SES FILS ET SON PATRON
(liniffcs. Musée.) (Cliché DaleJ )
juftqu'alor*. Au mysticisme dc« tout prcmicrt firimitifi se rattachent les anges qui. velus de mantraux aussi opulents que des chasubles, adorent 1 Lnfant Jésus. I >rur naïve et miraculeuse intervention térr»oigne d'une ferveur sf>ontanément expnméc.
Chez les bergers, la surprise et la curiosité 1 emportent encore sur l'adrjfation. Ce sont de vrais f>aysans. des êtres aussi frustes de corps que d'intelligence. Ce rapprochement des anges et des pasteurs constitue une véritable hardiesse. La peinture même est ici encore exe'culée avec la même minutie. le dessin appuyé, les couleurs éclatantes et claires. Les volets représentent Tommaso Portinari et sa femme avec leurs enfants ainsi que leurs patrons. Saint Thomas et Saint Antoine, Sainte Marguerite et Sainte Madeleine (hg. 182-183). Le paysage hivernal de l'arrière-plan est rendu avec une délicatesse incomparable.
Une seconde Adoration des Bergers (fig. 185) provenant de l'EUpagne et appartenant depuis 1903 au Musée de Btr!in, a é é attribuée avec une certitude suffisante à Hugo \'an der Goes. Ici également, Marie, Joseph, les anges et les bergers sont agenouillés autour de l'Enfant FiOuveau-ne, reposant tout nu dans sa crèche. Marie et les nombreux anges sont de charmantes et radieuses figures ; pour les
deux bergers, dont l'un est à genoux et dont l'autre accourt, le peintre a tenu à nous montrer de réels enfants de la nature, rudes et frustes. Non seulement les visages sont laids, mais les gestes sont tourmentés et déplaisants. Le tableau se recommande par plus
Fio. içib. — .Memlinc— \'olet
DE Saint Christophe.
Barbe de Vlaenderberghe,
SES FILLES et SA PATRONNE.
(Bruges. Musée.) (Cliché Daled).
l'iG. 19g. — Memlinc. — Madone de Jacql'es Floreins.
(Musée du Louvre.) (Cl Hachette. )