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LE TRIPTYQUE DU MUSEE D'AN VERS

VlO. 181. — lll(iO \'a.N DER (JOES.

L'Adoration des Bergers.

(Milice des DJJiccs, l'iurcncc } (Cliclic Alinari.j

une vaste basilique dont les chapelles latérales ont permis de placer les divers sacrements, le grand autel étant réservé à l'Eucharistie. Au centre même de la nef, au premier plan, le peintre a dressé une Crucifixion. Le Sauveur a rendu l'âme et demeure attaché à la croix. Marie, défaillante, est soutenue parSair.t Jean. Le peintre ne se borne pas à représenter simplement les scènes que comporte son sujet. Il se livre à des variations sur le thème choisi. Au chevet du patient, il assied une garde-malade en train de lire dans un livre. Trois enfants qui ont reçu la confirmation se retirent, impressionnés par la solennité religieuse, ce qui ne les empêche pas de jeter un

regard curieux vers la chapelle des

f ^HH baptêmes. Le peintre n'a pas essayé

."ffM! JL ' B I ^^ fondre ces divers épisodes en un

ensemble; mais, comme toujours, il a su analyser des sentiments et les bien exprimer. La tonalité générale est vraiment radieuse ; la lumière inor.«de victorieusement cette église gothique, où les rayons de soleil ne pénètrent G;énéralement que tamisés.

L'autel dit de Saint-Jean du Musée de Berlin compte parmi les plus anciens tableaux d autel de petit format (fig. 163). Dans le panneau central, le Baptême du Christ ; à gauche, la Nativité; à droite, la Décollation de Saint Jean-Baptiste. Le dessin est p!u> lâché et la couleur plus terne que dans les ouvrages précédents ; dans la Décollation, le bourreau est

lui. 182. — Hi'goVan oerGoes

l'oRi raiideTiiomas Portinari

IIKiLiis des Offices, h'li>reiice.}

((Cliché Anderson.)

Fi<i. i83.

HUOO \ AN UER (ioES.

FOKTKAIT DK LA KEMMK

DE Thomas HoRriNARi.

(l'alais des Offices.) (Cliché Andcrs >n.)

|)0§c de travci -, -u* -• - j.iiiii/«-,. M.im, rn dcpit àc »<■« drfautt. trllr rruvrr ' « oruiairc cil encore (orl belle. L' Autel IHaJcIin. un aulre taUrau du même Musr'c. fut commande au [K-ir.trr j>ru (Ir l<-m|>s apr<» I4>0, |*ar Pu-rrr lila- <\c\\n. pour ieglisc de Middellx>urg. en /t-Iandc. I^ panneau central reprc'scntc la Naticilc (fij?. 164) ; le panr.cau de tjauclic. la Sibylle Je 7 tbur (fiij. 166) ; celui de droite. F Etoile apparaissant aux Rois Mages (fig. 165).

Le même Musée a fait récemment I acquisition d un I^ortrait de femme (fig. 168). un des très rares portraits attribués à Roger, et dont lattribution paraît justifiée. C'est ur.e }eur.c femme en capuchon blar.c et en robe gris violet, au joli visage, au regard affable, a la carnation fraîche et rose. Un autre portrait de femme dune grande délica-

tesse de touche et clarté de teint se trouve a la National Gallery de Londres. \ an der Weyden est représenté au Musée de Francfort par une A /aJonc entre quatre Saints :

Pierre, Jean-Baptiste, Cosme et Damien ; peinture exécutée probablement en Italie pour un membre de la famille des Médicis (fig. 167).

Le visage de Mane plaît moins que les figures si vivantes des Saints.

La Pinacothèque de Munich possède une œuvre de la pleine matiirité de notre artiste : vaste triptyque dont le panneau centrai montre l Adoration des Mages {Ç\g.

1 70) ; le volet de droite, l Annonciation ; celui de gauche, la Préscn-

l'io. 184. — Hl'go Van der Gots.

La PlETA.

(Muscc Impérial de Vicnne.f (Cliché Lôwy, Vienne./

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