‹ FlandreChapitre 107 sur 173 · ANTOINE · texte numérisé non relu

ANTOINE

FiG. 448. — A. Van Dyck. — Porthaii

I) Hknri, Comte ijk Beruh.

Idalcrie du Prado.) (Cliché Anderson.)

repartit pour ritalie et y demeura jusqu'en 1627. Après quoi il revint travailler quelque temps dans sa ville natale. Mais, à la fin de 1632, il regagna Londres, 011 il travailla en qualité de peintre ordinaire de Charles I" juiqu'au jour de sa mort, le 9 décembre 1641. Il ne fit plus que deux courts séjours iur le continent, en 1634 et en 1641.

Ce qui nous frappe tout d abord chez Van Dyck, c'est la précocité fabuleuse dont nous avons déjà cité des preuves. A 1 exemple de Rubens, il perfectionna et renouvela constamment sa manière ; il avait étudié à Anvers ; il étudia aussi en Italie ; sa carrière fut une transformation et une ascension continues. Il commença par imiter son glorieux maître, s'assimilant sa manière, et même, dans ses premiers ouvrages, l'exagérant. L'audace de Rubens devenait de la témérité chez le jeune Van Dyck, et la force de la

brutalité. Mais sa nature était toute différente ainsi qu'il apparaît dans les ouvrages ultérieurs.

Son génie rêveur et tendre se laisse voir dans les thèmes religieux ; il aimait la mélancolie poignante de la Passion et peignait le Christ à l'agonie, les yeux suppliants levés vers le ciel, les Saints se lamentant au pied de la croix, Marie et les Anges pleurant le Sauveur. De bonne heure, il devint un portraitiste avant tout et finit par se consacrer exclusivement à ce genre.

Sa délicatesse et son aristocratie FiG. 449. — Van Hyck. • • • ^ / • ,

La v.krok aux Donat-irs. f ^^^^es le poussaient précisément

ii'iiris, Louvre.) (Ciichc ii.ichcdc.) à fairc ressortir chez ses modèles

l'io. ^bo. — A. V'am DvfJK.

Saint Ai'cirsTi.s.

(Église de SaintAuffustin. Ariycrs.)

(('UlHc llcrtnaim.)

l l ASDRE

la noblcttc morale et la dulinction |)liyiiif|uc : mail il ne les idéalisait que dans la mcfure compatiUr avec la venir. I^« com(Kiaiiion» historiques d'avant ta fK-nodr italienne proprement dite sont dr drux sortes. Les unes f>foccdent dr Rul>enf, ce wonl le Couronnement il h.pincs et les drux Saint\ Jean du Muecc de Berlin, le Couronnement ifhpines et le Serpent (f Airain de Madrid, le Saint Martin du Château de Wmdwr. le» I éte^ d'Apôtres de la i^inacothèquc de .Munich et d'autres encore. Un des tableaux de 1 époque oU il travaillait encore chez Ruhens est le Martyre de Saint Sébastien de .Munich (n 823). Les tons des chairs tranchent violemment les uns sur les autres et sont dépourNiis de Les bourreaux et

chaleur (tig. 440).

le centurion à cheval sont de la famille farouche tiennent les bourreaux de son Couronnement d'épines et les soudards du Decius de Rubens.

Le Saint Sébastien, c'est \'an Dyck lui-même, avec sa physionomie rêveuse, ses traits d'une régularité et d'une douceur féminines. Un des plus célèbres ouvrages de \'an Dyck est le Saint Martin partageant son Manteau (hg. 441) qui se trouve dans l'église de Saventhem. Ce tableau, exécuté un peu plus tard que le Saint Sébastien, mais antérieur pourtant à son second séjour en Italie, trahit de nombreuses influences ; le mendiant accroupi sur la route est tout a fait dans la manière

a laquelle appar-

FiG. 45i — ^'A^• Dyck. — Hebman Joseph recevant lne bagle ues mains

DE Notre Dame.

fSlusc^ Impérial de Vienne.} (Cliché Lœwy4

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