‹ FlandreChapitre 152 sur 173 · HENRI LEYS ET SES ELEVES · texte numérisé non relu

HENRI LEYS ET SES ELEVES

TiG. Ô17. — II. De Braekei.eer. — Lstaminet. (Mhscc dWnvcrs.} (Chchù Ucrmans.)

mentales d'un grand maître delà peinture (fig. 613, 614,615).

Leys forma quelques élèves, dont le premier fut Joseph Lies (Anvers, 1821-1865), qui travailla avec lui, mais qui diffère notablement de son maître. C'était un esprit philosophique très cultivé dont les conceptions et les imitations se reflètent fréquemment dans ses œuvres (fîg. 616). Par son style et son métier, Henri De Braekeleer (Anvers, 1840-1888), l'élève de Leys, se rapproche bien plus de son maître. Il ne fait ni philosophie m érudition. Il n'est que peintre, mais un peintre excellent, apte à rendre tout ce qu'il voit ; il ne distingue point dans la réalité de motifs nobles ou vulgaires, et il découvre des effets prestigieux où d'autres n'auraient rien vu d'intéressant. Ainsi son Estaminet (fig. 617) du Musée d'Anvers ; l'intérieur le plus prosaïque, des murs ordinaires, un mobilier commun. Et voilà que notre peintre en dégage une œuvre charmante. Les rayons du soleil viennent harmoniser, rehausser les couleurs maussades et prêter une adorable patine à toutes choses. De Braekeleer peignit l'ouvrier à son travail (fîg. 618), le vieillard dans sa chambre antique, et même cette chambre vide, pour le seul amour du cuir gaufré dont elle est tapissée, ou par admiration pour les ustensiles dont la table est garnie, ou tout simplement, à l'exemple de Pierre de Hooch, parce que le soleil y exerce sa magie.

Toute une phalange de jeunes artistes, sans

Fig. 618. — H. De Braekei.eer. — L imprimeur

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