‹ FlandreChapitre 33 sur 173 · ROGER VAN DER WEYDEN · texte numérisé non relu

ROGER VAN DER WEYDEN

est inférieur à son maître ; il lui manque roriginalilé ; il se contente d'imiter ( ampin sans montrer beaucoup d'esprit de création. C'est un coloriste, aux tons plus variés que riches ; il ignore les subtiles nuances et les teintes précieuses de son maître ; il se borne à situer ses sujets dans des paysages uniformément verts.

Nous connaissons mieux le second élève de Robert Campin, et il occupe aussi une bien autre place dans notre admiration. Il s'appelait Roger de la Pasture, un nom ^vallon qu'il échangea, quand il s en fut habiter les contrées flamandes, contre celui de Roger Van der Weyden. C'est sous ce dernier nom qu'il se fît connaître et qu'il a conquis la renommée. Il naquit en 1 399. Nous le trouvons mentionné pour la première fois dans un document tournaisien constatant que, le I 7 Novembre 1426, il reçut huit lots de vin du Magistrat. Ensuite nous lisons dans les registres de la gilde des peintres tournaisiens que Robert Campin l'engagea comme apprenti, le 5 Mars 1427. Il résulte d'un troisième document qu'il fut reçu com.me maître-peintre à Tournai le T' Août 1 432. Ces renseignements concorderaient parfaitement avec le reste de la biographie du maître, s'il n'était pas établi que Roger Van der Weyden vivait dès 1 425 a Bruxelles, où il s'était marié et avait un fils. D'aucuns n admettent pas qu'il ait été fêté comme un peintre fameux par le Mcigistrat de Tournai en 1426,

Fui. 169.

RodKR Van der Wkyden.

La Prkskn lATioN AU Temple.

(Munich, Pinacothèque.)

(Cliché Uruckmann.)

FiG. 170. — Roger Van der Weyden.

L'Adoration des Mages.

'Munich, Pinacothèque.) (Cliché Hruckmann )

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avant m^r qu'îl rôt fait l'ap \>iruU%%4Hir cJc »on mcti<r, ri.

crifnmc Ici plus anciens hisloricnf '1 art (>arlcr.t d'un Rf^gcr Vandcf Wrydcn, a Ijruj^cu. el d'un autre vivant a lirux elles, certain* en or.t conclu qu'il exutait deux peintres de ce nom. tous deux natifs de rourr.ai. l'aine' qui se transjKjrta à Bruxelles, le cadt-t jui se fixa à Bruges. Tous deux auraient produit des œuvTes de la plus haute valeur. Cette distinction entre deux peintres homonymes est moins vraisemblable FiG. 171. —TiiiKKPY Bouts.— La CÈNE. „,,^ u »L^ J' D \/

!./.,.< , i> • . <1"^ '^ thèse d un Koger Van

(Cliché liruckmann.) der \v evden unique. Le fclit

qu il aurait conquis la cele'bnté

avoir suivi 1 enseignement d un maître, s explique par cette

circonstance qu'il fallait entendre l'apprentissage à Tournai de tout

autre façon qu'ailleurs. Nous avons vu que Jacques Daret demeura

neuf ans à l'atelier de Robert Campin avant de conquënr le simple

grade d'apprenti et qu'il lui fallut encore attendre cinq ans avant de passer maître. De sorte que \ an der Weyden a fort bien pu exécuter des Geu\Tes de valeur avant d'obtenir le titre d'apprenti .

et que lui aussi ne sera passé maître que cinq ans plus tard.

Ses biographes nous apprennent encore qu'en 1431 le pape .Martin \ possédait un tableau d'autel exécuté par lui. le tnptyque de .Mirafîores. aujourd'hui au Musée de Berlin : qu'en 1450 il partit pour l'Italie afin d'aller célébrer le grand jubilé à Rome; qu'il vécut et travailla a Bruxelles toute la dernière partie de sa

FiG. 172. — Thierry Bolts.

La Paque jlive.

(Munich.) (Cliché Phol. Gesellschaft.)

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