NOUVELLE MANIERE DE VAN DYCK
¥ni. 452 — \'a.n Dvck. - Pie TA.
(Mitscc d'Aiwers.) (Clichi^ llcnimns.)
de Rubens ; un autre, agenouille', la tête ceinte d'un linge, est un souvenir de Raphaël ; la délicieuse figure du Saint même est inspirée d un tableau du Titien que Van Dyck copia et que nous trouvons dans son album d'esquisses appartenant au duc de Devonshire. Cette dernière coïncidence prouve que le tableau fut exécuté après le premier séjour de Van Dyck en Italie. L'œuvre entière se distingue par une facture juvénile et pour ainsi dire fleurie , fort différente du coloris sombre et de la tonalité opaque des autres tableaux peints entre les deux voyages. Dans cet intervalle se placent nombre de portraits, dont celui de Frans Snyders et de sa femme (fig. 442) à Cassel. Ce tableau est si parfait qu'on ne saurait le prendre pour une œuvre de jeunesse, si l'âge des modèles ne nous le prouvait en toute certitude. Durant son second séjour en Italie, la manière de Van Dyck
subit une transformation complète.
Il demeura plusieurs années à Gênes il y jouissait d'une vogue extraordinaire dans la société aristocratique.
11 ne s'était pas encore rencontré de peintre dont l'art fût assez élégar.t pour égaler la distinction des illustres familles des Balbi, des Pallavicini, des Spinola et des Cataneo. Pour cette dernière famille il ne peignit pas moins de neuf portraits, qui furent aliénés il y a très peu de temps et dont la National Ga'.lery de Londres en acquit deux. L'artiste et ses modèles se convenaient à merveille. Les nobles dames Paola Adorno, Gcronima Bngnole Sale (fig. 443), la marquise Balbi et d'autres encore, avec leur visage charmant, leurs robes
l'io. 433. — \'an 1)V(.K.
La ViKHciK KT i/Knkant.
{l'iUiTCittliùquc de Munich.)
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Fio. 434. — Van Dvck. — I'ikta.
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(\r rjrntr|lr«. rlr UAC Ct dr vrlouri. kur clrgancr liaulainr, CAfac!cn»rnl le «lylc c|u'il ado^Ha flan» |r MkIi, I^ marqui» Bnl^nolr Sdlr (|it{, 444). r*l •ujK-rlxd'clcxancr cavalière et dr firrir arist (pratique. Kn Italie, noire An- \'rTi()i% devint un véritabl'- fx-inlre rn(-ridional. au colons chaud, aux ombres accusées. Titien, le nnailr'de Venise, le superbe portraitiste, le séduisit par ses teinte* fauves et ses ciels ardents ; \f Mamand préserva fX)Urtant sa délicatesse native, et les tons brûles du Midi ne parvinrent pas "a lui faire perdre sa fraîcheur. Il ne u:
hxa pas exclusivement a Gênes ; en 1624. nous le trouvons à Rome, où il exe'cuta le portrait du cardinal Bentivoglio (fig, 445). dont le visage et l'attitude révèlent l'intelligence supérieure et l'irréprochable distinction. La même année. \'an Dyck se rendit à Palerme, ou il fit le portrait du vice-roi et oU la confrérie du Saint -Rosaire lui commanda un retable (fig. 447). qui est la plus magnihque composition et la conception la plus émouvante due au séjour de Van Dyck en Italie. La manière et le colons sont plus flamands qu'italiens et forment une transition entre ses œuvres génoises et celles qu il produisit dans sa patne après son retour.
En 1627. il était rentré a Anvers. Dans ses nombreux portraits, on voit alors sa manière se modifier. Les tons conservent encore leur chaleur, mais le feu
ardent qui embrase ses ou\Ta2es Fig. 455. — A. Van Dyck. • ,• r ■ 1 v j
Charles I" a la chasse. ^^^^^^^S ^ ^^'\ P^^^^ ^ ^^^ ^^^^
(Musée du Louvre.) (Cliché Hachette.) plus tempérés, comparables à