LE TRIPTYQUE DE LA PINACOTHEQUE DE MUNICH
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KiG. i85. — Hi'do Van dfb (ioes. — L'Adora i los des Bergers. (Ilcrlinj (Cliclii' l'IuU. (iescllschajt, l!eilin.}
lalion au Temple (fig. 169). Autant de sujets traite's bien souvent, mais jamais avec un sentiment plus délicat et un art plus raffiné qu'ici. Dar.s une étable en ruines, les Mages apportent leur offrande au Sauveur nouveau-né. A gauche, le donateur est agenouillé derrière Saint Joseph. Le maître ne réserve pas les splendeurs de ses pinceaux aux seuls rois de l'Orient ; tous ses personnages, Marie, Joseph aussi bien que les gens de la suite des Mages, sont traités avec une recherche qui les ennoblit d'une distinction morale et physique. Si le peintre idéalise ses personnages, il rend le milieu qui les entoure avec un grand souci de vérité. Pour interpréter ces figures aussi décoratives que raffinées, il recourt aux plus rares couleurs de sa palette ; il les applique de sa touche la plus caressante ; il les éclaire d'une lumière tendre, comme il sied à une œuvre d'adoration.
Ce n'est pas seulement le nom de Roger de la Pasture, mais sa manière de peindre qui avait pris Taccent flamand. Sans doute ses fi';ures présentent toujours cette netteté de relief, qui fait ressortir fortement les personnages sur leur fond, à la manière tournaisienne ; mais il possède aussi le naturel des attitudes, l'éclat du coloris, la radieuse lumière et cette merveilleuse délicatesse du métier qui sont les caractéristiques de 1 art flamand.
En venant à Bruxelles, Roger Van der Weyden ferma l'époque florissante de l'école tournaisienne et rétablit pour ainsi dire 1 unité de 1 école flamande, en propageant son essor jusque dans le Brabant.
Roger Van der Weyden s'était fixé à Bruxelles : le grand artiste que nous rencontrons après lui s'établit a Louvain, la seconde ville |
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Vxu. 186. — liuco Vaj( dcr Gou.
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vain, il s'y maria vers 1 450. I*^n I 4(>4.
il y travaillait a un |)<;ly[)tyfiur qui
lui fut |)ayc er.tre 1466 cl 1468. Le
panneau principal reprt'scnlc la Cène
et se trouve à l'eglise Samt-Pierre
à Louvain ; deux des volets : le Prophète Elle dans le Désert et la Pâ-
que clans une famille Juice appartiennent au Musée de Berlin ; deux
autres encore, /ihrahani et .\felchi-
séclech et la Manne dans le Désert,
à celui de Munich. Vers 1463. il
peignit le Martyre de Saint Erasme
pour la chapelle de ce Saint, dar.s
l'église Saint- Pierre a Louvain. ou
ce tableau se trouve encore. Ln 1468, Thierr>- Bouts fut nommé
peintre de la ville de Louvain. et il lui fui commandé d emblée deux
importantes compositions : un Jugement Dernier qui s est perdu.
et le Jugement injuste de F Empereur Othon, qui ne comprenait pas moir.s de quatre épisodes. Deux seulement de ceuxci purent être traités par le peintre de 1470 a 1473. La mort l'emporta en cette derrière année. Outre ces tableaux les plus célèbres, nous en connaissons quelques autres encore.
Thierry Bouts est le premier et aussi le plus marquant des primitifs qui nous soient venus des contrées hollandaises. Il offre plus d'une ressemblance avec
Roger X'ander \\ eyden. mais
FiG. 187. — Hlgo N'an der Goes. 1 " i-/t^ • j* ..i^^„
/ ., ,, il en diftere aussi sous d autres
La -Mort de Marie. ,
~ iMu^^ce de liru^^cs.) (Cliché DaieJ.) rapports. 1 ous deux ont Une