LA GALERIE DE MEDICIS
au monde. Cet ouvrage se compose de vingt-trois grands tableaux, dont deux portraits et vmgt et un épisodes de la vie de la reine. Le sujet était vraiment ingrat, mais le peintre sut le magnifier en mêlant la mythologie à l'histoire. 11 réalisa ce téméraire anachronisme avec une autorité et un prestige qui en font le chef-d'œuvre de l'art décoratif. Le luxe de la Cour de Prance se confond avec les splendeurs de l'Olympe; vérité historique et fiction poétique s'associent pour faire de ce cycle un décor unique dans son genre.
Au nombre des meilleurs portraits peints à la même époque, figurent celui de Marie Je Médicis (fig. 422), aujourd'hui au Musée de Madrid ; le propre portrait du peintre (fig. 42 1 ), qui se trouve à Windsor Castle, montrant un Rubens élégant, au chapeau à larges bords, aux traits réguliers, la longue moustache frisée, un portrait qui révèle, dans la tranquille assurance du visage, la maîtrise de l'artiste et l'autorité de l'homme ; les portraits de ses deux fils aînés, Albert et Nicolas (fig. 423) de la galerie Liechtenstein, et celui de Suzanne Fourment (fig. 424) (le Chapeau de Paille), son modèle de prédilection après sa seconde femme Hélène Pourment que possède la National Gallery.
On peut considérer la Galerie de Médicis comme le dernier ouvrage de la seconde manière de Rubens. Il avait glorieusement inauguré cette manière avec la Descente Je Croix ; •'"J- 428. — Rubens. — Le peintre,
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par ce chet-d œuvre et par ses .,•,,,, u ^ o .1 • u i. .
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travaux de 1612 a 1615, il (cuche luaun).
4'jo. — Ki'BfcNs. — MifiAM.fc Ut. Saim lubt >ij:> (SluH^e Impérial de Vienne.) (Cliché l^m-y f
•Vtait rapprf)chc d.i vanlaRc du style cl'Ollo Vcnjus. Avec Rr» flivcrs Ju^cnwnh Derniers, il rclrouvc sa première audace crcatncc et sarohustcsscdr coloris, ri, jusqu en 1623. leN-tçance de son dessin et 1 opulence de son colons allèrent toujours croissant. Ln 1625, son art subit une métamorphose complète ; il apporte plus de liberté' et de raffinement dans le choix des tons et des teintes, dont il multi[)lie les combinaisons et qui s'influencent mutuellement ; sa lumière devient plus radieuse et se divise en reflets plus subtils ; il s'affirme de plus en plus le colonste sans rival, comme il était dèja le peintre le plus dramatique. La première œuvre importante de sa troisième pe'riode est [Adoration des Mages, une création éblouissante de splendeur, achevée en 1625 pour l'église de l'abbaye Saint-Michel à Anvers et, aujourd'hui, un
des joyaux du Musée de cette ville. L'année suivante, il peignit r Assomption pour la cathédrcJe d'Anvers. Le travail le plus imp>ortant de ces années est le Triomphe et les Figures duSaint-Sacrementiûs. 425), qu'il exécuta en 1627-1628 pour l'infante Isabelle, et qui devait serMr de patron de tapisserie. Par l'opulence de 1 invention et la fougueuse élégance du mouvement, ces compositions tnomphales comptent parmi ses chefs-d'œu\Te.
A ce moment, la camère artistique de Rubens subit une interruption de quelques an-
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FiG. 43o. — RVBEXS. — Le Portrait
DE l'infante Isabelle.
(Musée de Hruxelles.) (Cliché Hermans.f