RUBENS PAYSAGISTE
FiG. 439. — RuBENs. — La Sainte Famille.
(lifflisc Saint-Jacques, Anvers.)
(C.lichii Cl. Ilcrmans.)
habita la campagne, il témoigna une pre'dilection de plus en plus grande pour ce genre de peinture. Le nombre de ses paysages s élève à une cmquantame, répartis entre de nombreux musées et collections particulières. Rubens peignit les champs, les bois, les montagnes et les prairies comme il les voyait autour de lui, avec les paysans qui travaillent, les troupeaux qui paissent (fig.
431, 432); l'aube avec le chasseur qui se tient à l'affût, le plein jour avec le soleil rayonnant sur la plaine, le soir avec le retour du berger et de son troupeau, la nuit avec le cheval abandonné dans la prairie éclairée par la lune. Charmé par la beauté de son propre pays, il a peint des paysciges où nous aimons à retrouver la vraie nature agreste et la sereine poésie des champs.
Cependant le roi d'Espagne, par l'intermédiaire du gouverneur des.Pays-Bas, son frère le Cardinal- Infant, ne cessait de combler le grand peintre de commandes : en 1636, les Métamorphoses d'Ovide, en 56 tableaux, destinés à la maison de chasse de la Torre della Parada, près de Madrid ; en 1638, une nouvelle série de peintures que Rubens exécutera avec le concours de Irançois Snyders ; enhn quatre vastes tableaux qu'il devait exécuter luimême, mais dont la mort l'empêcha d'achever les deux derniers.
Parmi les œuvres commandées ou achetées par Philippe IV : les Nymphes de Diane surprises par
FiG. 440. — Antoine Van Dyck.
Le ^LvKTYRE de Saint Sébastien.
(l'inacitthùque de Munich.}
iClichc ila nfslaengl.)
1 lO. 441- ~ A.V'ajj Dyck. — Sai.nt .NUnii
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iUglUe d( Sayenlhem./ (Cliché (i. Hcrmonê.)
ILANORE
/(•% S(it{frcs, Diane cl C alliyin.
1rs I rn i\ iiriiccs (li g . 455).
sont trois chcfs-d'd-uvrc ou la nuditc féminine est traitcfe dans toute sa splendeur avec une sensualité païenne ; /Rodolphe I comte tic 1 l(ih\houri> ci le Prêtre (tij?. 434) est le seul tableau dans let^uel le maître ail donne' une note humonstc ; dans le Jardin J Amour (ftg.
436) ou la C onOersation data n te, on admire une élégance aristocratique que le peintre a emprunte'e à son entourage.
Outre ces nombreux tableaux exe'cutes pour le roi, Rubens acheva encore dans les dernières années de sa vie plus d'un chefd'œuvre : les Maux de la Guerre commandé par Juste Suttermam pour le grand-duc de Toscane, aujourd'hui au Palais Pitti : CEn^ Icvcnieni des Sabines, le Serpent d Airain, et le Jugement de Paris à la National Gallery de Londres (fig. 435). la Vierge entourée de Saints qui orne l'autel de sa chapelle mortuaire dans l'église Saint- Jacques à Anvers, un Berger courtisant sa Bergère a Munich, enfin la fameuse Kermesse du Louvre, sans parler des portraits d'Hélène Fourment. ce-
lui du Cardinal-lnfar.t ( Collection Pierpont - Morgan), Jean Brar.t son beau - père (Munich), Jean Van Ghindertalen (hg. 437). au Musée de Berlin. Toutes ces toiles se recommandent par les qualités caracténsant sa dernière manière : un co-
FiG. 442. — A. Van Dyck. — Frans Snyders