PETRUS CHRISTUS OU CIIRISTI
flure sous les yeux, un pli imperceptible près r du nez, de fines fossettes aux coins de la bouche, une ride à la lèvre supérieure (PI. 11). D'autres chefs-d'œuvre sont le portrait du cardinal délia Croce ou Albergati (fig. 141), et celui de Jean de Leeuwe au Muse'e Impérial de Vienne. La National Gallery de Londres renferme trois portraits de la main de Jean Van Eyck : un portrait d'homme date' de 1 433 et signé de sa devise : ' ' Als ikh kan " (Comme je peux) ; un autre daté de 1 432 et un troisième daté de 1434 et représentant debout,
dans une chambre, la main dans la main, un homme et une femme (fig. 1 40) . Ce sont deux figures aux traits peu distingués et d'expression endormie, que l'on regarde communément comme étant Jean Arnolfini, le représentant à
Bruges des Médicis, les banquiers de Florence, et sa femme, mais qui plus probablement sont Jean Van Eyck lui-même et sa femme. ,Tous respirent la sérénité, un peu austère, dbnt le peintre enveloppe ses personnages ; mais ils incarnent aussi la vérité même, sans l'ombre de flatterie ou d'enjolivement.
Nous connaissons un héritier direct, sinon un élève de Jean Van Eyck. Lui-même se fait appeler Petrus Christus ou Christi, et il est né vers 1410 à Baerle en Flandre, un hameau de Tronchiennes. En 1444, il obtint le droit de bourgeoisie à Bruges, où il travailla jusqu'à sa mort après 1472. 11 signa plusieurs de ses tableaux, entre autre un Portrait d Homme (1446) appartenant au comte de Verulam, à Londres ; la Légende Je Sainte Codeberte (1449), ayant appartenu au baron Oppenheim de Cologne, aujourd'hui en Amérique ; le diptyque du Musée de Berlin (1452) représentant sur l'un de ses panneaux
Fig. i3o.
Robert Campin.
Madone.
(Francfort }
(Cliché liruckmann.)