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RETABLES

Musée de Bruxelles, se trouve un retable, exécuté un peu auparavant.

Au milieu, le calvaire avec les deux donateurs Claude de Villa (fig. 68) et Gentine Solaro ; à gauche, la Descente de Croix et la Résurrection ; à droite, Jésus chez Simon le Pharisien et la Résurrection de Lazare : œuvre de grande allure, quoique taillée quelque peu à l'emporte-pièce. Au XVh' siècle appartiennent encore le retable d'Oplinter, fait à Anvers en 1 525 ; celui de Loenhout; celui d'Herenthals (1510-1537), dû à Passchier Borremans ; celui de Villiers-la-Ville (1536) et celui de l'église Saint- Denis à Liège, un des plus exquis, avec des

ch

eveux

KiG. 02. — GlILLAL'ME W'tNEMAEH n SA FEMME.

(Musée dWiiliqitités de Gand.) (Cliché Sacré.)

figurines dont la chair, les

et la barbe sont coloriés et émaillés (1506-1538). La sculpture de retables était devenue une industrie florissante dans le Brabant durant la seconde moitié du XV^ et le XVI" siècle. Anvers et Bruxelles en fournissaient à tout le pays et même en expédiaient en masse à l'étranger. On en trouve encore en France, dans l'Allemagne du Nord et surtout en Suède.

A la sculpture sur bois des retables se rattache la sculpture en pierre des jubés. On les installait entre la grande nef et le chœur des églises ; ils présentaient généralement trois et souvent cinq arcades. Dans les plus anciens, la partie architecturale était de style gothique, et la galerie couronnant le portique était recouverte d'une véritable dentelle en pierres, dans laquelle étaient ménagées des niches qui contenaient des figures et des groupes dans le goût de ceux des retables. Ceux de l'église Saint-Pierre à Louvain et des églises principales d'Aerschot, Dixmude, Tessenderloo et Lierre (fîg. 69), sont

FiG. 63. — Lutrin

DE TiRI.E.MONT.

(Musée de lirtixelles.) (Cliché Rousseau.;

Vu;. 64. — Retabi.k df. Mal.

(Cliché S'cuckenx t

(fig. 70) et de ses deux femmes au château d'Antomg.

Nous avons déjà vu comment, au

, ■ XllT siècle, l'art

de la mmiature était entre' dans une voie tout à fait nouvelle.

L'austère et vene'rable style roman avait feiil placeà l'architecture gothique plus le'gère, plus gracieuse et plus variée. La mi-

/ l.AMiUL 1rs plu» rcmarquahlc» de ce* bijoux ari»«.-

tl'jurs.

I durant la domination bourguiKnonnc.

les duct firent ap|><*l à uat sculpteur» comme à nos peintre», cl il y avait »an* doute des l lamand» et def ljnifK-»urgcou parmi les artistes qui travaillèrent a Di)on autour de Nicolas Sluler (de Hollande) et de son neveu Nicolas de VI erve.

Mais, chose étonnante, cette sculpture d'un naturalisme puissant, qui s'est propagée 81 loin, n a laissé que peu de traces dans nos contrées. On peut citer pourtant le tombeau de Jehan de Melun

FiG. 65 — J BOBBEMANS.

Retable de Notbe-Dajie-

HORS-LA-VltLE DE LOLVAIN.

(Musée des Arts Dec.

Bruxelles .

Cliché SeucKens).

niature aussi se dépouille de la tradition romano-byzantine. Sans doute, les visciges dessinés a la plume et indiqués par quelques traits conservent encore une physionomie

FiG. 66. — Jean Borremans

Retable de Notre-Dame

HORs-LA-ViLLE DE LoLVAiN. quelque peu sourcilleuse et renfrognée,

Panneai- central. j^^g ^^{g^ les draperies sont coloriées de

i Musée des Arts Dec. Bru. 1 11 . r ' M \ ..1.

xeiies.) ^Cliché Xeuckens.'^ tons bnllants comme 1 email, m. cette

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