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FlO. 6l5. — II. Lkvs. — L OISELEUR. iMuscc dWnvfis.t (Clichi^ llcrmans.)
avive et rcliautftc ta palette, il répand une lumière ardente »ur w»
toiles. Ainsi dan» son liciahlisscmcnl Ju C ultc ( (ilholique au X\'l* siècle (1843) du Musée de Bruxelles. Leys s'était toujours senti attire' i>ar les faits imjxjrtants de l'histoire nationale et surtout par les e'vénennents du XVI* siècle. Il commença par les traiter dans le style romantique de ses devanciers immédiats, mais plus tard il adopta une tout autre manière. Après avoir étudié à fond les maîtres allemands du X\ l' siècle, Leys modifia une dernière fois sa manière. Il devint plus calme de tempérament et de ton ; sa couleur fut plus lisse, sa lumière plus reposée. Il dégagea la poésie dans une infinie variété d'êtres et de choses ; il scrute ses personnages dans leurs moindres traits, il les situe dans le milieu et dans le décor de leur temps, entre les murailles aux moellons délabrés, sur les pavés usés par la marche des générations. Il retrouve la conscience des pnmitifs et les tons francs et savoureux du vieux Breughel. Dans cet espnt et dans ce mode, au déclin de sa vie, il décora de fresques les parois de sa salle à manger et celles de la salle d'honneur de l'hôtel de \ille d'Anvers. Ces dernières compositions, qu'il exécuta aussi a l'huile et
dans un format réduit (Musée de Bruxelles), sont des chefs-d'œuvre ; elles illustrent les franchises et les pnvilèges dont sa ville natale jouissait autrefois.
D'un éclat plus radieux et plus triomphal sur la toile, d'une majesté plus apaisée et plus recueillie sur les murs, sous leurs deux formes, ces compositions sont des créations monu-
FiG. ôiô. — Joseph Lies.
(Musée d'Anvers )
— L'ennemi approche.
(Cliché Ifenimns.i