ALI RED STEVENS — I
n tuoses. il sut capter le charme féminin et l'interpréter avec la plus exquise sensibilité. Ce héraut attitré des élégances parisiennes ne s'entend pas seule- j ment à évoquer la coquetterie | un peu perverse de ses séduisants modèles ; il peindra tout aussi volontiers la grande dame dans son rôle de mère, la mondaine donnant le sein à son enfant (fig. 610). Mais ses prédilections le ramènent à réternél féminin, " aux Sphinx parisiens -, comme il intitule une de ses maîtresses toiles. Et il interprète tout ce luxe et les souffrances secrètes qu'il dissimule (fig. 611) avec une opulence de coloris, une ampleur de facture, une prodigalité de teintes, de lumières et de nuances qui font de ce déraciné, de ce transfuge, un peintre flamand beaucoup plus authentique que les fabricants des erxombrantes scènes patriotiques de la génération précédente.
Vers 1850, l'école académique était déjà à son déclin, mais elle compta encore des représentants jusqu'à nos jours, parmi lesquels on peut citer Joseph Stallaert ( 1 825- 1 903) (fig. 6 1 2) et Eugène Smits ( 1 826). Un artiste de génie apparut à temps pour empêcher le Grand Art " de dégénérer en de médiocres redites. Henri Leys(Anvers,1815-1869) suivit d'abord les traces de son maître Ferdinand de Braekeleer. Mais sa seconde manière (1845- 1853) révèle un artiste impressionné par le rayonnement fulgurant et les
tons éblouissants de Rem-
bj^ ^ 1 ,. Fig. 614. — H. Leys. — Van Spangen
randt et des petits ^^^ proclamé chef de la m.mce.
maîtres hollandais : il UIAtcl de vUlc dWnvcr^.) (CUche Hcrmans.}