LE RÉALISME : HUGO VAN DER GOES
FiG. 195. — Mkmlinc. — Martyke
DE Sainte Ursule.
(('Iidsse de Sainte-drstile.)
(liruffcs. Hôpital Saint Jean.)
(Cliché I.évy.)
C'est a. Hugo Van der Goes que notre e'cole dut d'entrer dans une nouvelle voie, qu'elle suivit durant une longue période, celle du réalisme. Nous ne savons que peu de chose de la jeunesse de cet artiste, mais, sur ses dernières années, nous possédons une relation qui nous le fait connaître mieux que nul autre de nos grands artistes du Moyen Age. Il naquit-probablement en 1440, à Goes, en Zélande. En 1467, il fut admis dans la gilde des peintres à Gand. En 1476, au moment où il était sur le point d'achever ou venait d'achever le triptyque pei» t pour Tommaso Poitinari, le représentantdesMédicisà Bruges, il prit l'extraordinaire détermination de se retirer dans le couvent du Rouge-Cloître, près de Bruxelles. Une chronique de ce couvent nous renseigne abondamment sur cette détermination et sur ses suites. Quelques années après, il fut atteint de démence ; il se croyait éternellement damné et ne cessait de le proclamer. On s efforçait de le calmer en lui jouant de la cithare, mais rien n y faisait ; la maladie suivait son cours, les désordres s'aggravèrent et l'infortuné mourut en 1482.
Son œuvre capitale, la seule qui lui était attribuée jusque dans ces dernières années, en toute certitude, est F Adoration (les Bergers (fig. 181), qu il peignit pour Tommaso Portinari et qui se trouve aux Offices de Florence. La conception du sujet est originale et diffère complètement de
celle des nombreux ar- t^ ^ „ o ..
.... . , Fig. 190. — Memlinc. — Saint Christophe.
tiStes qui I avaient traitée i\l„séc de nru/zes.} iCUché Hanfstaenffl, Munich.
FiG. 107— Mbmi.inc — Volet DK Saint (Christophe.
GiriLI.AlME MoREKI..