LES NOVATEURS
Fui. 647. — Fkans Van Lkemputtkn.
Lk mahciik.
(licrlin Coll. yaiticulUnj (Cliclic llruckinann.)
la santé et de l'allégresse, tel Jean Verlias (Termonde 1834- Bruxelles 1896), qui se plaît à peindre les enfants jouant sur la place ou défilant avec une coquette importance devant le palais de Bruxelles, lors du Cortège des écoles, blanche composition, où la mousseline, la gaze et les rubans des fillettes rehaussent la fraîcheur du teint, la joie des sourires sous la clarté radieuse du soleil.
Tout à fait à l'écart, isolé dans sa retraite méditative, loin des contingences de ce monde, nous apparaît Fernand Khnopff (Grimbergen, 1858) avec ses images d'une pureté éthérée, plongées dans une extase naturelle, le cœur fermé à tout sentiment terrestre (fig. 651). Xavier M ellery (Bruxelles, 1845) l'avait précédé dans ce monde transcendant avant de revenir aux formes académiques, aux allégories idéales de tons gris et bleus (fig. 652). Et, parmi ces novateurs, ces inquiets, il faut placer les révolutionnaires aux techniques parfois déconcertantes : plein-aénstes , luministes '*, pointillistes ", impressionnistes "; ceux qui se sont isolés dans une
manière très spéciale, Jacob Smits (Rotterdam, 1856), qui applique la couleur par masses épaisses et unies; Théo Van Rysselberghe ( Gand, 1862), qui morcelle la couleur à l'inhni ; James Ensor (Ostende, 1860), qui juxtapose et entremêle les taches pleines et les couleurs subtiles ; J, Leempoels (Bruxelles, 1 867), qui polit la couleur et la rehausse comme
Fig. 648. — Cir. De Groux. — Le grillaoi: