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VAN DYCK PORTRAITISTE

FiG. 456 — Van Dyck. — Les Enfants

DE Charles I""".

(Turin, Musée.) (CAulic Andcrson.)

ceux d'un soleil couchant d'été. Dans les plus beaux portraits de cette série, cette tonalité présente de délicieuses ombres transparentes. L'expression demeure toujours distinguée, le geste élégant, aussi bien chez les patriciens de naissance que chez les représentants de l'élite intellectuelle. Parmi ces portraits, nous citerons ceux de Pierre Stevens et d'Anne Wak^ au Musée de La Haye (Hg. 457), celui de Corneille Van der Ceest à la National Gallery (fig. 446), le grand ami de Rubens; celui d'Henri, Comte Je Bergh, au Prado (fig. 448), général des armées des Pays-Bas espagnols, le visage défiant, l'attitude impérieuse, le corps serré dans une étincelante cuirasse ; le portrait de François de Moncada, généralissime des troupes espagnoles dans les Pays-Bas (1586- 1635), peint vers 1632, le plus beau des portraits équestres du peintre (PI. I).

Les tableaux religieux de Van Dyck avaient autant d'admirateurs que ses portraits.

Parmi les tableaux d'autel qu'il peignit à profusion et même à l'excès, citons la Vierge aux Donateurs (fig.

449) du Louvre : Van Hamme et sa femme agenouillés devant la Madone. On n'imagine rien de plus gracieux et de plus touchant que le

geste de l'Enfant Jésus, assis

1 1 N • Fin. 457. — Van Dyck. — Portrait

sur les genoux de sa mère, qui d Vnnk Wakk

se détourne pour caresser la r a/k-^k. Jc u iLTyo icuchc nrucknumn.)

1 1 isnni.

Fio. 45». — Vaî« Dyck. — Foutrait

DE Thomas de Savoie.

(Musée de lierlin.f (Cl. l'hot. ( .ealltchafl .^

Jou»- <lll <l<*iial<Ul . I .a l'iu?^ l'fo loi. (le l<rv<-ur imprrKnr Ir Sain! /\u^u^tin (li^. 4')()) (|u'il ini^nil en \()lH\><)\iï 1 »•ylj..c cl' Anvers, placcc sous le vocal)lc fie ce Saint. Van \)\\V |»«it^rut. en 1629, {>our r.»ut<l (les ct'libatairrs a la Sotlalitc cl'/\nvcrs.S6//>i/c Rosalie recevant une couronne (les mains de l'I'^nfanl Jésus, et. en 1630. le bienheureux Hcrmcin Joseph recevant une l)<igue des mains de Notre- Dame, deux chefs-d'œuvre qui se trouvent aujourd'hui au Muse'c Impérial de X'ienne (fig. 451). Le premier se recommande par sa radieuse clarté' et pai son coloris opulent ; le second, de tons plus éclatants encore, par la délicatesse et la grâce du sentiment. Rubens fut le peintre du Sauveur. Van Dyck celui de la Vierge. La plus adorable de ces Mères

Virginales est celle du tableau de .Munich, oii l'on voit le petit Jésus se tenant sur un socle (hg. 453). Le groupe, d'une beauté toute sculpturale, exprime vréiiment le bonheur suprême dune mère qui contemple son enfar.t. Lorsque \ an Dyck traite des épisodes de la vie du Christ, il choisit de préférence des scènes de douleur et de détresse. La plus parfaite et la plus touchante de ces interprétations est la Pietà (n ' 404) du Musée d'Anvers (fîg. 452). Le geste éperdu de la mère atteste le ciel et la terre qu'aucune affîiction n'est comparable a la sienne ; la ferveur p>oignante qui s'exhale de rœu\Te entière est vraiment d'un pathétique inoubhable. Le maître traita le même sujet, mêus avec un tout autre style, dans la Pietà du Musée de

KiG. 459. — Va.n Dyck.

LoKU John et lord Bernard

Stuart.

(Comte lUrnlcy. Cobh.int ILill )

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