SEJOURS A MADRID ET A LONDRES
FiG. 43l. — RlJBKNS.
(Musée de Munich.}
■ 1 HOl'PKAir PAISSANT.
(Cliché Hruckmann.)
nées. Dès 1623, il seconda l'infante Isabelle et le marquis Ambroise Spinola dans le gouvernement du pays et y joua, jusqu'en 1628, un rôle prépondérant. Il souffrit de la situation déplorable dans laquelle languissait sa patrie, et il s'efforça de terminer la guerre entre l'Espagne et l'Angleterre qui déchirait l'Europe. Il se fit envoyer comme agent de confiance par l'infante Isabelle à Madrid au roi Philippe IV et par celui-ci à Charles I" à Londres pour établir les bases de la paix (1628-1630). Il réussit dans ses efforts. Ces années ne furent pas complètement perdues pour son art. A Madrid, il peignit un grand nombre de portraits, entre autres ceux des membres de la famille royale. Il y copia aussi un grand nombre d'œuvres du Titien. A Londres, il travailla moins, mais produisit pourtant quelques ouvrages dont le plus important est Minerve défendant la Paix de la National Gallery. En 1626, il avait perdu sa première femme ; peu après le retour de ses voyages diplomatiques, il épousa, le 6 décembre 1630, Hélène Fourment, à peine âgée de seize ans, que le cardinal Ferdinand, gouverneur des Pays-Bas, tenait pour la plus belle femme de ce pays, et l'histoire
assure que cette altesse I ^^^^4^- h^i^^^^^^^^^^^^^^hI s'y connaissait. Rubens était passionnément épris de sa jeune femme ; il la peignit au moins une douzaine de fois. La Pinacothèque de Munich ne possède pas moins de cinq de ces portraits. Un de ceux-ci
la montre se promenant , ., .> . u
j • j- A ' '^^ ^^ — Rl'bkns. — Le Retour des champs.
dans son jardin aux cotes (l-lorence. Galerie IHtH } (Cliché Anderson.)
Fio. 433. — Les trois Gracf.s.
(Mitsét' du l'raJo.} ((Cliché AnJtrson)
ILANDHI —
'Ir ion ^poux : un autre Li te gj prcurnte pA/cc de %c% nu^nifi-
■^ f{uri atouridcnocrt(hK.426) ; (ian» un Iroiiièm**. rllr c»l vctue plus kimplrmcnt. 11 arriva s i<ul>cns. notamment dans le chrf-dopuvrc qui %c trouve à \'i'-nnc. de la fx-indre dan» »on ( Llouissante nucJitc. n ayant pour tout vctcmrnt qu un€ fourrure qui lui dra(>e les reins et les e'paules (fig. 427).
Ailleurs, la jeune femme est accompagnée d'un ou de plusieurs de ses enfants (Munich- LouNTe) (PI. IV) ou de son mcui et de l'aine' de leurs enfants (fig. 428) (Collection Alphonse de RothscKild). Tous ces portraits sont autant d'œuvres merveilleuses qui traduisent le bonheur intime de l'homme et la maîtrise de l'artiste croissant avec les années. Le pnntemps de la vie se prolongea pour lui jusqu'à sa mort.
Les dernières années de son existence furent même particulièrement fécondes en chefs-d'œuvre. Un des plus remarquables est le Miracle de Saint IlcJcfonse (hg. 429). peint en 1630-1632, pour l'église Saint-Jacques-sur-Coudenberg, à Bruxelles, et aujourd'hui au Musée Impérial de Vienne. D'autres maîtresses œuvres de cette époque sont FOffranJe à Vénus, du Musée Impérial de Vienne, véritable apothéose de l'amour et de la volupté, inspirée par l'ivresse sensuelle qui transportait le grand artiste ; Thomyris et Cyrus, une toile du Lou\Te dans laquelle, comme il amve souvent chez Ru-
FiG. 434. — Rlbens. — Rodolphe l^
ET LE Prêtre.
(Musée du Prado.) (Cliché Anderson.)
RUBENS. — HÉLÈNE FOURMENT KT DKIX DK SES ENFANTS ( M usée du f. ouvre.)
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