont ceux qui rejettent des conclusions aussi formelles : « L’annexectomie unilatérale a donné un nombre important de guérisons définitives » (Mocquor).

Il faut donc admettre que la conduite à tenir doit être décidée d’après l’état des lésions rencontrées à l'intervention.

Dans tous les cas il faut insister sur l’importance du traitement médical post-opératoire : cure héliomarine, rayons ultra-violets, etc. |

Pour les fistules secondaires à une intervention pour salpingite aiguë, les mêmes discussions sont possibles entre l’intervention conservatrice et l'Hys-

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